Gabon / Médias : La Revue de la presse gabonaise de la semaine du 20 au 26 Avril 2020
Libreville, Lundi 27 Avril 2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée a été dominée par la prorogation de l’état d’urgence, la distribution de l’aide alimentaire, la paie des agents de l’Etat et les cambriolages pendant la période de confinement.
Politique
C’est ce qui fait la cité. On démarre notre randonnée de la semaine écoulée avec l’état d’urgence. Avec le confinement qui s’enlise nécessitant une prolongation. Ce qui est diversement interprété par les journaux Gabonais.
Etat d’urgence
‘’L’Union’’, quotidien pro gouvernemental, dans sa publication du 25 avril 2020, à la page 4, affiche ce qu’il appelle en titre ‘’covid-19 : un conseil des ministres pour solliciter du Parlement, la prorogation de l’état d’urgence’’. A la suite de la mise en place d’un fonds de deux milliards cent millions de francs cfa alimenté sur ressources propres du chef de l’Etat auprès de la CNAMGS, le conseil des ministres a approuvé ce projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence décrété le 9 avril 2020.
Le même quotidien se basant sur la décision du parlement, à sa une et aux pages 2, 3, 4 et 9 titrait : ‘’L’urgence devant le péril’’. Alors que s’accumulent les mauvaises nouvelles ; la pandémie s’étend, à Lambaréné et à Port-Gentil, les députés adoptent à l’unanimité le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour 15 jours. En attendant qu’il passe au Sénat.
‘’L’Union’’ du 24 avril 2020, à sa Une et aux pages 2 et 3 titrait : ‘’Etat d’urgence : Stop ou encore ?’’ La consoeur revient sur l’intervention de la Garde des sceaux, Erline Antonella Ndembet – Damas, qui défendait devant les députés le projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi 11/90 relative à l’état d’urgence. Le Gabon a enregistré le 23 avril 2020 un deuxième décès.
Parlons toujours de l’état d’urgence, cette fois dans sa parution du 21 avril 2020, à sa une et aux pages 2 et 3 ‘’l’Union’’ titrait : ‘’Confinement : FDS, quelle stratégie’’. La stratégie des Forces de défense et de Sécurité (FDS) ; mobilisées pour assurer un maillage complet du territoire, c’est une application à géométrie variable ; tantôt on vérifie le port du masque, tantôt non. Il faut, pour conclure, durcir le ton en zones réfractaires.
Dans son édition du 20 avril 2020, ‘’L’Union’’ revient sur des actions prioritaires du confinement en s’interrogeant : confinement ; vers un tour de vis ?’’ ; Gratuité des transports pour tous, marchés ouverts tous les jours, nombre élevé de services dits ’’essentiels’’, contrôles insuffisants voire inexistants dans de nombreux quartiers. En tout cas, le gouvernement réfléchissait à causer les règles.
Gabon Matin, paru le 20 avril 2020, aux pages 4 et 5 titrait : ‘’Etat d’urgence sanitaire : une application à géométrie variable’’. Le confinement révèle quelques insuffisances ; présence injustifiée d’individus hors de leurs lieux de résidence, contrôles abusifs opérés par certaines forces de sécurité à l’intérieur des quartiers. Il faut mettre l’accent, conclut le journal, sur la pédophilie afin d’éviter d’éventuels débordements. Sinon, l’est l’Etat de droit mis entre parenthèses.
‘’Echos du nord’’ du 20 avril 2020, à la page 2 titrait : pour sa part ‘’Covid-19 : L’Etat abandonne ses ressortissants à travers le monde’’. Un véritable aveu d’irresponsabilité, l’Etat Gabonais doit plus que par le passé prendre ses responsabilités de ses citoyens et non laisser cette charge à d’autres. Le contexte ne s’y prête pas. Pas de stratégie d’exclusion. Alors que la situation des Gabonais de l’extérieur est devenue précaire.
A sa page 3 : ‘’Faustin Boukoubi appelle à l’élargissement du comité de pilotage’’. Les députés en feront-ils partie pour renforcer avec d’autres acteurs de la société civile du COPIL ? Le COPIL à lui seul n’offre pas cette garantie sur les conditions de vie au CHUL ou à Bitam. C’est ce qui a fait dire au Président de l’Assemblée Nationale qu’un tel combat mérite d’être à plusieurs.
