Revue de presse

Gabon / Médias : La Revue de la presse Gabonaise de la semaine du 10 au 16 Février 2020

Libreville, Mardi 18 Février 2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée a été marquée par l’entretien entre L’Ambassadeur de l’Union européenne et la présidente de la Cour constitutionnelle, la révision du code du travail, la démission du recteur de l’UOB, ainsi que la violence à l’école.

Politique

Dans cette rubrique, le quotidien pro-gouvernemental, “L’Union” parue le 13 février 2020, à la page 5 titrait: “Rosario Bento Pais échange avec Marie-Madeleine Mborantsuo”. Soucieuses de renforcer leurs liens traditionnels, les deux personnalités ont convenu d’une rencontre au moment où le Gabon et l’Union Européenne ont lancé la 2e phase de leur dialogue politique. Que se sont-ils dit ? D’abord, la question relative aux droits de l’Homme. Ensuite, la problématique de la  gouvernance. Puis, l’éternel problème de la démocratie. Enfin, la préparation des élections et la mise en oeuvre des points d’accords.

Pour sa part, “La Loupe”, hebdomadaire proche de l’opposition, du 11 Février 2020, à la Une et à la page 2, évoque la déclaration de Mme Rosario Pais : “Une commission ad hoc sera créée au Ministère de la Justice, pour examiner les cas des détentions irrégulières portées à sa connaissance.” L’essentiel de cet entretien (interview) est résumé en ces termes : “Si la tenue d’un dialogue national est la solution envisagée, elle devra provenir des autorités et de la société gabonaise elle-même et non de l’UE ».

A contrario, “Le Mbandja”, proche de l’opposition, du 14 Février 2020, à la page 2 titrait : “L’UE en opération de charme”. En effet, les actions de rapprochement montrent que l’UE courtise le régime Bongo. En conséquence, ‘’elle est décidée à tourner le dos à la revendication de la vérité des urnes au Gabon’’. Les sanctions préconisées en septembre 2017 n’ont jamais été prises, avant de conclure : ‘’l’U.E s’est accaparée de la question démocratique au Gabon pour faire du chantage avec le régime Bongo’’.

L’autre hebdomadaire proche de l’opposition, « Nku’u le messager » à la page 2 s’intéresse à la coopération Gabon-U.E, en titrant : «  Dialogue Gabon – U.E: espoir perdu et fantasmes. » “Il y a eu d’abord l’ordre du jour comportant 3 points : Droit de l’homme, Démocratisation et libertés fondamentales, réformes électorales et élections législatives de 2018. C’est pour fantasmer et traduire des désirs plus ou moins conscients, note le confrère qui n’en croit pas à l’issue qu’il attend de ce dialogue intensifié.

Par ailleurs, “L’Union” du 14 février 2020, à la page 17 revient sur la coopération. “Dmitry Kourakov fait ses adieux”. Lors d’une conférence de presse mercredi, au sein de son ambassade sise sur le boulevard Triomphal, le diplomate russe a annoncé qu’il est arrivé au terme de ses six années. L’essentiel est qu’il a rempli sa mission, le Gabon attend la nomination de son remplaçant.

“L’Aube” du lundi 10 février 2020, à la page 2, titrait :”Lutte contre la corruption: la société civile gabonaise maintient la pression” et veut que toute la lumière soit faite sur l’enrichissement illicite contre Noureddin Bongo.

La réponse à toutes ces gesticulations est venue du procureur de la République qui a classé sans suite cette affaire pour manque de preuves. Entretemps, la plainte de Noureddin Bongo pour diffamation reste….

Evoquant une toute autre partition, “‘Echos du Nord”, proche de l’opposition, du 10 février 2020, à la Une et à la page 3 titrait: «  Les courtisans de la République qui est incompatible avec les fonctions ». Ceux qui courtisent le CGAP pensent avoir accompli leur mission et mériteraient d’être la garde rapprochée pour opportunisme. Allusion faite aux anciens de la présidence qui reviennent toujours marquer leur présence ! 

