Social

Gabon : Les effets pervers de la hausse du point d’indice et du Smig

Libreville, 6 mars 2013 (Infos Gabon) – Les centrales syndicales gabonaises actuellement en négociation avec le Gouvernement s’arqueboutent sur deux points qu’ils estiment essentiels, à savoir,  la hausse du point d’indice et du Smig.

Le Snec également, revendique l’augmentation des salaires des enseignants chercheurs.

Il semble biens que le travailleurs gabonais et agents de l’Etat, ou du moins leurs représentants syndicaux revendiquent pour l’essentiel des augmentations de leurs salaires et revenus.

Mais rappelons que sitôt après son élection à la présidence de la République, le Président Ali Bongo Ondimba avait augmenté les indemnités de logement et de transport des fonctionnaires et relever le revenu minimum des salariés gabonais à 150 000 FCFA (Salaire + primes).

L’incidence enregistrée sitôt après aura été les augmentations spontanées des prix par les commençants au motif déclaré devant les médias que ces augmentations suivaient les augmentations des indemnités et du revenu minimum des salariés par le chef de l’Etat.

Il apparait certes que dans le contexte actuel de projet de budget 2013 de l’Etat gabonais en hausse et qui franchit la barre des trois milles milliards de FCFA, les gabonais peuvent se permettre d’aspirer à un mieux être qui passerait pour certains donc par les augmentations de leurs salaires et revenus, en l’occurrence, pour les agents de l’Etat.

Car, il est une tout autre histoire des salaires du privé tributaire des réalités sectorielles et déjà réputés plus élevé que ceux des agents de l’Etat.

Néanmoins, il serait inévitable que les augmentations du point d’indice et de Smig réclamées par les centrales syndicales en négociation avec le Gouvernement seraient bien une fois encore suivies d’une augmentation des prix par les commerçants ; ce qui entretiendra en réalité la spirale de la cherté de la vie.

D’ailleurs, l’augmentation des salaires des agents de l’Etat sitôt après la mesure de baisse des prix des produits de première nécessité pourrait bien réduire à néant l’impact de cette mesure car les commerçants vont forcement convoiter ces augmentations de salaires en relevant les prix de leurs produits.

C’est à ce niveau qu’il faut apprécier, le sens de la baisse des prix de première nécessité décidée et appliquée par le Gouvernement gabonais. Elle vise à augmenter le pouvoir d’achat des gabonais et c’est cette augmentation du pouvoir d’achat que poursuit en réalité le travailleur lorsqu’il demande une augmentation des salaires.

Ce qui veut dire que le Gouvernement gabonais et les partenaires sociaux visent la même chose à savoir l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages, mais ce sont les choix des procédés pour y parvenir qui diffèrent.

Le Gouvernement préfère la baisse des produits de première nécessité. C’est un procédé qui minimise les incidences économiques perverses dont la cherté de la vie, alors que l’augmentation des salaires est immédiatement suivie d’inflation ou de hausse des prix en raison d’un principe d’économie monétaire bien connu qui est celui de la hausse générale des prix consécutive à la hausse de la masse monétaire en circulation.

Et cette hausse de la masse monétaire proviendrait tout simplement de l’augmentation des salaires qui signifie que les ménages vont se retrouver avec plus de monnaie.

Comme on le voit, il y a lieu pour les syndicats d’être attentifs aux explications expertes des économistes du Gouvernement et des institutions financières internationales ou encore du secteur privé.

En l’occurrence, il y aurait lieur pour ces groupements syndicaux qu’ils ajustent le niveau de hausse de salaires demandé au niveau de progression des prix. A titre indicatif, selon le tableau de bord de l’économie gabonaise  de 2011 la progression des prix des produits alimentaires était de 4,4 %. A titre illustratif,  en début 2013, on pourrait se demander si le Snec intègre ce niveau de progression des prix des produits alimentaires dans ses prétentions de hausse des salaires ?

FIN/INFOSGABON/PK/MM/2013

© Copyright Infos Gabon

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *