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Législatives et locales au Gabon : Le point de vue du professeur Mackaya

Libreville, Mercredi 7 Novembre 2018 (Infos Gabon) – L’enseignant de philosophie morale à l’Université Omar Bongo de Libreville analyse le déroulement du double scrutin des 6 et 27 octobre derniers.

Les législatives et les locales sont désormais dans le rétroviseur et l’heure a sonné pour tirer les leçons sur le processus électoral qui a conduit à l’organisation de ce double scrutin. Dans un entretien accordé à nos confrères du Point Afrique, le professeur Mackaya apporte une analyse froide sur cette première intervenue un an après l’organisation du dialogue politique par le président Ali Bongo Ondimba. De l’avis de cet enseignant émérite de philosophie morale à l’Université Omar Bongo, les opérations électorales n’ont été entachées d’aucune irrégularité de nature à mettre en cause les résultats des urnes.

«Même l’opposition, cette fois-ci n’a pas crié à la fraude. Et ceux qui l’ont fait malgré tout, une infime minorité, c’est afin de justifier une défaite humiliante ou d’anticiper durant l’entre-deux tours une défaite jugée inévitable, à l’instar de (…) des législatives sur le premier siège de la quatrième circonscription à Libreville», indique-t-il.

Selon lui, la razzia du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) à ces consultations électorales s’explique par sa forte implantation nationale et sa bonne structuration dans les différentes instances de la société. Alors que la débâcle de l’opposition pourrait trouver sa justification dans ses querelles et divisions internes. Pour lui, celle-ci a brillé par un manque criard de propositions en vue d’un réel changement.

«Le processus électoral a été transparent et le PDG mérite sa victoire», a reconnu le professeur Mackaya. Comme lui, d’autres observateurs de la scène politique gabonaise vont dans le même sens. «Cette fois-ci, ça s’est joué à la régulière», ajoute un membre de la mission d’observation de l’Union africaine.

«En recrutant des candidats plus à l’image de la population, à la fois plus jeunes, avec davantage de femmes, et pas issus uniquement de la fonction publique mais aussi du secteur privé et associatif, le PDG a fait mouche. D’autant qu’à ce surcroît de représentativité, le parti au pouvoir a ajouté la proximité. Les candidats ont en effet d’abord été investis sur la base de ce critère, en raison de la proximité avec la population de leur circonscription», explique un analyste politique basé à Paris. 

FIN/INFOSGABON/PM/2018

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