‘’L’Aube’’ du 20 avril 2020, à la page 3 revient sur l’interview de Charles MBA, ancien ministre délégué qui vit actuellement en France, de ce qu’il appelle ‘’le cafouillage des annonces gouvernementales a de quoi inquiéter’’. A en croire le confère, le geste de générosité du Président Ali Bongo est mal perçu par l’ancien sénateur qui parle de moyens de l’Etat. Il faut laisser la place au bon sens au lieu de sortir les photocopieuses ou abuser du copié – collé.
‘’Matin Equatorial’’ du 22 avril 2020, à sa une et aux pages 2, 3, 4, 5 et 6 s’interrogeait en titrant : ‘’Confinement total du Grand Libreville : quel bilan ?’’ Le confinement total est-il respecté ? Quel bilan d’étape ? Un contraste ; les rues abondent des passants sans respect des mesures de distanciation sociale, les laissez-passer distribués en retard, les bons d’achats et des kits alimentaires constituent un casse-tête chinois, le port du masque. Peut-être l’espoir pourra venir de Madagascar avec un remède ‘’covid-organics’’. Les premiers essais cliniques sous forme de tisane du mélange d’artémisia et de plantes médicinales malgaches a pour bilan ses 121 cas de contamination, 39 cas de guérison et de zéro décès.
A la page 6 : ‘’Le coup de gueule des centrales syndicales’’ concernant les mesures d’accompagnement du covid-19.
En effet, les travailleurs tous secteurs confondus se disent indignés par le traitement qui leur est réservé suite aux mesures d’accompagnement relatives à la période de confinement du covid-19 : baisse d’activités, licenciements masqués, la préservation du pouvoir d’achat. Ces mesures sont-elles vraiment efficaces ?
‘’FD’’ du 24 avril 2020, à la page 5 titrait :’’ Le Gabon abandonne un député en Afrique du Sud’’. Bloqué au pays de Nelson Mandela pour des raisons médicales, Bonaventure Nzigou Manfoumbi est rattrapé par la décision des fermetures des frontières liées à l’apparition du covid-19. La victime défend le rapatriement de tous les Gabonais bloqués hors de leur pays, une cause à défendre. Le Gabon a choisi une stratégie contraire.
Politique générale
‘’L’Union’’ du 21 avril 2020, à la page 8 titrait : ‘’Gouverneurs de province : statu quo jusqu’à nouvel ordre’’. C’est un chamboulement orchestré lors du Conseil des Ministres du 09 avril dernier. Et pour cause, les Gouverneurs en fonction devront attendre la fin du confinement pour quitter leurs postes respectifs. La liste est à lire à la page 8 du quotidien.
‘’Echos du nord’’ à la page 4 titrait : ‘’Valse des gouverneurs : des changements aux allures de sanction’’. Du limogeage de certains gouverneurs au retour à la case départ d’autres. Il y a comme une sorte de sanctions pour des faits que le confrère égrène : exercice de voltige, rééditer le même exploit, purgatoire, apathie.
Coronavirus
‘’L’Union’’, dans sa publication du 25 avril 2020, à la page 4 affichait ce titre : ‘’Un troisième décès enregistré en moins de deux jours’’. Parallèlement, un 1er cas au covid-19 positif a été enregistré à Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué, une disposition après celle du médecin admis en soins intensifs, suite à une contamination par le coronavirus.
Le quotidien ‘’L’Union’’ du 24 avril 2020, à la page 5 titrait : ‘’covid-19 : imbroglio autour du dépistage de masse’’. Du côté du centre de santé d’Okala c’est le silence radio, les équipes en charge du dépistage n’étaient pas visibles alors qu’à cette deuxième semaine de confinement total du Grand Libreville s’achève ce 26 avril.
‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à la page 6 titrait : ’’Le don de l’OMS désormais entre des mains Gabonaises’’. Le représentant de l’OMS au Gabon, Dr Magaran Monzon Bagayoko a procédé à la remise d’un matériel destiné au personnel soignant au Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale le mercredi 22 avril 2020. Le lot est composé de 28000 masques chirurgicaux, 1200 combinaisons de protection, 9000 gants, 200 lunettes et 880 masques de protection. C’est enfin, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.
A la page 7, le journal revient sur des actions de l’Agence Française de développement : ‘’Covid-19 : l’AFD soutient le Gabon à hauteur de 3,2 milliards de francs’’. Cette fois, dans le cadre de la lutte contre le covid-19, dans le secteur de la santé. Les autorités gabonaises ont déployé des mesures préventives en vue de freiner le virus. Remy Rioux, DG de l’AFD a décaissé une enveloppe de plus de 3,2 milliards de francs, devoir de solidarité.