Le Premier ministre et son gouvernement.

Pour sa part, “Tempête d’Afrique” du 12 Février 2020, à la Une et aux pages 2 et 3 aborde la rubrique du Premier ministre et de son gouvernement. Ce bimensuel titrait: “La bataille du PM contre les lobbies”. En effet, en politique, l’action prime sur le discours. La nouvelle méthode de travail du Chef de l’Etat: la politique des résultats. L’action doit cadrer avec les objectifs. Faire l’historique des gouvernements Biyoghe Mba à Nkoghe Bekale c’est arriver aux mêmes critiques : erreurs de castings, retards sur les projets, déphasage parce que ne prenant pas en charge les besoins légitimes des populations. Pourtant, il a la confiance du parlement pour mettre la pression sur le gouvernement !

Par contre, “Echos de Missimba” du 11 février 2020,  à sa Une et à la page 2, toujours sur ce sujet brûlant de la primature titrait: “Julien Nkoghe Bekale désamorce l’implosion”. Autrement dit, le protocole d’accord signé avec les partenaires sociaux pour suspendre la grève et participer à la plénière est salutaire. Il reste néanmoins “les enjeux de…….2023!”

 Vie des Partis politiques

 Depuis quelque temps, elle se nourrit de l’action de certains acteurs politiques. C’est ainsi que “l’Union” du 15 Février 2020, à la page 4 titrait : “Sempiternelle crise de confiance au PDS. Le membre du Bureau national et conseiller du président du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), Jean Jacques Igambas Ikinda claque la porte de sa formation politique. En cause, la promotion des proches, entourage familial, positionnement plus ou moins ambigu du PDS, il a été écarté de la cérémonie de présentation de voeux.

Auparavant, « L’Union » du 14 février, à la page 4 annonçait: “PDS: Jean Jacques Igambas Ikinda quitte la barque. »

Dans ses manchettes, à la page 5, c’est un autre parti, RPM, qui prévoit « la session du bureau politique en mars ». A cet effet, le Rassemblement pour la patrie et la Modernité (RPM) d’Alexandre Barro Chambrier a marqué aussi sa préoccupation face à la recrudescence de la violence en milieu scolaire et s’interroge sur l’efficacité des mesures prises par le gouvernement face au coronavirus qui sévit en Chine.

Celui qui sait dire les choses intéresse « L’Union », dans sa livraison du 11 février, à la page 5 en titrant : « Mike Jocktane définit son positionnement ». Certes, il veut changer les choses : c’est ce qui l’a amené à créer Gabon Nouveau (GN). « Il n’est allié du PDG ni de l’opposition ». En précisant : « Nous devons être radicaux dans nos idées, mais dans la non-violence ».

« Gabon Matin » du 10 février 2020, à la page 4 revient à cette rencontre en  titrant : «  Causerie Politique : Mike Steeve Jocktane décline la vision de son parti à Avéa ». Après Nkok, le leader s’est adressé aux jeunes d’Avéa pour leur dire que c’est à la suite des conseils et échanges qu’il a convenu de créer le nouveau parti pour rassembler les Gabonais.

Gabon Matin, à la page 16, toujours évoquant la vie des partis : « Estuaire : le secrétaire provincial du PDG en visite d’inspection inopinée ». Christophe Nze Mba a tenu à vérifier le déroulement des réunions fédérales conformément à la  rentrée politique du 9 novembre 2019. Maîtriser le lexique et les valeurs qui fondent l’action du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), deux thématiques fixées au cours de ces réunions fédérales. 

« La Concorde » parue le 11 février 2020, à sa Une et à la page 3 titrait : «  PDG-AJEV : la fin brutale d’une alliance politique ». La consoeur note qu’il est question d’effacer toutes  les marques de l’existence de l’association des jeunes volontaires émergents (AJEV) au sein de l’appareil politique qui dirige le pays. Un air de divorce entre le PDG et l’AJEV, Cette fin jugée brutale, c’est une manière de dire que « Dodo Bounguendza  renia BLA et compagnie trois fois ! » Le PDG a-t-il renié ses militants soupçonnés de détournements ?

