Politique

Gabon : Bataille juridique annoncée entre Menga M’Essone et Barro Chambrier

Libreville, Lundi 15 Avril 2019 (Infos Gabon) – Le secrétaire général du Rassemblement Héritage et Modernité entend saisir les instances compétentes pour protester contre le changement de dénomination de cette formation politique devenue le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité.

La semaine qui commence s’annonce houleuse au sein du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM, opposition) avec la saisine annoncée par le secrétaire général de cette formation politique des juridictions compétentes pour protester contre le changement de dénomination par son président pour devenir Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM). Au cours de sa sortie de samedi dernier, Michel Menga M’Essone a tenu à dénoncer ce changement de nom par Alexandre Barro Chambrier.

«A partir de la semaine qui va commencer (cette semaine, NDLR) nous allons prendre nos responsabilités pour saisir qui de droit pour leur exprimer officiellement notre position par rapport à ce qui a été fait», a-t-il promis. «Nous n’acceptons pas que l’on parle à la place du droit. Nous n’acceptons pas que pour des raisons d’ambitions personnelles, l’on viole les statuts du parti», a-t-il souligné.

En effet, au sortir du tout premier congrès extraordinaire de cette formation politique fondée en 2015 tenu les 5, 6 et 7 avril derniers à Libreville, celui qu’il convient d’appeler dorénavant son ancien président, a changé sa dénomination et exclu Michel Menga M’Essone et plusieurs autres cadres du parti rebaptisé. Une pilule qui passe difficilement chez ces derniers qui ont opté en faveur du droit d’autant plus qu’au plan juridique, selon eux, ledit congrès n’avait pas sa raison d’être.

«En matière d’organisation de congrès, il faut qu’il y ait au préalable des congrès provinciaux», précise Michel Menga M’Essone. Une étape violée d’autant plus qu’il n’en a rien été. «Héritage et modernité c’est un patrimoine commun. Ce n’est pas une propriété d’un individu», affirme l’intéressé. «Lorsque nous sommes partis du PDG, c’est parce que nous dénoncions les dérives autoritaires. Comment peut-on pratiquer l’ostracisme dans le parti. Un parti où le président nomme seul les membres», poursuit-il.

Pour lui, il est hors des questions de brader en un battement de cils ce patrimoine commun. «Nous ne pouvons pas accepter que nos amis fassent litière de ce que nous avons mis (…) et vouloir balayer ça d’un revers de main à l’occasion d’un week-end où des amis se retrouvent pour exclure d’autres amis», a-t-il indiqué. «Chez nous en fang, on dit quand tu secoues un buisson, il faut supporter ce qui doit tomber. Ce n’est pas moi qui ai secoué. Mais que ceux qui ont secoué, supportent ce qui va tomber parce que ça va tomber», a-t-il prévenu.

Il en a ainsi profité pour rappeler à ses anciens compagnons que son entrée au gouvernement en 2018 a été motivée par l’ouverture. Tout comme Jean de Dieu Moukagni Iwangou d’Union et solidarité (US) lui aussi entré au gouvernement. «Moukagni Iwangou c’est un brillant intellectuel gabonais, mais il n’est pas au RHM, il n’est pas au PDG. Comment peut-on imaginer qu’on se prive des compétences de quelqu’un comme ça, simplement parce qu’il n’est pas de votre parti. Qui est-ce qui perd ? N’est-ce pas le Gabon?», a-t-il demandé. «RHM, j’y suis, j’y reste», a réaffirmé Michel Menga M’Essone.

FIN/INFOSGABON/PM/2019

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