Parlons toujours de coronavirus, le journal ‘’L’union’’ dans son édition du 22 avril 2020, aux pages 2 et 3 évoque le cas du corps médical en titrant : ‘’la mobilisation ne faiblit pas’’. Difficile de se faire une idée des moyens mis à la disposition du corps médical en cette période de lutte contre le coronavirus. Mais ce sont des praticiens qui sont de plus en plus outillés par les dons de Jack Ma, ONU, et bien d’autres ; nos héros en blouse blanche méritent un accompagnement multiforme ; comme la garantie de leur sécurité et leur encouragement à travers des primes et allocations spéciales.
A la page 4, ‘’Stigmatisation : un médecin ‘’en colère’’. Sur les réseaux sociaux, le tamis semble exclu. A dessein, c’est la jungle pour ceux dont le métier n’est pas exalté. ‘’J’ai décidé de prendre ma plume, pour défendre ma profession, sans cesse conspuée et vilipendée ; et devenue souffre-douleur de tous les désœuvrés’’. Dr Solange Andagui Bongo Ayouma décharge sa bile. Que devient cette assertion : ‘’L’Homme qu’il faut à la place qu’il faut ?’’ Ce n’est pas de faire de la médecine spectacle, il s’agit de ‘’protéger des vies pour que vive la patrie’’ conclut-elle.
‘’L’Union’’ dans sa publication du 21 avril 2020, à la page 5 titrait : ’’Port de masque : une prise de conscience s’installe’’. Dans la grande majorité, il existe toutes sortes de masque : c’est un équipement de protection officiellement obligatoire dans les lieux publics. La pratique s’installe progressivement. Alors que le virus vit dans l’air expiré. On se protège et on préserve ceux que l’on aime.
A la page 6 du même journal : ‘’Sangel protège sa clientèle’’. C’est que les responsables de la Société Alimentaire de la Nomba (SAN), devenue SANGEL ont pris des mesures internes : gels désinfectants, marquage du sol, distanciation dans les files d’attente et les employés sont équipés de masques et de gants.
La Fondation Sylvia Bongo Ondimba a un partenariat avec la société pour accompagner les familles les plus démunies.
A la page 10, ‘’Madagascar annonce un possible remède contre le covid-19’’. C’est l’Artémisia annua, une plante utilisée pour lutter contre la fièvre et le palu. Les chercheurs et experts malgaches ont nommé ce médicament ‘’covid organics’’ et ils sont en pleine production. Les résultats sont très intéressants.
‘’L’Union’’ parue le 20 avril 2020, à la page 13 titrait : ‘’covid-19 : les failles de la sensibilisation à Montalier 5’’.
L’absence d’électricité dans cette circonscription à forte densité humaine dans le 6e arrondissement de Libreville, tout cela représente un véritable handicap pour accéder aux informations télévisées en cette période de confinement. Certains tenanciers profitent pour ouvrir les bars sans mesurer l’ampleur de la pandémie. D’autres se croient malins.
A la page 6 : ‘’covid-19 : les manquements de la prise en charge (enfin) au grand jour’’. C’est la problématique de la mauvaise prise en charge des malades dans ces établissements sanitaires qui ne date pas d’aujourd’hui. La vidéo de Luc et celle des autres illustrent cette défaillance. Le porte-parole du COPIL s’est essayé à un mea culpa tout en rassurant de l’amélioration des conditions de soins.
‘’Gabon Matin’’ du 20 avril 2020, à la page 3 titrait : ‘’Démystifier et dépolitiser le COPIL’’. Beaucoup semblent que ses prestations sont peu satisfaisantes. Cette structure est décriée pour le public. On reproche un comité technique d’entretenir un mystère dans le rendu de l’évolution de l’épidémie au Gabon, sa communication pour la politisation de la lutte contre le covid-19. Des améliorations dans l’organisation et le fonctionnement du COPIL s’imposent.
‘’Le Mbandja’’ N°550, à la page 6 titrait : ‘’Lutte anti-covid-19 : un plan de riposte coûteux et peu efficace’’. Un bilan des cas contaminés toujours à la hausse avec peu de guérisons et des moyens d’accompagnement qui laissent à désirer. Il faut revoir cette stratégie et régler rapidement la question du confinement et la crise du covid-19.
