Economie

‘’La manipulation des données électroniques et la jeunesse de la population africaine créent des nouveaux risques’’, Jean-Marie Ogandaga

Libreville, Mercredi 19 Février 2020 (Infos Gabon) – Le ministre gabonais de l’économie s’est exprimé en marge des travaux de la 44eme assemblée générale de la fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines qui se tiennent à Libreville. Dans cet entretien, il revient sur un certain nombre de maux qui freinent le développement du secteur des assurances en Afrique.

Infos Gabon : Le Gabon accueil la 44eme assemblée générale de la FANAF. Quelle appréciation faîtes-vous du choix de Libreville ?

Jean-Marie Ogandaga : Je voudrais tout d’abord au nom du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, et du Premier Ministre réitérer les remerciements pour le choix de notre pays. Mais également pour cette confiance renouvelée, ce qui justifie la confiance que porte cette organisation au 4eme marché d’assurance de la zone CIMA dans lequel se côtoient toutes les communautés sans distinction de race et de religion.

Le thème choisi pour l’assemblée générale dans la capitale gabonaise ”la donnée et l’innovation au cœur de l’assurance africaine’’ qui donne l’occasion aux délégués de réfléchir sur l’adaptation de leur secteur d’activité face aux technologies imposées par les mutations de notre société.

Infos Gabon : Que vous inspire le thème que les responsables ont retenu cette année ?

Jean-Marie Ogandaga : Des mutations importantes qui entraînent avec elles la digitalisation, le raccourcissement des distances qui aboutira à la fin des frontières, oui à la fin des barrières parce qu’il s’ouvre devant nous un grand marché qui ne sera plus, un marché sectoriel encore moins africain, ce que nous appelons la zone de libre-échange continentale où chacun trouvera une place.

La manipulation des données électroniques et la jeunesse de la population africaine créent des nouveaux risques qu’il convient de maîtriser et de gérer avec prudence et professionnalisme au risque de se retrouver en marge du développement du secteur.

Infos Gabon : Pensez-vous que la FANAF peut être considéré comme faisant partie des organisations de la sous-région pouvant booster le secteur des assurances ?

Jean-Marie Ogandaga : Depuis le 17 février 1976, date de la création de la FANAF en Côte d’Ivoire, cette fédération est caractérisée depuis plusieurs décennies par sa stabilité et il faut le rappeler c’est l’une des organisations qui tient régulièrement ses rendez-vous annuels.

C’est l’occasion pour moi de féliciter également le président de la FANAF, Adama Ndiaye, et par la même occasion j’invite le futur bureau qui sera élu à l’issue de l’Assemblée générale d’inscrire comme objectif prioritaire dans leur mandat la célérité dans le paiement des sinistres. Il est souvent reproché aux assureurs leur lenteur. J’ai été d’ailleurs heureux de l’entendre de la bouche du président qui l’a reconnu avec honnêteté que ”l’une des choses qui est reprochée à notre secteur c’est la lenteur”. Voilà pourquoi j’exhorte le futur bureau à mettre un accent particulier sur cette question parce que sans célérité, c’est le découragement qui s’installe.

Infos Gabon : Les chiffres montrent que la culture de l’assurance n’est pas encore encrée dans les mœurs des peuples africains, quelle est la stratégie que les états comptent mettre en place ?

Jean-Marie Ogandaga : L’assurance répond à un besoin impérieux des individus de se prémunir contre la survenance des évènements affectant des personnes et des biens, en un mot il s’agit des évènements de la vie. D’une manière générale l’assurance contribue à la sécurité de l’homme et à ses activités, son développement et répond par conséquent sur la confiance des populations, car sans la confiance il n’aura point d’assuré volontaire.

C’est plutôt le rôle des assureurs d’implanter cette culture dans nos sociétés.

FIN/INFOSGABON/LK/2020

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