Politique

Gabon : Mistoul continue de recadrer ses troupes

Libreville, 11 mars 2013 (Infos Gabon) – Encore une poussée d’adrénaline du Général Léon Mistoul, Commandant en chef des forces de police nationale vis-à-vis de ses troupes. Le 8 mars 2013, à la Fopi.

A l’occasion d’un rassemblement de recadrage à Libreville, le patron de la police gabonaise a tonné.

« Il semble que les points sur la table et autres discours ponctués de fermeté restent sans effet. Rien ne semble changer à la police nationale depuis le temps. Infraction à la discipline, rackets, rixes, manque de maîtrise de soi, incivisme, absence de courtoisie, du respect du chef ou d’autrui. Cela augmente le sentiment d’insécurité auprès des populations devenues de plus en plus exigeantes et maîtrisant leur droit », a indiqué le général Mistoul. Autant des maux non exhaustifs énumérés par le général Mistoul lui-même, qui

Mais ce n’est pas tout. D’autres incidents malheureux, à mettre au compte de la même police, viennent se greffer à ce tableau déjà peu coloré : l’implication de cinq fonctionnaires de l’Office central de lutte anti-drogue dans une affaire de trafic de drogue… ; le meurtre d’un compatriote perpétré en janvier 2013 par un fonctionnaire de police en service à la préfecture de police de Libreville lors d’une rixe ; le comportement des plusieurs motards de la PPL, qui s’illustrent dans le racket ; intervention dramatique d’une patrouille de l’unité spéciale ayant entrainé le décès du fils de leur collègue, dans la nuit de 14 au 15 février 2013 dernier. Autant d’handicaps, déplore le général, « pour la corporation dans sa volonté d’intégration harmonieuse de ses activités au sein du tissu social ».

En plus, la promotion 2009 et 2010 des gardiens de la paix se serait négativement illustrée, mettant en cause des enquêtes de moralité menées lors de leur recrutement. Des instructions, émanent du Président de la République, exigent à l’inspection générale des forces de police nationale de les reprendre immédiatement. Ce qui, selon le commandant en chef, appelle à la contribution des psychologues pour les entretiens pré-incorporation pour les jeunes recrues avant toute formation initiale. Histoire argument-il, « de connaitre le profil psychologique des futurs fonctionnaires de police ».

Dans la même logique, le Général Mistoul préconise la mise en œuvre des aides psychologiques ou cellules de crise. « Une sorte de dispositif situationnel qui s’inscrit dans le continuum de notre carrière et qui constituera la plate-forme au service de la chaîne de commandement qui pourra aider à comprendre l’état d’esprit des policiers au moment des faits ».

Et pour juger le professionnalisme des différents services de police, le commandant en chef de police demande de mettre œuvre des programmes de formation continue sur site pour renforcer la capacité des personnels.

Pour que ce renforcement de capacité s’étende à des domaines spécifiques à l’exercice du métier du policier, recommandation a été faite aux commandants d’unité de mettre en place d’autres programmes de formation continue portant des simulations théoriques de mise en situation, et des exercices pratiques des gestes techniques et professionnelles d’intervention.

FIN/INFOSGABON/CE/2013

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