‘’Echos du Nord’’ du 20 avril 2020, à la page 5 croit savoir situer où se situe la responsabilité en titrant : ‘’covid-19, responsabilité commune et collective : face du nouveau coronavirus, nous avons tous un devoir de responsabilité’’, c’est respecter les gestes barrières et toutes les décisions objectives du gouvernement. En situation pareille de crise, le gouvernement serait mieux inspiré en associant des leaders d’opinion, des artistes et médias privés à sa stratégie de communication pour sensibiliser les populations comme l’a fait le Sénégal dont la capacité de résilience face au covid-19 est avérée.
‘’La Loupe’’ à la page 5 titrait : ‘’156 contaminations sur un mois : les Gabonais sont-ils forts que le covid-19 ?’’ Il ne s’agit pas de se réjouir, mais de tirer quelques leçons d’un virus annoncé comme une bourrasque en Afrique subsaharienne. Depuis le cas zéro mi-mars, jusqu’à maintenant, la maladie a fait moins de dégâts que les mesures gouvernementales.
‘’Le Mbandja’’ N°551, puisque le confrère a livré deux parutions dans la semaine, à sa Une et à la page 7 titrait : ‘’Le 2e décès au Gabon : le Dr Tanguy de Dieu s’en est allé à Dieu’’. Le meilleur jeune chirurgien en endoscopie au congrès mondial de chirurgie endoscopique en gynécologie en avril 2018. Nul n’est à l’abri de cette pandémie. La contamination du Dr Tanguy s’était faite en dehors du milieu professionnel, selon les informations données par le porte-parole du COPIL.
A la page 2, ‘’le COPIL est-il vraiment crédible ?’’ L’état d’urgence décrété le 10 avril 2020 est une mesure exceptionnelle pour la santé. Censée permettre de maîtriser la circulation du coronavirus dans le pays. Deux semaines après, les chiffres annoncés par le COPIL incitent à se demander si cet organe n’induit pas le gouvernement en erreur. On y dénonce le copinage, le clientélisme et l’affairisme. Sensibilisation de masse moins méthodique. Pas de mise aux normes de certaines structures sanitaires. Dans cet état d’urgence sanitaire, le bilan est catastrophe et douteux.
A ce sujet, il faut souligner qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Le COPIL a aussi ses points forts.
Vie des partis
Dans les différents états-majors des partis politiques, rien ne passe comme prévu. Le seul qu’on n’a pas vu venir a pour nom : coronavirus. Les acteurs politiques, loin d’assister impuissants à cette pandémie établissent les responsabilités.
‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à la page 9 titrait : ‘’PDG : pour une implication plus efficace contre le covid-19’’. Le quotidien souligne que le Parti démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) est le soutien des pouvoirs publics et se veut plus volontariste dans la lutte contre le coronavirus. Il s’implique davantage en droite ligne avec le conseil présidentiel spécial pour éviter que les festivités se transforment en secteur de la propagation de la pandémie.
A la même page : ‘’L’invite du CND très peu suivie’’. C’est le moins que l’on puisse dire, le Conseil National de la Démocratie (CND) avait remis officiellement le matériel médical aux formations politiques. L’Etat ne pouvant tout faire, les leaders invités à sensibiliser les populations, pas d’écho.
‘’Le Mbandja’’ du 17 avril 2020 (N°550), distribué la semaine écoulée, à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’Entourloupette au sommet de l’Etat en pleine crise du covid-19 : Maganga Moussavou règle ses comptes’’. Limogé du poste de Vice-président de la république Gabonaise il y a un, Pierre-Claver Maganga Moussavou n’a pas choisi meilleur moment qu’en pleine crise du covid-19 pour enfoncer Brice Laccruche Alihanga et l’actuel Premier ministre Julien Nkoghé Bekale, un règlement de compte mené en règle sur les ondes d’un média d’Etat (Radio Gabon). Le 14 avril 2020, il a montré qu’une main invisible est derrière.
A la page 6, ‘’Après le pétard mouillé, voici le tigre en papier’’, Noel Mboumba qui a géré le pétrole en sait trop sur les différents mouvements liés à la gestion des ressources financières produites par l’or noir. Il est sorti de prison à la surprise générale. Il a bénéficié d’une liberté conditionnelle. Maganga Moussavou a bondi sur le premier micro pour dire tout le mal qu’il pense de BLA et de Sylvia Bongo Ondimba. A la surprise, le second nom a sauté. Pourquoi n’avait-il pas évoqué cet aspect lorsqu’il fut débarqué de son poste ? Et les pétards mouillés ni les tigres en papier ne pourront changer la donne.