A la même page, titrait l’hebdomadaire : « Union Nationale / Anniversaire, un congrès ordinaire en gestation ». C’est pour dire que commémorer le 10e anniversaire de la création de l’Union Nationale (UN, opposition) n’est pas plus important que la réunion du Bureau national tenu la semaine dernière. UN se fait remarquer par une absence sidérale sur le terrain. Le départ de plusieurs cadres, les divisions internes. Face à cette dégringolade, le 10e anniversaire et le 2e congrès ordinaire en vue, pourraient constituer les jalons d’un nouveau départ. 

Pour sa part, « ’Nku’u le messager » paru, du 11 au 17 février, à la une et à la page 3 titrait : « L’opposition Gabonaise en crise de leadership : un mal récurrent. » En effet, il existe plusieurs oppositions au Gabon, sauf que chez les occidentaux, les frontières idéologiques les séparent. S’opposer à un président de la République c’est en rapport aux valeurs défendues. Or, tous se disent opposants au régime Bongo. Du coup, il n’y a plus de leader. Entre les deux, il y a des équilibristes. Les Divungui, Ntoutoume Emane et consorts sont aujourd’hui presqu’aphones et nul ne sait que réserve leur silence.

Opération Scorpion :

Pour leur suite, les journaux ont continué à parler de l’opération scorpion.

‘’Le Mbandja’’ du 14 février à la Une et à la page 3. Il est important, dans notre pays, qu’on défende les principes, le barreau des avocats, via son bâtonnier qui est monté au créneau suite à cette affaire d’expression barbare à caractère sexuel à Sans Famille sur l’honorable Justin Ndoundangoye et Patrici Tanasa Mbadinga. Les examens médicaux et enquêtes sans la présence de la défense…C’est à chacun  sa version !

Dans le même ordre d’idées, ‘’Le Temps’’, proche de l’opposition, du 13 février 2020, à sa Une titrait : ‘’Justice : le barreau du Gabon demande une enquête complémentaire, sinon…’’. C’est suite à la sortie médiatique du procureur de la République qui a tenu des propos qui ont choqué le Barreau du Gabon : l’avocat ne saurait ‘’en aucun cas être inquiété dans l’exercice de ses fonctions’’.

Par contre, l’hebdomadaire enfonce le clou : ‘’Echos du Nord’’ à la page 3 titrait : ‘’l’avocat de Justin Ndoundangoye maintient les accusations de torture sur son client’’. Il prend le contrepied du procureur de la République qui a nié tous ces faits. Il demande le recours aux images des caméras de la prison.

Pour sa part, ‘’Moutouki’’ à la page 5 titrait : Déclaration de l’ordre des avocats du Gabon’’. ‘’L’avocat ne saurait en aucun cas être inquiété et encore moins menacé dans l’exercice de ses fonctions’’, a averti Me Lubin Ntoutoume, le bâtonnier. Comment le ministère public semble être parvenu en  un temps exceptionnellement court aux examens médicaux ?

La réponse …va de soi.

Rien à voir avec cette affaire dont les liens sont évidents, mais intéresse ‘’L’Aube’’, à la Une et aux pages 3 et 5 en titrant : ‘’Une détention qui interroge’’. Magloire Ngambia, ancien ministre de l’Economie. En effet, mis sous mandat de dépôt depuis le 10 janvier 2017, M.N. a largement dépassé les délais légaux d’une détention provisoire et on viole la déclaration universelle des droits de l’homme selon l’ONU, son élargissement s’impose de lui-même. 

