Politique

« Le Gabon est engagé dans un processus de bonne gouvernance », Jules Esdras Mouhouloulou

Libreville, Lundi 13 Janvier 2020 (Infos Gabon) – Le président Ali Bongo Ondimba s’est adressé à la nation le 31 décembre 2019. Un discours qui interpelle ses compatriotes. C’est le cas de l’honorable Jules Esdras Mouhouloulou, député du troisième siège du département de la Boumi-Louetsi, district de Nzenzele a fait un décryptage de cette allocation, suite à l’interview qu’il a accordée à notre rédaction.

Infos Gabon : Quelle analyse faites-vous du discours du chef de l’Etat prononcé le 31 Décembre dernier ?

Jules Esdras Mouhouloulou : L’allocution du chef de l’Etat au soir du 31 décembre vient un peu relancer le début, et surtout la machine institutionnelle, politique et je dirais même sociale. Étant donné que le 31 Décembre 2018, nous avons vu un chef d’Etat un peu affaibli suite à sa maladie. Sa sortie en cette période avait posé beaucoup de problèmes, beaucoup de personnes se posaient la question de savoir s’il était capable d’assumer la mission que lui avait confiée le peuple gabonais. 

Son adresse à la nation de Décembre dernier a confirmé la réaffirmation de son autorité. La reprise en main, si non de la plénitude de ses engagements vis-à-vis du peuple gabonais. Il sonne le glas de la léthargie, et marque l’engagement fort et prompt à agir face à toutes les difficultés auxquelles on peut être confronté.

Le leitmotiv de l’allocution du chef de l’Etat a porté sur le travail. “Nous sommes dans l’ère du travail et non des annonces”, a-t-il dit. Est-ce à dire que les résultats des actions du gouvernement se font toujours attendre des populations ?

Vous allez vous rendre compte par exemple, que dans cette allocution il n’a pas fait des grandes annonces, si ce n’est une seule où il réaffirme la volonté du gouvernement et celle de lui-même de relancer la Transgabonaise. C’est pour dire que les annonces qui ont été faites jadis n’ont pas eu de résultats. Et c’est le cas même d’une espèce de bilan mitigé de son accession à la magistrature suprême. Je peux dire sans risque de me tromper, que le président n’est pas satisfait de tout ce qui a été fait entre temps.

Et donc, plutôt d’annoncer des choses qui ne vont pas être faites ou pas été faites, il appelle désormais à la mise en œuvre des projets qui ont été énoncés. Cela signifie la cessation de la léthargie, d’un certain nombre de comportements déviants. Au regard du scandale financier auquel nous avons assisté, le chef de l’Etat voudrait donc que chacun soit à sa place et joue son rôle.

Infos Gabon : ‘’L’échec ne saurait être une option, la réussite est une obligation, ma patience à des limites…’’ On a rarement vu le chef de l’État s’exprimer en de termes pareils. Quelle interprétation faites-vous de ces expressions ?

Jules Esdras Mouhouloulou : Hier, le chef de l’Etat parlait d’erreur de casting. Aujourd’hui, il réaffirme la cessation de l’impunité. Je crois qu’il rappelle que l’heure n’est plus au discours, et chacun sera mis devant ses responsabilités.

Il est désormais question que chacun justifie son action. Le Gabon est engagé dans un processus de bonne gouvernance, cette dernière impose une obligation de rendre compte. Mais exige cependant, aux dépositaires de l’autorité de l’État de rendre des comptes devant les juridictions compétentes sur la gestion de la chose publique. Il s’agit de faire en sorte que les gabonais se reconnaissent dans ce qui est fait, dans l’optique d’améliorer leurs conditions de vie. 

C’est une franche des gabonais qui jouissent des fruits de la croissance, alors que la chose publique ne doit pas être accaparée par des tiers. Il faut une meilleure redistribution du fruit de cette croissance.

Infos Gabon : Hier, les différentes formations politiques ont appelé à la vacance du pouvoir. Aujourd’hui, le temps a eu raison d’eux vu que le chef de l’Etat assure ses missions. Pensez-vous que cette vacance de pouvoir soit encore d’actualité ?

Jules Esdras Mouhouloulou : Depuis longtemps, j’ai toujours dit qu’on ne peut pas parler de vacance de pouvoir en république gabonaise, dans la mesure où le chef de l’Etat assure ses missions régaliennes. Dans la mesure où les institutions ont été en place lors de sa convalescence. Le président était toujours en fonction bien qu’affaibli physiquement. 

Ce débat n’est pas d’actualité et n’a jamais été, même si certains des compatriotes ont voulu en faire une option politique ou un projet de société. Je leur réaffirme que le fonctionnement de l’Etat se poursuit, l’Etat gabonais est en place et fort. Son président est en fonction et maintient le cap. Beaucoup ont pensé qu’il était dans l’incapacité de gouverner, au regard des différentes sorties, on s’aperçoit bien qu’il jouit de la plénitude de sa santé et gouverne cette nation.

Infos Gabon : Votre mot de fin

Jules Esdras Mouhouloulou : Je voudrais déjà vous remercier de m’avoir accordé cette interview. Je veux juste rappeler que le peuple gabonais doit sortir de la diversion. De tous les débats qui ne nous apportent rien, l’heure aujourd’hui n’est plus de se poser la question de savoir qui est malade, ou qui fait quoi. 

Nous devons chercher à nous poser la question de savoir ce qu’on peut faire ensemble, pour que la nation gabonaise puisse devenir encore un peu plus forte, en vu d’améliorer les conditions de vie des populations. Ce Gabon prospère auquel nous aspirons, passe par l’implication des fils et filles de ce pays, sans distinction d’ethnies, de religions, de races et bord politique.

FIN/INFOSGABON/IN/2020

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