‘’Echos du Nord’’, aux pages 3 et 5 titrait : ‘’Prétendue tentative de coup d’Etat : Maganga Moussavou et ses accusations à la limite de la mesquinerie’’. Un discours sur les antennes de la radio nationale le 14 avril dernier : ‘’Monsieur Brice Laccruche Alihanga a souhaité me donner droit à 4 milliards pour que je sois dans son camp, j’ai dit non’’. Puis du Premier ministre Julien Nkoghé Bekale, il fera l’un des instrumentalistes de l’affaire du Kévazingo, aux côtés de BLA pour l’évincer.
Une accusation qui ne semble pas progresser par manque de preuves. A la suite de Noel Mboumba avec la théorie du complot. Pourquoi ne l’avoir pas dit plus tôt ? Un jeu de manipulation dangereuse ? C’est le complot de ceux qui veulent récupérer des strapontins.
A la page 5, ‘’Maganga Moussavou, un narcissique souffrant de mythomanie ?‘’ On lui compte une immense richesse. D’abord, jeune conseiller économique et financier d’Omar Bongo, qui l’affectera au FMI, puis le nommer Maire de Mouila. En 1993, candidat à l’élection présidentielle. Il montre, poursuit le journal, une propension au lucre et au narcissisme même s’il veut souvent s’en défendre comment croire un tel personnage à la suite de ses accusations contre le PM ou à l’endroit de BLA.
‘’L’Aube’’ à la page 2 revient sur Maganga Moussavou en titrant : ‘’Maganga Moussavou a refusé 4 milliards de FCFA de BLA’’. C’est une nouvelle pirouette qu’il tente pour plaire aux Bongo. Le Président du PDS a fait son spectacle sur Radio Gabon pour défendre les intérêts de la famille. Il parle de probité morale, de loyauté à l’égard du Chef de l’Etat.
‘’Le Mbandja’’ à la page 4 : ‘’Point de vue de Jean Eyeghe Ndong : le Gabon et ses deux crises ‘’. Sentiment de devoir patriotique pour se mobiliser aux côtés des autres compatriotes et sentiment de malaise profond de 2016 : une clique d’individus a jugé bon de supprimer la vie des Gabonais. Il reconnait que ‘’ des gabonais lui jettent à la figure qu’il est ‘’hors sujet’’. Sur le cas sanitaire, ‘’Il n’est jamais trop tard pour bien faire. La crise sanitaire, conclut-il peut être une opportunité susceptible d’irriguer qualitativement les cœurs’’.
‘’La Loupe’’, à la page 3 titrait : ‘’André Mba Obame, cinq ans après, une Légende bien Gabonaise’’. Le 12 avril 2015 à Yaoundé, disparaissait André Mba Obame. D’année en année, le souvenir s’est mué en une Légende. Beaucoup n’ont pas oublié l’auto proclamation le 25 janvier 2011 et, est contraint de se réfugier dans les locaux du PNUD. A sa mort, il a eu un hommage très mérité.
‘’ Le Mbandja’’ à la page 3 titrait : ‘’Vie du PDG : la revanche du Mollah Ogouma ?’’ Le départ de Paulette Mengue M’Owono qui a dernièrement filé une claque à un ‘’clandoman’’, et le retour en politique du mollah Ogouma, l’actuel conseiller du Chef de l’Etat font que le match retour contre la victime d’hier, Joel Ogouma, aura un arbitre.
Madeleine Berre et Denise Mekam’ne. Que reproche-t-on à Madeleine Berre ? ‘’Son arrogance, son indifférence envers les militants du PDG, son manque de vision politique et ses instincts tribalistes. La suite nous la connaissons.’’
Economie
A quoi faut-il s’attendre ? ‘’L’Union’’ dans sa publication du 24 avril 2020 à la page 4 évoquait le crédit en titrant : ‘’Crédits bancaires des entreprises : les entrepreneurs à la caisse’’. C’est le début d’application des mesures de financement d’urgence de la trésorerie des entreprises et du moratoire sur les échéances de crédits bancaires. Le crédit est accordé sur présentation de l’acte signé du ministre à la banque.
A la page 5 : ‘’Moratoire sur les crédits : les fonctionnaires exclus’’, les fonctionnaires redevables aux banques vont devoir s’acquitter de leurs charges. L’Objectif de ces moratoires est de soulager la trésorerie de ces opérateurs économiques, a déclaré Mme Berre. C’est en contrepartie que les remboursements des prêts contractés ont été opérés.