Social

Dans sa livraison du samedi 15 février 2020, ‘’L’Union’’ à la Une et aux pages 2 et 3 titrait sur le projet de ‘’Réinsertion sociale des détenus : une priorité constante du gouvernement’’. Il s’agit de mettre en place un centre d’apprentissage des métiers puisque le gouvernement a un vaste programme national pour les détenus. C’est un projet qui démarre dans un proche avenir. D’où l’urgence dans les filières suivantes : agriculture, menuiserie, des TIC. Une fois sortis, les détenus mettent en valeur leurs connaissances reçues.

‘’L’Union’’ du jour, à la page 24, évoquait ce qui fait le buzz de la semaine :’’La démission de Ropivia au cœur des débats’’. La toile s’est enflammée. Notre consoeur croit savoir que cela cache la volonté de ne pas répondre de la disparition de 4 véhicules de l’UOB.

‘’Le Mbandja’’ du 14 février 2020, à la page 5 choisit trois caractères en un homme en titrant : ‘’Le poltron, le courageux et le nouveau dictateur’’. Ropivia réalise que ceux qui se sont opposés à sa reconduction au poste de recteur se sont engouffrés dans une brèche (l’activisme). Sachant l’humiliation au prochain conseil des ministres, l’homme qui s’approche vers un grand âge, a décidé de démissionner, avec des conséquences : ne peut oser faire des remarques. Et ce mot d’ordre fonctionne : ’’Qui boude, bouge’’.

Dans le même ordre d’idées, ‘’L’Union’’ du 13 février, à sa Une et aux pages 2 et 3 parvient à titrer : ‘’UOB : Et maintenant ?’’. En effet, on entend siffler des persiflages et des griefs au lendemain de sa démission. Quel profil pour son successeur, autour de la gouvernance et qui va ancrer dans la modernité cette institution bientôt cinquantenaire ?

Les raisons de cette démission étaient-elles ailleurs ? De la contestation de sa reconduction pour 3 ans à la tête de l’UOB. Est-ce la face visible de l’iceberg qui est présentée à l’opinion ? Il lui était reproché des mesures administratives contraires aux décisions du Conseil des Ministres. Le temple du savoir connaît un état de décrépitude avancée. Il reste qu’entre les deux  vice-recteurs, un soit choisi. Pr Jean Jacques Tony Ekomie chargé des Affaires académiques et le Pr Mesmin Noel Soumaho, des affaires administratives.

‘’Le Temps’’ du 13 février 2020, à la page 4 titrait : ‘’Marc Louis Ropivia claque la porte de l’UOB’’. Il a mis en évidence les incohérences’’. Il ne compte pas se salir les mains. Il doit se tenir à la disposition des autorités compétentes pour répondre des actes de sa gouvernance.

A la même page, notre confrère propose : ‘’Pr Charles Mba Owono, prochain recteur ?’’. Il revient sur la position occupée lors de l’élection du Chef de cet établissement avec des états de service à la pelle. Mais que disent les textes ? Seul le ministre de l’enseignement supérieur croit savoir qui parmi les deux vice-recteurs !

Pour notre gouverne, ‘’Moutouki’’ du 13 février, à la page 2 signale ‘’une crise à l’UOB’’. En interne, celui qui se croyait plus puissant que le PR (Président de la République) qui l’a nommé, prenait d’autres dispositions, pour mépriser et marginaliser des responsables administratifs. Il lui reproche, à raison de larguer 500 millions de F.CFA pour le cinquantenaire de l’UOB alors qu’il y a d’importants problèmes à résoudre. Pour son futur destin, M.L Ropivia pourrait rejoindre Jean Ping (opposant, ndlr) pour régler ses comptes.

Code du travail

‘’L’Union’’ du 11 février 2020, à la Une et aux pages 2 et 3 titrait :’’Code du travail : un rapport’’ ! Gouvernement, patronat et syndicat autour du projet de révision du code du travail ont remis le rapport général de la plénière au Premier Ministre, Julien Nkoghe Bekale. Et maintenant, le tour revient sans conteste au Bureau International du Travail pour être consulté. Ce sont des partenaires sociaux qui ont échangé, la parole des travailleurs prise en compte. Le BIT remettra un cadre juridique de dialogue social constructif.

