Politique

Gabon : On parle d’un homme exceptionnel

Libreville, Vendredi 14 Décembre 2018 (Infos Gabon) – Le directeur de cabinet du président de la République est un homme multidimensionnel et se montre dévoué à la tâche depuis sa nomination à cette fonction. Malgré les piques.

Il est difficile de le caser dans un domaine précis. Tant l’homme touche à tout ou presque. De leader d’association à l’écriture et à la navigation aérienne en passant par la banque, le négoce et le pétrole, Brice Laccruche Alihanga est un homme aux multiples casquettes. Et pourtant son visage de jeunot qui colle à ses 38 ans ne saurait, sous d’autres cieux, accorder à ce manager de haut vol cette fonction de directeur de cabinet du président de la République. Un poste qu’on ne confie qu’à des hommes de confiance au regard de la délicatesse de la charge.

Depuis le 25 août 2017 qu’il est aux commandes,Brice Laccruche Alihanga assure et réassure de par son efficacité et sa discrétion. Sa diligence dans le traitement des dossiers et sa capacité d’anticipation de certaines  situations ont fini par forcer l’administration du chef de l’Etat dont il s’est finalement imposé comme le véritable bras droit, l’œil, la bouche et l’oreille.

En 38 ans de vie seulement, le directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba a connu une ascension fulgurante dans sa carrière professionnelle. Au moment de sa nomination auprès du président de la République, il trônait comme administrateur directeur général de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNI). Et c’est à juste titre qu’il s’est toujours fait fervent défenseur de la politique d’émergence du président gabonais. Il l’a d’ailleurs démontré en juillet 2016 à travers la publication de l’essai intitulé : «L’Or jeune : plaidoyer pour la jeunesse gabonaise» à quelques semaines de l’élection présidentielle du 27 août.

Manager rigoureux et toujours soucieux des objectifs à atteindre, il a été Senior Manager et Commissaire aux comptes au sein du cabinet Price water house Coopers,administrateur-directeur général de BGFIBank Gabon et directeur central de la Banque gabonaise de développement (BGD). Il est aussi membre de nombreux conseils d’administration des sociétés en activité au Gabon.

Fondateur de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV), Brice Laccruche Alihanga et son mouvement œuvrent pour l’insertion de la jeunesse à l’amélioration du système éducatif, de formation et à la promotion de l’employabilité, de la méritocratie et de l’autonomisation des jeunes. L’objectif étant d’améliorer le quotidien des populations à travers la rénovation d’écoles primaires, la construction de passerelles pour faciliter les déplacements des habitants, la collecte de déchets sur l’espace public, entre autres. On lui prête également volontiers un carnet d’adresses assez étoffé.

Bosseur invétéré et homme de terrain,Brice Laccruche Alihanga doit régulièrement quitter son bureau cossu du bord de mer à Libreville pour aller à la rencontre des populations afin de recueillir leurs doléances pour la bonne information du chef de l’Etat. Dans le cadre d’une caravane médicale organisée à Libreville et Owendo en octobre 2017, il a démontré son penchant pour l’humanitaire en se rendant au chevet des personnes atteintes de maladies oculaires pour des soins gratuits et a remis un important don de matériel. Cet amour affiché pour les plus démunis fait de lui un homme adulé des Gabonais.

Homme de dialogue au contact facile, Brice Laccruche Alihanga  ne ménage aucun effort pour se mettre au service de son pays. Fin stratège et subtil négociateur, il s’est illustré avec tact et diplomatie dans l’issue heureuse du différend entre l’Etat, Bolloré etOlam. Tout comme on lui doit le suivi et la clôture de l’affaire Ali Bongo Ondimba-Pierre Péan en France. D’aucuns voient également sa touche personnelle dans l’opération de renouvellement de la classe dirigeante de l’administration publique gabonaise.

Dénommée«Tsunali», cette opération a conduit à un important rajeunissement aux hautes fonctions de l’Etat. A son actif, le lancement des audits au sein des Agences publiques, le règlement de 70% de la dette de l’Etat gabonais envers la Société d’eau et d’énergie (SEEG). Dans le cadre de la baisse du train de vie de l’Etat, M. Alihanga a œuvré pour une suspension de l’achat des véhicules administratifs et une réduction des coûts des voyages présidentiels avec une baisse significative des effectifs.

Cependant, ce dynamisme avéré ne lui vaut pas seulement que des fleurs. Pour s’être venu s’attaquer avec efficacité à certaines pratiques peu orthodoxes qui se sont érigées en règle au sommet de l’Etat au détriment du peuple, Brice Laccruche Alihanga a attiré contre lui les foudres de ceux qui tiraient profit de ce système depuis des décennies. Pour son impertinence, il doit de temps en temps encaisser des coups et des flèches venant aussi bien de l’opposition que du pouvoir. Il est ainsi traité de tous les noms d’oiseaux. Tel un roseau, il plie sans rompre.

Des affronts que ses proches ironisent pourtant. «Des attaques nauséabondes pour l’empêcher de défendre les intérêts d’Ali Bongo et de son peuple au sein du Parti de masse», lance, l’air amusé, un cadre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Par contre, il y en a dont l’action de Brice Laccruche Alihanga accroche. «Le Gabon n’a jamais eu un directeur de cabinet aussi populaire et aimé. Ce joker du président de la République est l’homme qu’il faut à ce poste, pour un avenir en confiance», lance sous anonymat une personnalité dans le sérail. 

FIN/INFOSGABON/PM/2018

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