Environnement

CEEAC : Corriger les pesanteurs entravant l’exécution du programme ECOFAC V

Libreville, 13 février 2013 (Infos Gabon) – Trouver des solutions susceptibles de corriger les pesanteurs qui entravent l’exécution optimale du programme de conservation et de valorisation des Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale dans sa 5ème phase (ECOFAC V). Tel était l’objectif de la 2ème session du comité de pilotage dudit programme, dont les travaux se sont tenus le mardi 12 et le mercredi 13 février dernier à Libreville. A-t-on appris de source proche de la CEEAC.

D’après le représentant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), M. Carlos Bonfim, l’évaluation à mi parcours met en exergue des points forts mais également des points faibles relatifs à la mise en œuvre des activités du programme illustrés par un taux relativement faible de décaissement d’environ 42%.

Ces assises, a-t-il préconisé, devront scruter les possibilités de voir les missions du Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale (RAPAC) être plus étendues, pour faire face à la recrudescence du braconnage massif, un phénomène de plus en plus préoccupant dans la région. Non sans suggérer aux commissaires de faire le point sur l’état d’avancement de la convention de financement dans sa globalité.

Selon le représentant de la CEEAC, tous les aspects, à savoir, technique, administratif, financier et institutionnel pour les deux ans restants, doivent faire l’objet d’un examen global de la situation, dont la finalité serait de faire de la CEEAC un leadership dans la coordination des activités régionales concernant la biodiversité en vue de faire face aux nouveaux défis, tels que les conflits forêt-exploitation pétrolière.

Pour sa part, le représentant de la Délégation du Comité de pilotage du programme, Bernard De Schrevel, a estimé que le programme avance malgré tout, à un rythme appréciable même s’il est observé un impact mitigé sur le terrain.

La revue à mi-parcours, a-t-il précisé, a également recommandé de prolonger la période de mise en œuvre du programme, ainsi que les réajustements de postes budgétaires, sur lesquels les participants sont invités à s’exprimer.

D’après lui, l’ensemble de ces éléments et le choix qui seront portés pour la suite de la mise en œuvre d’ECOFAC V justifient donc la signature de la Convention de financement qu’on voudra voir aboutir le plus rapidement possible.

La date butoir étant fixée au 17 décembre prochain, a-t-il fait observer, une ré-planification de la mise en œuvre d’ECOFAC V est dès lors urgente et nécessaire.

A titre de rappel, le programme ECOFAC V, est structuré autour de trois volets que sont : l’appui à la conservation des aires protégés, le renforcement des compétences et l’amélioration de la gouvernance environnementale. Les deux premiers volets sont financés à hauteur de 20,5 Millions d’Euros auquel il faut ajouter 4 Millions d’Euros de la composante Zone nord.

Depuis 2007, la CEEAC est responsable de la gestion de la politique sous-régionale en matière d’environnement et de gestion des ressources naturelles. Ce qui lui confère le rôle de coordonnateur de toutes les initiatives sous-régionales en matière d’environnement et de gestion des ressources naturelles  dans les dix Etats membres de la CEEAC.

Pour mettre en œuvre cette politique dans les Etats, cette institution procède à l’élaboration et la mise en œuvre des programmes sous-régionaux tel que le programme ECOFAC V , fruit de la collaboration avec la Commission Européenne.

Les échanges entre la Commission Européenne et la CEEAC pour le lancement du processus de l’élaboration du Programme d’Intégration Régionale (PIR) 10ème FED Gestion des ressources naturelles renouvelables ont été amorcés en 2008.

En 2009, une étude de faisabilité était conduite par des experts internationaux et des experts sous-régionaux dans six pays de la sous-région (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, RDC, Sao Tomé-Principe et Tchad). Après échange avec les parties prenantes dans les Etats, les experts sont parvenus à proposer les trois axes d’intervention (Appui aux aires protégées, renforcement des capacités et gouvernance environnementale), les résultats à atteindre, le cadre institutionnel et le cadre logique de ces trois axes d’intervention. Le but ultime de cette étude de faisabilité était de collecter des informations pour la production des Dispositions Techniques Administratives (DTA) à annexer à la convention de financement.

FIN/INFOSGABON/MM/PK/2013

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