Par ailleurs, ‘’Le Temps’’ du 13 février 2020, à la page 3, interrogeait : ‘’Quel code du travail pour quel code moral ? ’’Ce questionnement intéresse ceux qui confondent distraction et réflexion intéressante. Si Yama, Libama, Sylvain Mayabith Binet, Fridolin Messa Wenceslas Mba Nguema occupent le terrain de la contestation sociale et parfois politique, le débat social semble vouloir s’installer durablement chez nous, le pourvoyeur d’emplois est arrivé à essoufflement. On forme pour un emploi qui a trop longtemps été un tabou. Un paradoxe !

Pour sa part, ‘’Le Mbandja’’ en page intérieure titrait : ‘’Ce que prévoit la réforme en cours d’adoption’’. Le gouvernement voulait-il aller vite avec des syndicats tendres’’. Or, des points en rapport avec les motifs de licenciement et les régimes de fin de contrat ont suscité la suspicion. A présent, il y a renforcement de l’égalité de droit à l’accès au travail. Donc le stage, synonyme de renforcement de l’immersion des jeunes porte sur cette codification du dialogue social, l’innovation sur les contrats saisonnier et à temps partiel. Ce que prévoit la grève c’est le déclenchement de la grève et l’obligation du service minimum obligatoire.

A contrario, ‘’Nku’u le messager, à la page 4, à propos toujours du code  du travail, titrait : ‘’Les enjeux sociaux et économiques du nouveau code du travail’’. C’est un code enrichi de 32 articles. Après la tenue des travaux de la plénière, la consultation du Conseil d’Etat, le CESE, les deux chambres. Il y aura plusieurs réformes et modalités d’emplois du travailleur journalier et hebdomadaire qui offre l’accès à la CNSS et à la CNAMGS. Le nouveau code du travail devra s’arrimer aux standards internationaux en la matière.

Sur un tout autre point, ‘’La Loupe’’ du 11 février 2020, à la page 7, présente en titrant : «  Des innovations pour apaiser les esprits, mais … » L’on peut le dire aisément : les syndicats sont satisfaits de l’amélioration du nouveau code du travail et préviennent sur toutes formes d’entourloupes. La notion de stage, CDD. Le PM et les siens seront jugés au pied du mur.

Pour sa part, « Tempête d’Afrique », à la page 6  projetait ce titre enchanteur : « La victoire du dialogue ». L’impératif est de mettre le cap sur le travail. Il s’agit de conforter le front social et d’amorcer la bataille du développement. Pour autant, le P.M est présenté comme l’artisan du dialogue, et celui qui a fait de la culture de la patience son cheval de bataille.

De même que l’hebdomadaire « Matin Equatorial », dans sa livraison du 12 février, la Une et page 2 : « Le tour du BIT ». La phase de la plénière étant bouclée, la mouture du Code du Travail devrait être soumise au Bureau International du Travail (BIT) pour l’enrichir sur le plan juridique. « Tombée de rideaux des travaux sur le nouveau code du travail » ; une manière d’affirmer qu’il n’a pas pour mission de précariser les emplois et les droits des travailleurs, a tenu à préciser Mme Madeleine Edmée Berre, ministre du Travail.

Santé – Coronavirus

Dans sa livraison du 14 février, à la page 7, le quotidien pro-gouvernemental ‘’L’Union’’ titrait : ‘’Coronavirus : toujours pas de malades au Gabon’’. C’est ce que le responsable ministériel a affirmé. Il faut se méfier de fake-news. L’Afrique est encore épargnée mais cela n’empêche pas de s’y préparer pour s’en protéger. L’OMS a envoyé du matériel de protection.

Economie 

Pour mieux saisir les aspects de notre économie, « Nku’u le messager », à la page 5 titrait : ‘’L’inflation galopante‘’. On peut dire que le Gabon traverse actuellement une véritable crise alimentaire. C’est la conséquence d’une inflation généralisée sur tous les produits vivriers. Il peut trouver des solutions immédiates. Plus de 26 postes de contrôle, c’est un marché vide à la suite de la grève.

