Gabon – Environnement et forêts réunifiés : Maurice Ntossui Allogho à la tête d’un super-ministère stratégique
Libreville, Vendredi 2 Janvier 2026 (Infos Gabon) – Le gouvernement gabonais issu de la Vème République continue de dessiner les contours de sa nouvelle architecture institutionnelle. Parmi les décisions majeures annoncées le 1er janvier, figure la fusion des portefeuilles des Eaux et Forêts et de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit homme-faune.
À la tête de ce vaste ensemble, désormais baptisé Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-faune, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a nommé Maurice Ntossui Allogho.
Le retour à une gouvernance intégrée
Après avoir été dissociés durant la période de transition, les deux ministères se retrouvent ainsi réunifiés dans le premier gouvernement de la nouvelle République. Ce choix stratégique marque une volonté claire des nouvelles autorités : renforcer la cohérence institutionnelle et améliorer l’efficacité de l’action publique dans un secteur central pour l’avenir du pays.
La gestion des ressources forestières, la protection de l’environnement, la lutte contre les effets du changement climatique et la résolution du conflit homme-faune sont désormais placées sous une même autorité, afin d’éviter les chevauchements de compétences et les contradictions dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Un ministère clé pour le développement durable
Dans un pays où plus de 85 % du territoire est couvert de forêts et où la biodiversité constitue un patrimoine naturel exceptionnel, ce ministère fusionné occupe une place stratégique. Il est au cœur des enjeux de développement durable, de préservation des écosystèmes, de lutte contre l’exploitation illégale des ressources et de promotion d’une économie verte.
La question du conflit homme-faune, particulièrement sensible dans les zones rurales, fait également partie des priorités. Sa prise en charge au sein de ce même département traduit la volonté de concilier protection de la faune et sécurité des populations, dans une approche plus globale et mieux coordonnée.
La continuité de l’action publique privilégiée
Le choix de Maurice Ntossui Allogho n’est pas anodin. Ancien ministre des Eaux et Forêts et du Conflit homme-faune, il connaît les dossiers, les acteurs et les défis du secteur. Sa nomination s’inscrit dans une logique de continuité de l’action publique, à un moment où le gouvernement entend consolider les réformes engagées et accélérer leur mise en œuvre.
Cette continuité est perçue comme un gage de stabilité et d’efficacité, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de gouvernance environnementale, tant au niveau national qu’international.
Des ajustements au sein de l’équipe gouvernementale
Dans le même mouvement, Mays Lloyd Mouissi, qui occupait jusque-là le poste de ministre de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, chargé de conflit homme-faune, change de portefeuille. Il est désormais nommé ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, un autre secteur clé pour la mise en œuvre de la politique de développement et d’aménagement du territoire.
Un signal fort de la Vème République
Avec cette fusion ministérielle, le pouvoir exécutif envoie un signal fort : celui d’une gouvernance plus rationnelle, tournée vers l’efficacité et la durabilité. À l’heure où le Gabon ambitionne de renforcer son leadership environnemental en Afrique et sur la scène internationale, la création de ce super-ministère et la nomination d’un profil expérimenté à sa tête traduisent une volonté assumée de faire de l’environnement et des forêts un pilier central de la nouvelle République.
FIN/INFOSGABON/SO/2025
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