Politique

Gabon : Chronique d’une débâcle de l’opposition

Libreville, Mercredi 9 Janvier 2019 (Infos Gabon) – On peut réciter la leçon de Ping, mais l’appliquer in extenso pose problème.

On nous dira que c’est un leader, et des plus intéressants par sa capacité à amener l’opposition là où elle est maintenant. Pourtant appartenir à une classe politique qui a siégé à la conférence nationale de 1990 a permis au plus grand nombre d’opposants de créer leurs partis politiques et de consolider la démocratie avec de nouveaux élus.

Puis c’est l’émiettement, c’est le conflit d’ego sans trop savoir quel était le vrai combat politique. Tous ces partis s’éteignent, faute d’animateurs sérieux, imprégnés de vision pour le Gabon et non pour le ventre. MORENA, PGP, USG, RNB, et bien d’autres qui ne survivent pas à la disparition de leur fondateur.

Et quand ils parlent de l’idéologie, c’est comme des mutants, des Martiens, toujours en proie à des excitations ne cadrant pas avec les réels besoins des populations parce que déconnectés de la réalité du monde. Ensuite des zones d’ombre lors des gestions des mairies et des ressources humaines.

Du coup, c’est une grande différence entre les professionnels de la politique et l’ambition de la classe dirigeante. Et personne n’a pu s’en plaindre alors que la politique évolue avec les institutions appelées à nous préserver d’un monde chaotique.

Le Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) s’est emparé de cette donne pour sortir du désastre où l’inégalité s’accroît entre les Makaya (pauvres) et les nantis.

Le gabonais ne dispose que de ce seul pays qu’il doit bien gérer et léguer à des générations futures et il lui importe d’aller donc de l’avant  avec les supports démocratiques. Le PDG est sur la voie d’une authentique démocratie, n’en déplaise à ceux dont la compétence et la gratitude semblent biaisées, au lieu d’être des exemples pour cette opportunité, ils n’arrivent pas à s’imprégner de la mystique de leader.

A défaut de l’essentiel, ils se contentent des anathèmes, des idées comme celles d’aujourd’hui: vacance de pouvoir, véritable réponse d’aveugle embarrassé. Ils se condamnent à l’isolement et à vivre au rythme d’un daltonien politique confondant boycott et offre politique en couleurs.

La démocratie ne se recrée pas, elle se vit. Ce n’est pas un mélange mécanique de cirque de tout ce club des vieux exposés aux maladies biologiquement observables par la démarche. A l’en croire, l’opposition ne connaît pas de convalescents ni des gens sortis de l’hôpital.

Les appels de vacance de pouvoir viennent principalement des anciens camarades du  parti au pouvoir: les gérontes qui font le turn over, tantôt au QG tantôt à Rio.

Rarement aura-t-on vu autant de “flèche du Parthe” en direction d’un homme dans l’ambulance sans se fendre d’un mea culpa ou d’une contrition. De l’humour pince-sans-rire ou l’habitude du ridicule ?

Les résultats des législatives les ont pris en tenaille entre velléités désaxées de 2016 et inaptitude à surprendre, une constante est là: l’opposition vit dans le quasi-immobilisme, se plaisant des liens distendus et l’impertinence de sa stratégie qui viennent d’atteindre son comble.

MORENA annonce la disparition du chef et prouve le degré zéro de l’indécence sans que quelqu’un ne présente ses plates excuses et l’on se dit civilisés ! Peut-être anticipe-t-on déjà ce mort-né qui n’a aucun tableau de chasse ni élu à l’Assemblée nationale et qui s’évertue à scruter un avenir politique qu’il n’a plus, puisque rejeté par le peuple !

FIN/INFOSGABON/PM/2019

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