Pour sa part, ‘’Gabon Matin’’, à la page 5, évoque la pénurie alimentaire, dans la rubrique ‘’cherté de la vie’’. La Banane plantain, le taro et l’oignon se font de plus en plus rares sur le marché entrainant leur flambée des prix. Le confrère note cet état où le marché se trouve sans commerçants par manque de produits à écouler.

A la page 16, l’Union du 1é février titre : ‘’Grève des vendeurs des denrées alimentaires d’Oyem’’. Il s’agit pour les commerçants de dénoncer l’inflation des taxes,  les multiples contrôles qu’ils subissent de la part des gendarmes, polices, douaniers, services d’hygiène, collectivités locales.

Toujours autour de ce sujet brûlant d’actualité, ‘’L’Union’’ du 12  février, à la page 6 fait allusion à la pénurie du Café en titrant : ‘’ A la recherche d’un second souffle’’. La Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB), propriétaire de la marque ‘’Café d’Alanga’’ ambitionne de créer de la plus-value dans l’exploitation de leurs plantations. Café du Gabon qui a reçu le 28 Octobre le prix ‘’gourmet Or’’ à Paris lors de la 4e édition du concours international des cafés torréfiés. C’est ce que souligne la consoeur.

A la même page, ‘’CNNII : comment sortir la tête de l’eau ?’’ Flotte vieillissante, salaires impayés c’est cela la Compagnie Nationale de Navigation Intérieure et Internationale (CNNII) qui veut sortir de la zone de turbulences, une préoccupation du gouvernement. Avec un seul bateau opérationnel, l’entreprise partenaire public-privé (P.P.P).

Par ailleurs, ‘’L’Union’’ parue le 15 février, à la page 7 titrait : ‘’Climat des affaires ; Carmen Ndaot sollicite l’appui du Ministère de la Justice’’. En effet, l’objectif de ce classement mondial dans le prochain rapport est à améliorer pour le Gabon. En termes d’attractivités des affaires, le prochain rapport ‘’Doing Business 2021’’. Les deux ministres  de la promotion des investissements, et celle de la Justice ont tenté de mesurer le niveau des avancées des réformes liées à l’indicateur ‘’Justice Commerciale pour parler climat d’affaires’’.

Rien à avoir avec ce qui précède, ‘’Le Mbandja ECO’’,  le mensuel du 11 février, à sa Une et aux pages 3, 4 et 5 abordait les problématiques du Franc CFA en titrant : ‘’Faut-il abandonner le Franc Cfa ? En 1945, l’objectif du franc CFA était de restaurer l’autorité monétaire de la France sur ses territoires. C’est la monnaie des occupants ‘’colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’annonce faite à Abidjan de la réforme de l’ECO/CFA. Entraînera à coup sûr des changements obligatoires : le Franc Cfa va devenir ECO et la France se retire des instances de gouvernance où elle était. Elle conserve son rôle de garant financier.

Toujours dans ses manchettes, à la page 6, titrait :’’Baromètre des managers & des entreprises.

A-    On a aimé

ADL : la reprise de la gestion par GSEZ Aéroports / Olam de l’aéroport Léon Mba commence à porter ses fruits. On note une amélioration visuelle et fonctionnelle de la structure. A confirmer

Ministère de l’Economie et des Finances : le Ministre Jean-Marie Ogandaga entreprend actuellement un sursaut des services du ministère pour une plus haute efficacité et un meilleur pilotage de l’économie.

Ministère du Travail, le gouvernement a accepté d’ouvrir des consultations tripartites concernant le nouveau code du travail, objet de nombreuses contestations de la part des syndicats des travailleurs.

B-    On n’a pas aimé

S.E.E.G : énième changement à la tête de la SEEG à déplorer. L’instabilité managériale à la Seeg contribue aux performances décriées de la Seeg.