Parlons toujours de l’économie, ‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à la page 10 titrait : ‘’Le pétrole ne se vend quasiment plus !’’ -37, 63 dollars, c’est le prix auquel s’est changé le baril de WTI aux Etats-Unis, lundi dans la soirée. Baissé à ce plus bas niveau, la baisse de la consommation de l’or noir a généré une structuration des capacités de stockage.
‘’L’Union’’ du 22 avril revient à la page 5 sur la paie en titrant : ‘’Début de paie hier loin du désordre du 25 mars dernier’’. A en croire notre consoeur, un peu partout, le dispositif d’accueil des agents de l’Etat était mieux adapté à la lutte contre le covid-19.
‘’L’Union’’ parue le 21 avril 2020 à la page 4 revient sur les dispositifs mis en place pour la paie des agents de l’Etat : le marquage au sol, l’installation des tentes, la mise à disposition de l’eau et du savon pour se laver les mains.
A la page 7 : ‘’les moyens roulants sont mis à disposition pour des besoins essentiels’’. A la suite de l’interview que le ministre Léon Armel Boundi Balonzui a accordé, il appelle au respect des mesures barrières dans les bus mis en circulation.
‘’Gabon Matin’’ du 20 avril 2020, à la page 7 titrait : ‘’Confinement du Grand Libreville : le e-commerce en difficulté’’. Alors que la quasi-totalité des magasins sont fermés, le e-commerce devrait en profiter avec le confinement total du Grand Libreville. Mais, le constat est tout autre : pas d’achat ni de vente en ligne, la connexion reste virtuelle entre les différentes communes de la capitale Gabonaise.
‘’Echos du Nord’’ du 20 avril 2020, à la page 7 titrait : ‘’Le plan d’aide aux entreprises privées est à parfaire’’. Avec les détails donnés par le Premier ministre, au plan de sauvetage de l’économie en raison de la pandémie. Le passage par des banques aurait dû être évité pat l’Etat. Le poids du secteur informel ne doit pas être négligé : l’Etat a encore le temps de revoir sa stratégie.
‘’L’Aube’’ du 20 avril 2020, à la page 5 titrait : ‘’Le Gabon est riche et tout le monde le sait !’’ C’est la raison pour laquelle le FMI a publié la liste des pays devant bénéficier de l’aide et lui a accordé un prêt de 88 milliards de FCFA. Le débat sur les aides du FMI au Gabon est diversement interprété. Or, le Gabon est un pays à revenu intermédiaire (PRI). Selon Mays Mouissi : ’’Le FMI est cette institution qui vient expliquer chaque année aux Gabonais que tout va bien’’.
Social
‘’L’Union’’ du 25 avril 2020, à la page 6 titrait : ‘’Arise /GSEZ/OLAM : 5300 kits alimentaires pour les plus vulnérables’’. Le duo Arise/Gsez et le Groupe Olam ont distribué le 20 avril dernier, 5300 kits alimentaires aux ménages des communautés des villages des sites respectifs du port minéralier, du New Owendo Port et de la zone économique spéciale de Nkok. Les responsables des deux groupes ont indiqué : ’’cette action supplémentaire traduit notre volonté, notre constance et notre engagement envers la population gabonaise’’.
A la même page 6 : ’’Trois entreprises de la zone portuaire renforcent la Banque Alimentaire’’. Le directeur général de l’office des ports et rades du Gabon (OPRAG), Apollinaire Alassa a remis, au nom de la communauté portuaire, un don pour renforcer la Banque Alimentaire. 18,8 tonnes de denrées diverses d’OPRAG, 7 tonnes de REGABON, 3,8 tonnes de riz et du sucre de la société du patrimoine. Le Ministre du commerce, Hugues Mbadinga Madiya a réceptionné aussi la liste détaillée des aliments. C’est la réponse à l’appel du Chef de l’Etat.
‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à sa Une et aux pages 2, 3 et 5 titrait : ‘’Aide alimentaire : sortir du bazar !’’. Cette distanciation donne lieu à un imbroglio constate le quotidien et à des scènes à rebours de l’effet recherché. Il s’agit de la nécessité et l’urgence de rectifier le tir pour les organisateurs.
A la page 5, le quotidien se basant sur le récent élan de générosité du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, constate que Nourredin Bongo Valentin a offert un important lot de denrées alimentaires par l’entremise des élus locaux, en soutien aux familles vulnérables.
