Economie

« L’Afrique centrale ne peut pas continuer à être la dernière de la classe », Jean-Marie Ogandaga

Libreville, Lundi 16 décembre 2019 (Infos Gabon) – A l’occasion des soixante ans d’existence de la Confédération patronale gabonaise (CPG), le ministre de l’Economie et des finances, M. Jean-Marie Ogandaga a salué la tenue de cette rencontre. Ce dernier a, dans le même ordre d’idées, relevé l’importance de l’intégration sous régionale en zone  CEMAC, sans omettre de rappeler l’importance que les différents chefs d’État accordent à cette intégration.

Infos Gabon : La Confédération patronale gabonaise (CPG) célèbre ses soixante ans d’existence. Aujourd’hui, elle vise l’intégration sous régionale, quelle est votre impression ?

Jean-Marie Ogandaga : Lorsque nous parlons d’intégration, nous mettons en avant la chance que les différents chefs d’État donnent à notre économie. Celle-ci s’explique par la possibilité de pouvoir se diversifier, de pouvoir par la même occasion, être compétitive.

Infos Gabon : Vous avez assisté au panel axé sur l’entreprise gabonaise et l’intégration régionale, qu’est-ce qui a retenu votre attention ?

Jean-Marie Ogandaga : Le panel auquel nous venons d’assister met en relief des problématiques qui ne sont pas seulement propres au Gabon. Nos frères du Cameroun, ceux des autres pays y compris de la Centrafrique en sont également concernés. Nous avons des entreprises qui veulent se mettre ensemble, c’est dire que ces dernières ont pris la mesure de la place qu’elles peuvent occuper dans la sous-région d’une part, et au niveau mondial d’autre part.

Infos Gabon : On parle de plus en plus de la Zone continentale de libre échange, de quoi est-il question ?

Jean-Marie Ogandaga : La Zone continentale de libre échange (ZCLE) est un cadre où  chaque zone doit présenter ses atouts. On ne parlera plus des pays d’Afrique centrale, mais de la zone d’Afrique centrale. On parlera par la suite de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) qui est une institution beaucoup plus grande. Vous pouvez vous en rendre compte, notre Confédération patronale gabonaise (CPG) prend toutes les dispositions visant à positionner les entreprises gabonaises quel que soit le type, dans cette bataille qui s’annonce âpre. Pour y aller, chaque pays de la  CEMAC devrait concevoir des règles d’origine comme l’a dit le représentant de la CEMAC. 

A ce jour, deux pays sont déjà parvenus à mettre en place ces règles, notamment le Cameroun et le Gabon. Je pense que tous les pays doivent faire la même chose, de sorte que les produits made in CEMAC soient compétitifs et aillent vers une forme d’uniformisation. Laquelle permettra à notre zone de moins souffrir des importations des autres zones.

Infos Gabon : La zone CEMAC est la moins active du fait des lenteurs administratives, qui retardent son processus d’intégration. Monsieur le ministre, ne pensez-vous pas qu’il serait souhaitable que les politiques accélèrent cette intégration ?

Jean-Marie Ogandaga : Je puis vous dire qu’aucun espace économique ne s’est fait en un jour. Il est bien vrai qu’il y a des accrocs qui retardent le processus. A un moment donné,  nous avons donné un coup d’accélérateur à cette intégration. Croyez-moi, aujourd’hui les choses se font beaucoup plus vite que hier.

Il faut rester optimiste, parce que l’Afrique centrale ne peut pas continuer à être la dernière de la classe. Il n’y a rien qui soit plus fort que la volonté de nos dirigeants. Ils ont décidé que l’Afrique centrale doit prendre toute sa place au niveau du concert des nations, et ça sera le cas.

Infos Gabon : Votre mot de fin

Jean-Marie Ogandaga : Une rencontre comme celle-ci est une aubaine d’échanges, au regard du niveau des invités. Il y a le secrétaire de la CEMAC qui nous pousse vers cette intégration, ainsi qu’à la recherche des conditions qui feront en sorte que les économies de la sous-région, soient mieux placées au niveau de la zone de libre-échange à venir.

FIN/INFOSGABON/LK/2019

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