Sogatra / Trans’Urb : la politique de transport du gouvernement dans la gestion d’un transport public national apparait pour l’instant illisible avec l’apparition de Trans’Urb et le maintien de la chancelante Sogatra.

Sétrag : Nouveau déraillement qui conforte les questionnements sur la qualité des infrastructures et du management de l’entreprise ferroviaire.

A la page 2, le quotidien national, dans sa livraison du 14 février titrait : « Chemin de fer : comment stopper les déraillements ? » En effet, le ministre des Transports, à la suite d’un énième déraillement le week-end dernier a décidé de mettre en place un comité de pilotage. Pourtant sur 150 km des zones marécageuses, les travaux entre Andeme d’Abanga tardent.

« L’Union » parue le 14 février 2020, à la page 2 titrait : « Plan d’urgence routier : 60% des travaux ont été réalisés, mais d’importantes zones encore non impactées ». C’est la réhabilitation des voies urbaines qui suit son cours, selon Colas, le maître d’ouvrage. Certaines zones attendent les engins comme le boulevard Triomphal-Bambouchine. Les promesses seront-elles tenues ? 

A la page 6, Bolloré apporte un démenti. Autrement dit, l’entreprise n’est pas à l’origine de cette communication et regrette d’être contre son gré mêlée à une polémique sur les conditions de mise en œuvre de Sydonia World. Un véritable imbroglio médiatique !

« L’Union » du 12 février 2020, à la page 5 titrait : « Bolloré rappelé à l’ordre ». Le ministre de l’Economie et des Finances a convoqué le lundi 10 février dernier la direction générale de la société Bolloré Transports & Logistics suite à la diffusion par ses services d’informations jugées factices sur le logiciel Sydonia World.

A la page 5 le quotidien titrait : «  Dette : la signature du Gabon reste une référence selon le gouvernement ». L’opération de gestion active de sa dette obligatoire internationale. Transaction beaucoup critiquée s’est conclue avec succès, cela traduit pour le Gouvernement les résultats positifs des efforts de diversifications. A y voir de près, un seul bémol : son incidence sur les marchés de l’épidémie coronavirus est la marque de la confiance des investisseurs. 

 A propos de la dette, « Matin Equatorial » dans son édition du 12 février, à la page 3 titrait : ‘’Sonnette d’alarme sur les capacités de l’Etat à rembourser ses emprunts obligatoires’’. Contrairement aux critiques acerbes, c’est un large succès à la dernière sortie du Gabon sur les marchés financiers internationaux : le rachat partial de l’obligation international à échéance 2024  à hauteur de 750 millions de dollars. Au demeurant, Mays Mouissi observe que le ‘’gouvernement a remplacé une dette placée à 6,375% échéance 2024 par une nouvelle dette plus chère et plus longue placée à 6,625% échéance 2030.

A la page 4, du même hebdomadaire : « La digitalisation des règles financières pour l’amélioration des recettes budgétaires ‘’. A cet effet, que peut bien viser le Gabon ? Un déficit primaire hors pétrole de 4,2% du PIB hors pétrole. Soit 0,4 point de pourcentage de moins par rapport au déficit de 2019.

Ce qui va intéresser ‘’L’Union’’ du 13 février, à la page 6 :’’ BEI veut investir au Gabon’’. La banque Européenne d’Investissement (BEI) souhaite investir dans les projets et les secteurs prioritaires pour l’emploi au Gabon. Le Chef de la représentation régionale de la BEI a énuméré un certain nombre de projets structurants. La rencontre avec la ministre de la promotion des Investissements. C’est pour passer en revue les opportunités d’investissements.

Société

Violence en milieu scolaire

C’est le phénomène urbain le plus redouté et qui intéresse ‘’Moutouki’’ du 13 février 2020, à la page 3, en titrant : ‘’Sécurité en milieu scolaire : des effets d’annonce…et rien que ça’’. Cette violence s’impose comme le recentrage sur la question de l’insécurité suite à l’apparition d’un comportement déviant d’un des apprenants. En voici le témoignage stupéfiant : Le matin du mercredi 12 février dernier, aucun élève n’a été fouillé devant les policiers au CES Bigmann d’Angondjé. Alors que les mesures sont présentées comme incontournables pour mettre fin à la violence. Le gouvernement doit réaliser ce qu’il annonce, note le confrère.