A la même page, ‘’Sobraga offre 32000 bouteilles d’eau minérale à la Banque Alimentaire’’. C’est pour soulager les ménages les plus durement touchés que la société des brasseries du Gabon (SOBRAGA) a remis le 21 avril dernier 32.000 bouteilles d’eau pour soutenir la riposte nationale du covid-19.
L’Union du 20 Avril 2020 à la page 7 : ‘’Bons d’achat ; Asa relaie la FSBO dans plusieurs quartiers’’. L’association aide sociale d’awendjé (ASA) vient de sillonner plusieurs quartiers de Libreville afin d’appuyer l’action de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) en distribuant aux populations des bons d’achat alimentaire. Ils ont à ce jour distribué plus de 400 bons d’achats alimentaires.
‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à la page 11 titrait : ‘’Télé-enseignement : des enfants en éveil, une semaine après’’. La plateforme numérique (www.xgestion.com) et sur les médias publics (Gabon 1ère et Radio Gabon), est un programme lancé le 14 avril dernier comme une solution alternative pour les élèves en cette période de confinement. Ce programme national d’enseignement à distance respecte les horaires de cours habituels.
‘’Le Mbandja’’, à la page 3 titrait : ‘’Année scolaire et Universitaire 2019-2020 : vers une année blanche ?’’. Les cours par télévision destinés aux élèves des classes d’examen, la fermeture justifiée des établissements scolaires et permettre de tenir le calendrier scolaire de fin d’année 2019-2020 ? Pas si sûr. Une telle promesse reste tributaire de la réussite de la riposte sanitaire contre le covid-19.
‘’L’Aube’’ du 20 avril 2020 à la page 4 titrait : ‘’Les syndicats renvoient le régime à ses propres turpides’’, à propos de l’enseignement à distance, comment bousculer l’année scolaire alors que le pays est en pleine crise sanitaire ? Sauver l’année scolaire est totalement irréaliste. Il faut réaménager le calendrier scolaire, le paiement des vacations des examens 2019.
‘’L’Union’’ du 20 avril 2020, à la page 5 titrait : ‘’Gratuité des loyers : les agents de l’Etat exclus’’, la précision est du ministre de l’économie et des Finances, y compris les agents du privé qui perçoivent l’entièreté ou une partie de leurs salaires. Désormais, le bailleur et le locataire constituent leur dossier à partir du guichet virtuel disponible sur le site internet.
‘’Echos du Nord’’, à la page 6 titrait : ‘’Suspension des loyers risque très élevé de détournement massif des fonds’’. Le ministre de l’économie a annoncé samedi dernier à la télévision nationale que son administration dispose d’un fichier complet de tout ce que le Gabon compte de propriétaires immobiliers, attention aux noms fictifs. C’est un système de prédation de fonds publics !
‘’La Loupe’’ du 22 avril 2020, à la page 5 parle des loyers et titrait : ‘’L’imbroglio des loyers à régler par le gouvernement : Ogandaga aveugle devant le cafouillage sur le terrain’’. Le journal évoque la sérénité du ministre qui tranche nettement avec l’inquiétude et la colère de certains bailleurs qui n’ont pas encaissé leurs loyers du fait d’une mesure gouvernementale qui tarde à se rendre effective.
L’Aube à la page 4, ‘’Tensions dans les régies financières ; qu’est-ce qu’il y a d’intérêt quand nous demandons le paiement de notre prime ?’’ Les agents du Trésor exigent le paiement de leur prime de spécificité. Ils fustigent l’attitude de leur ministre qui ne veut rien savoir de cette revendication.
‘’Matin Equatorial’’ du 22 avril 2020, à la page 6 revient sur les syndicats en titrant : ‘’Mesures d’accompagnements du covid-19 : le coup de gueule des centrales syndicales’’. Les travailleurs du Gabon s’indignent que ce devoir de solidarité nationale vise à mettre sur les épaules, les seuls travailleurs et leurs familles toute la charge dévolue à l’Etat. Ils souhaitent leur intégration dans le COPIL.
Société
Faits divers
‘’L’Union’’ du 24 avril 2020 à la page 6 titrait : ‘’Un Lycéen périt noyé dans l’Ogooué’’. Le week-end écoulé, un jeune compatriote, A.F.Y Mouketou Mapangou, âgé d’une vingtaine d’années et élève en classe de seconde au Lycée Privé Lewai de Franceville a péri noyé dans l’Ogooué près des chutes Masuku, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué. Allé faire une partie de pêche au nord du fleuve. Sur un tronc d’arbre pris dans un tourbillon, deux de ses amis s’agrippent solidement. Tandis que les 3 autres projetés parviennent à regagner la rive, Mouketou Mapangou n’a pu être secouru.
