Gabon – Biodiversité : Libreville et Londres resserrent leurs liens diplomatiques
Libreville, Samedi 21 Février 2026 (Infos Gabon) – La protection des écosystèmes s’invite de plus en plus dans l’agenda diplomatique du Gabon.
Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a reçu vendredi à Libreville la représentante britannique spécialisée dans les politiques climatiques, Ruth Davies, pour un échange centré sur la conservation de la biodiversité et la coopération environnementale entre le Gabon et le Royaume-Uni.
Une diplomatie verte en construction
Au cours de l’audience, le vice-président a rappelé les orientations nationales en matière de gestion durable des ressources naturelles. Il s’agit de la lutte contre la déforestation, la préservation des aires protégées et la valorisation responsable des ressources forestières et marines. Des priorités qui s’inscrivent dans la ligne défendue par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui la protection de l’environnement constitue un levier stratégique de développement.
Le Gabon, souvent présenté comme l’un des pays les plus forestiers d’Afrique, mise sur son capital écologique pour peser dans les négociations climatiques internationales. Face aux pressions économiques et aux besoins de diversification, l’équilibre entre exploitation et conservation demeure toutefois un exercice délicat.
Londres, partenaire climatique actif
Le Royaume-Uni, engagé de longue date dans les initiatives mondiales liées au climat et à la biodiversité, voit dans le Gabon un allié naturel en Afrique centrale. Les discussions ont porté sur un renforcement de la coopération technique et financière, notamment en matière de surveillance des forêts, de financement climatique et de protection des espèces menacées.
Les deux parties ont exprimé leur volonté d’inscrire cette collaboration dans la durée, en intégrant davantage les enjeux environnementaux dans leurs relations bilatérales.
Entre ambitions et réalités
Si les déclarations d’intention traduisent une convergence stratégique, les observateurs rappellent que la mise en œuvre concrète de tels partenariats dépendra de mécanismes clairs de financement et de suivi. La question de la valorisation économique des services environnementaux, notamment les crédits carbone, les financements verts et les partenariats scientifiques, reste centrale.
Pour Libreville, l’enjeu est double : consolider son image de « pays forestier modèle » tout en obtenant des retombées tangibles pour son économie. Pour Londres, il s’agit de renforcer son ancrage diplomatique en Afrique autour des enjeux climatiques.
Au-delà des formules diplomatiques, la solidité de ce partenariat se mesurera à sa capacité à produire des résultats concrets sur le terrain, là où la biodiversité demeure confrontée à des menaces persistantes.
FIN/INFOSGABON/SO/2026
Copyright Infos Gabon

