Sous un autre registre, ‘’L’Union’’ du 14 février 2020, à la page 12 titrait : ‘’L’ex-patron de Sogatra à sans famille. Selon ce qui se murmure,’’Une importante somme d’argent aurait été décaissée par le Trésor Public pour payer les sept mois d’arriérés de salaires des agents. Pour quelle destination ? Bruno Minko Mi Ngwa et un de ses collaborateurs auditionnés par la DGR, puis placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville.

« L’Union » du 10 février, à la Une et aux pages 2 et 3 s’intéresse à un phénomène devenu inquiétant, d’où la rencontre du Ministre de l’Education nationale avec les acteurs du secteur et les parents d’élèves pour un dialogue franc. C’est ainsi qu’il est revenu sur les mesures adoptées : familles inopinées, patrouilles. D’autres sujets qui fâchent ont été abordés ; la bourse, la surcharge, les coopératives scolaires.

La Cour criminelle n’est pas en reste, c’est ce que le quotidien « L’Union » du 12 février rapportait en titrant : « Session criminelle de Libreville : 21 affaires sur les 60 inscrites au rôle, déjà traitées ». Ils ont mobilisé 53 magistrats, dont 38 du siège et 15 du parquet général ainsi que 37 commis d’office. A noter que les crimes sont le répertoire d’infractions les plus graves (assassinat, meurtre, empoisonnement, rapt, viol, vol à main armée).Cette session 2020 compte 15 crimes de sang, 23 cas de viol sur mineure de moins de quinze ans, 13 cas de vol qualifié, association de malfaiteurs.

Réseaux sociaux

Pour sa part, « Gabon Matin » paru  le 10 février, à la page 3 écrira : ‘’Après l’appel du PDG pour une profonde réflexion sur les réseaux sociaux, les pouvoirs publics attendus sur la question. C’est pour dire qu’aujourd’hui n’importe qui peut déverser n’importe quoi dans ces canaux de communication devenus arme de déstabilisation.

‘’L’Union’’ du 15 février, à la page 9 titrait :’’ Réseaux sociaux : comme un couteau à double tranchant’’. En effet, une conférence – débat sur l’image des réseaux sociaux avait un thème accrocheur : ‘’ Les réseaux sociaux : agir pour une utilisation responsable’’ surtout la bonne utilisation peut nous servir, autant la mauvaise utilisation peut se retourner contre nous’’.

Par ailleurs, ‘’Tempête d’Afrique’’ du 12 février, à page 6, écrira en substance : ‘’PDG, Dodo Bounguendza met les points sur les i’’. Entrave à la liberté d’expression ou réflexion sur un sujet d’extrême sensibilité ? Les réseaux sociaux doivent tenir compte de nos valeurs sociales parce que certains contenus ne sont pas conformes à la culture Gabonaise. 

Sports

En respectant l’adage qui énonce : « Un esprit sain dans un corps sain », on comprend pourquoi ‘’L’Union’’ du 11 février 2020 à la page 14 titrait : ‘’Basket-Ball FIBA Afrique : deux gabonais promus’’

La dernière réunion de Fiba Afrique à Bamako (Mali), Léopold Evah et Rachel Benzeng ont intégré le Bureau des conseils pour la période 2019-2023, à l’issue d’un vote. Si bien que le responsable conseil Basket féminin pour le compte de la Zone IV de l’instance continentale, Rachel Benzeng, élue. Tandis que Léopold Evah, le conseil Basket Jeunes et 3 x 3 dans la même zone. Les deux Gabonais sont en mission pour une olympiade. Oeuvrer pour la promotion du Basket dans la zone IV.

FIN/INFOSGABON/2020

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