‘’Le Mbandja’’ N°551, à la page 7 titrait : ‘’Noyade ou assassinat de Mouketou Mapangou Yoan Amir ? Au cours d’une partie de pêche à laquelle il s’était livré avec neuf autres personnes sur les bords du fleuve Ogooué au niveau de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, le 18 avril 2020, le jeune lycéen Mouketou Mapangou Yoan Amir y a laissé la vie. La noyade, motif du décès soutenu par ses compères de pêche, n’ pas convaincu la famille qui a introduit auprès du procureur général de Franceville une plainte pour homicide volontaire contre personnes non dénommées.
‘’L’Union’’ du 25 avril 2020, à la page 12 titrait : ‘’des magasins pillés à Nzeng-Ayong-Dragages’’. Trois magasins ont été cambriolés à Nzeng-Ayong-Dragages dans la nuit de Lundi à mardi dernier. Les jeunes délinquants en plein couvre-feu et confinement total du Grand Libreville sont soupçonnés d’avoir un lien avec ces actes. Les portes d’accès fracassées pour se servir des produits alimentaires. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête. En attendant, des patrouilles de police doivent être renforcées.
‘’L’Union’’ du 23 avril 2020, à la page 12 titrait : ‘’les cambrioleurs des magasins de Mindoubé aux arrêts’’. Yaya Senouri, commerçant, s’est plaint de ce que son magasin d’alimentation générale, à Mindoubé, dans le 5e arrondissement de Libreville aurait été pillé par des malfrats. Les enquêteurs de la direction des affaires criminelles (DAC) ont constaté en se rendant sur les lieux que, dans la nuit du 17 au 18 avril dernier, des inconnus ont cambriolé. Ils interpellent 4 jeunes gabonais détenant plusieurs marchandises provenant du magasin cambriolé.
‘’L’Union’’ du 22 avril 2020, à la page 11 titrait : ‘’trois morts et deux blessés dans un éboulement à Mindoubé 1’’. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril 2020, un glissement de terrain a tué trois enfants au quartier Mindoubé 1, dans la zone appelée cuvette-derrière-Sovog dans le 5e arrondissement de Libreville. C’est vers 3h du matin que la maisonnée a été surprise par une chute de terre pendant qu’il pleuvait. Les voisins, les sapeurs-pompiers ont permis de retirer deux enfants, mais les corps sans vie des victimes ont été sortis des décombres sous le regard des parents effondrés.
A la même page des faits divers : ‘’quatre jeunes hommes derrière les barreaux pour vols en série’’. L’antenne provinciale de la Police Judiciaire (PJ) a interpellé quatre individus suspectés d’avoir un lien avec les vols en série commis à Port-Gentil, dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, sous une pluie battante et en plein couvre-feu.
Les intéressés sont des élèves âgés de 18 à 19 ans, et apprentis dans le froid et la menuiserie. Une perquisition du domicile de l’un d’eux a abouti à la découverte d’un sac noir dissimulé dans le plafond : 810 téléphones portables, 5 tablettes, 1 ordinateur portable, des clés usb, des casques à musique, des écouteurs, des chargeurs, des kits. Ils sont inculpés pour vols en série.
Religion
Le Mbandja N°551 à la page 7, ‘’Ramadan 1441 : à l’épreuve du confinement’’. Les musulmans du Gabon observent depuis l’aube du vendredi 24 avril le jeûne du mois béni de ramadan de l’année hégirienne 1441. Le 4e des 5 piliers de l’Islam, « Ne pas boire, manger, fumer, ni d’entretenir des rapports charnels de l’aube jusqu’au coucher du soleil ». C’est l’épreuve du confinement, pas de réunion, de prière nocturne à la Mosquée.
Sports
‘’L’Union’’ parue le 21 avril 2020, à la page 12 titrait : ‘’La Fegafoot propose un prêt pour aider les joueurs’’. C’est une lettre adressée au ministre des sports par la fédération qui sollicite une aide exceptionnelle pour les joueurs de D1 et de D2 d’un montant de 50.000 FCFA par mois. Soit un total de trois millions remboursables.
‘’L’Union’’ du 24 avril 2020, à la page 12 affiche de l’optimisme pour l’international gabonais Denis Bouanga : ’’Le veto de l’ASSE et le confinement interdit de parler, voire d’accorder une interview sans le visa des dirigeants de l’AS. Saint Etienne.
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