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Gabon – Permis de conduire à Kango : Laurence Ndong passe de la promesse à l’action

Libreville, Lundi 10 Août 2026 (Infos Gabon) – À Kango, la promesse faite à la jeunesse du Komo-Kango entre désormais dans sa phase concrète. Après avoir annoncé, le 2 août dernier, lors du premier anniversaire de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), son engagement à faciliter l’accès au permis de conduire pour les jeunes du département, Laurence Ndong a officiellement lancé l’initiative « Komo-Kango, Un Jeune, Un Permis ».

Une opération qui entend transformer un soutien ponctuel en véritable levier d’employabilité et d’autonomisation.

La mobilisation enregistrée pour cette première étape donne déjà la mesure de l’attente. Plus de 350 jeunes issus des trois cantons du département se sont inscrits, alors que les enregistrements se poursuivaient encore. Pour beaucoup, l’enjeu dépasse largement l’obtention d’un document administratif. Dans un environnement où la mobilité constitue souvent une condition d’accès à l’emploi, à l’entrepreneuriat ou à certaines activités professionnelles, le permis de conduire peut devenir un outil concret d’insertion économique.

Sur le terrain, la marraine de l’opération a tenu à suivre directement le lancement du dispositif et à s’assurer que les jeunes comprennent les conditions de participation. Face au partenaire auto-école, Laurence Ndong a placé la sélection sous le signe de trois exigences annoncées comme non négociables, l’impartialité, l’équité et la transparence.

Une sélection sous le regard de la jeunesse

Cette exigence prend une importance particulière au regard du nombre de candidatures. Sur les plus de 350 inscrits, seuls 100 jeunes seront retenus pour cette première phase. L’écart entre la demande et le nombre de places disponibles impose donc une procédure lisible et incontestable, afin que l’initiative conserve sa crédibilité auprès des candidats comme auprès de leurs familles.

Une attention particulière devra également être accordée aux nouveaux bacheliers de 2026, conformément à l’engagement pris par la marraine. Le choix de cette catégorie traduit une volonté de saisir le moment de transition entre la fin du secondaire et l’entrée dans la vie professionnelle ou la poursuite d’études.

Mais l’accompagnement ne saurait se limiter au financement de la formation. Aux futurs bénéficiaires, Laurence Ndong a rappelé les exigences qui conditionneront leur réussite. Sérieux, ponctualité, assiduité et rigueur devront accompagner l’opportunité offerte. Le message est clair, l’investissement consenti doit produire un résultat, en l’occurrence la réussite à l’examen du permis de conduire.

Un permis comme outil d’autonomie

L’initiative s’inscrit dans la politique portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur de l’employabilité et de l’autonomisation de la jeunesse. Dans cette perspective, « Un Jeune, Un Permis » prend une dimension qui dépasse le seul cadre de Kango. Il pose la question de la manière dont les politiques publiques et les initiatives locales peuvent répondre à des besoins très concrets des jeunes.

La conduite constitue en effet une compétence directement mobilisable dans plusieurs secteurs d’activité. Elle peut faciliter l’accès à certains emplois, soutenir des projets entrepreneuriaux et renforcer la capacité de mobilité des jeunes, notamment dans les territoires où les opportunités économiques restent dispersées.

L’enjeu sera désormais de transformer l’engouement initial en résultats mesurables. Les 100 premiers bénéficiaires devront constituer la preuve que le dispositif peut fonctionner dans la durée. La réussite aux examens, plus encore que le nombre d’inscrits, sera le véritable indicateur de performance.

L’opération ne s’arrêtera d’ailleurs pas à cette première sélection. Des listes complémentaires sont prévues afin d’accompagner progressivement d’autres jeunes du Komo-Kango. Une perspective qui donne à cette initiative un caractère évolutif.

À Kango, la promesse est donc devenue un engagement opérationnel. Reste maintenant à démontrer que derrière le slogan « Un Jeune, Un Permis », il peut se construire un modèle durable d’accès aux compétences, à la mobilité et, surtout, à l’autonomie économique.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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