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Gabon : Le second tour des législatives partielles fixé au 2 novembre 2025

Libreville, Samedi 25 Octobre 2025 (Infos Gabon) – Le processus électoral se poursuit au Gabon. Le gouvernement a annoncé la tenue du second tour des élections législatives partielles pour le dimanche 2 novembre 2025. Deux circonscriptions sont concernées par ce scrutin : le 1er arrondissement de Ntoum, dans la province de l’Estuaire, et la commune de Moabi, dans la Nyanga.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans le cadre de la finalisation du cycle électoral entamé en septembre dernier, qui doit permettre de compléter la composition de l’Assemblée nationale à l’aube de la Vᵉ République.

Un scrutin sous le sceau de la légalité

Dans le communiqué de jeudi denier, le gouvernement précise que ces opérations électorales se dérouleront conformément aux articles 90, 112 et 113 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025, portant Code électoral en République gabonaise. Ces dispositions encadrent les modalités d’organisation des scrutins partiels, le déroulement des campagnes et les conditions de participation des candidats en lice.

La campagne électorale pour ce second tour est ouverte du 23 octobre à 00h jusqu’au 1er novembre à minuit. Durant cette période, les candidats pourront s’adresser aux électeurs, défendre leurs programmes et solliciter la confiance de leurs concitoyens, sous la supervision des autorités administratives et électorales.

Des élections à forte portée symbolique

Bien qu’il ne s’agisse que de deux circonscriptions, ce second tour est perçu comme un test de consolidation démocratique dans le contexte de la transition politique que traverse le pays. Les législatives, organisées en plusieurs phases, constituent en effet l’un des derniers jalons institutionnels avant la clôture officielle de la période transitoire.

Le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a plusieurs fois réaffirmé sa volonté d’assurer la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles, condition indispensable au retour à l’ordre constitutionnel et à la légitimité des nouvelles institutions de la Vᵉ République.

Ce scrutin partiel permettra de compléter la représentation nationale, afin que l’Assemblée nouvellement élue puisse fonctionner dans sa plénitude et exercer pleinement ses prérogatives législatives et de contrôle de l’action gouvernementale.

Ntoum et Moabi, deux enjeux locaux à portée nationale

Les deux circonscriptions concernées par ce second tour présentent chacune des enjeux spécifiques. À Ntoum, localité stratégique à proximité de Libreville, la compétition électorale s’annonce serrée entre la ministre d’Etat à l’éducation nationale et candidate du Parti Démocratique Gabonais, Camélia Ntoutoume Leclercq et Elfox Mbina de l’Union Pour la République (UPR).

La ville, en pleine expansion démographique et économique, représente un bastion politique convoité, où les questions liées à l’emploi, à l’urbanisation et à la gouvernance locale figurent au cœur des débats.

À Moabi, dans la Nyanga, les préoccupations sont davantage tournées vers le développement rural, la modernisation des infrastructures locales et la valorisation des ressources naturelles. Là aussi, les candidats Carl Mihindou Mi-Nzamba de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) et l’indépendant Wilfrid Boulingui s’affrontent sur leur capacité à répondre aux besoins concrets des populations, dans un climat de campagne que la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Elections et du Référendum (CNOCER) souhaite apaisé et exemplaire.

Vers une transition électorale maîtrisée

Ces élections législatives partielles, bien que limitées dans leur portée géographique, traduisent la maturité du processus électoral gabonais. Elles témoignent de la volonté des autorités de clore la transition sur une note de rigueur démocratique et d’ordre institutionnel.

La CNOCER, appuyée par les forces de sécurité et les observateurs nationaux, assure que toutes les dispositions sont prises pour garantir un scrutin conforme aux standards de transparence et d’équité.

À une semaine du vote, Ntoum et Moabi se préparent donc à accueillir un scrutin à la fois local et symbolique : celui qui parachèvera composition de l’Assemblée nationale, et la recomposition du paysage politique national avant l’entrée officielle du pays dans la Vᵉ République.

Un test grandeur nature pour la démocratie gabonaise, et un signal fort d’un retour progressif à la normalité institutionnelle.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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