Politique

Gabon : Sévir les corrupteurs et les corrompus !

Libreville, 2 Janvier 2013 (Infos Gabon) – Il suffirait d’engager 3 milliards de FCFA pour régler le problème de la corruption au Gabon qui s’élève à « 500 milliards par an ». Seuls les naïfs, les simples d’esprits, bref les malades mentaux peuvent y croire. Le problème est d’une importance capitale que l’on ne doit pas chercher à faire n’importe quelle déclaration. Les taux de pauvreté et de chômage restent élevés, et les indicateurs de développement humain demeurent comparables à ceux de pays à faible revenu.» Selon l’institution de Washington, la croissance devrait atteindre « 6 à 7%” en 2012, comme en 2013 ».

La corruption au Gabon est à la fois une cause de pauvreté. Certaines pratiques constituent un obstacle pour la vaincre. Ce qui, à son tour, crée un climat d’affaires moins favorable et devient en fin de compte un frein sérieux à la prospérité de la nation. Les économistes savent depuis longtemps que la corruption est associée à une baisse du PNB par habitant, à la baisse des investissements et des taux de croissance ; qu’elle endommage l’économie des nations en rendant les entreprises inefficaces. Pour lutter contre la corruption au Gabon, les observateurs n’arrivent pas à s’expliquer l’insistance d’investir encore de l’argent. Au lieu de servir pour une meilleure cause, bon nombre d’analystes croient savoir que ces trois milliards vont finir eux-mêmes dans la corruption. Il faut juste une justice équitable. Que faire pour lutter contre ce danger qui guette notre pays ?

M. Le-Mali Le Bondo est appelé à oser afin de sévir les corrupteurs et les corrompus! L’argent est assez secondaire. Aussi doit-il donner une justice impartiale et indépendante. Le Président de la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) du Gabon croit savoir que cette enveloppe permettra à la structure d’éradiquer le phénomène de la corruption et de sortir le Gabon de la zone endémique, au prochain classement de Transparency International. Selon lui, les trois milliards de F CFA devraient suffire, pour la CNLCEI, à démasquer la corruption hors du Gabon.

L’objectif de Vincent Le Mali dans ce combat est de faire du Gabon un pays exempt des phénomènes de la corruption et du blanchissement des capitaux. Le 28 novembre dernier, le Gabon avait fait une étude pour l’établissement du réseau des agences anti-corruption des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Libreville a été choisie par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) comme siège du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique centrale.

A-t-on besoin réellement besoin de 3 milliards pour parvenir à cette conclusion sur le fait que les salaires des uns et des autres ne justifient pas les fortunes diverses constatées au Gabon. La CNLCEI a déjà reçu de l’Etat tellement d’argent et il ne faut pas que le seul usage visible soit un train de vie de certains compatriotes. Les Gabonais croient avoir déjà tout vu.

FIN/INFOSGABON/AE/2013

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