Revue de presse

Gabon / Médias : La revue de la presse gabonaise de la semaine du 20 au 26 janvier 2020

Libreville, Lundi 27 Janvier 2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée a été marquée par les audiences présidentielles, les mouvements sociaux et un fait divers qui est devenu un phénomène de société.

Politique

Le quotidien pro gouvernemental « L’Union » du 23 janvier 2020, à la page 4, aborde les audiences du président de la République en titrant : « Renforcer l’axe Libreville-Lomé ». La consoeur note que la visite d’amitié et de travail que Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République togolaise effectue ce jeudi 23 janvier dans notre pays intervient à quelques semaines de la tenue de l’élection présidentielle au Togo. Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a évoqué avec lui l’excellente collaboration entre la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et celle de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le numéro du 24 janvier rapportait aux pages 2 et 3 ce titre : « Gabon-Togo : coopération au beau fixe ». Il est question d’un tête-à-tête au cours duquel  les deux présidents ont évoqué la question de la lutte contre le trafic des faux médicaments. Un fléau que les deux pays ont décidé d’associer leurs efforts pour le bouter hors du continent.

A ce sujet, « Le Mbandja »  du 24 janvier 2020, à la page 8 rugit en titrant : « Que cachent les visites intempestives de Faure Eyadéma à Libreville ? » Le confrère y trouve une explication : « apportant des conseils et des messages tant de la France que d’autres cercles fermés des chefs d’Etats africains ». Avant d’enchaîner : « des cours de real politik que Faure viendrait donner à Noureddin Bongo à Libreville ».

Les activités du porte-parole de la présidence de la République ne sont pas en reste, « L’Union » parue le 25 janvier, à la page 4 titre : «  J. Ella Ekogha : L’action publique doit porter des fruits à court et long termes ». Le conseiller spécial en charge de la Communication présidentielle n’a pas dérogé à la règle : reprenant l’exigence d’exemplarité et de probité, il a martelé : «  L’action publique doit porter des fruits à long terme mais aussi à court terme ». D’autres sujets d’actualité ont été abordés, notamment la psychose dans le pays, l’opération Scorpion.

La plupart des journaux gabonais ont consacré leurs Unes respectives à la nomination de Noureddin Bongo Valentin dont les réactions divergent. Ainsi chacun des organes de presse proches de l’opposition est allé de son titre. « Le Mbandja » du 24 janvier 2020, à la page 2 scandait : « Noureddin voulait-il brader les richesses du Gabon ? ». Le confrère note qu’il fait encore parler de lui dans un nouveau montage financier louche à travers cette affaire, (carte géologique). Et de citer : « La Lettre Du Continent. » Selon sa conclusion, c’est en catimini qu’il peaufine déjà un plan d’identification des sites miniers du pays. Pour en faire quoi ?

A la même page, en bas, l’avocat Anges Kevin Nzigou a déposé une correspondance chez le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville dans laquelle il sollicite l’interdiction de sortie du territoire de Noureddin Bongo Valentin, a-t-on appris par le biais d’un communiqué de presse. Il souligne : « Si cette décision surprend encore de nombreux compatriotes, c’est au nom de l’égalité entre les parties aux procédures croisées en cours ».

« Echos de Missimba » du 22 janvier 2020 aux pages 2 et 4 réagit vivement avec ce titre : « Noureddin Bongo Ondimba au cœur de la réalité ». Cet autre son de cloche retrace les visites du coordinateur général des affaires présidentielles dans les orphelinats, les centres d’accueil pour enfants en difficultés. Et à la même page, ce titre assommant : « L’opposition aux abois ». Ce ne sont que les adeptes de la contradiction sortis du bois avec le débat de clocher, le confrère présente Noureddin Bongo Valentin en homme de confiance, un sang neuf à la place de ce que les autres appellent dauphin ou succession monarchique.

« Echos du Nord » du 20 janvier 2020, apprécie les choses autrement aux pages 3 et 7. D’abord, le coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP), le premier titre : « Noureddin Bongo Valentin se tire deux balles dans le pied», à qui on prête l’intention que le tribunal lui donne raison en condamnant les membres de la société civile pour dénonciation calomnieuse. Ensuite, contre la presse privée notamment « Moutouki ». Tandis qu’à la page 7, le confrère évoque les gisements d’or. Le vendredi 27 décembre  2019, le DGAP a adressé un oukase au directeur général de la Société Equatorial des Mines (SEM). C’est le CGAP qui est aux commandes pour 100.000 mines d’or ouvertes de manière illégale.

« Gabon d’Abord » du 23 janvier 2020, à la page 7 titre : « Noureddin à toutes les sauces de la délation ». Le confrère souligne en s’interrogeant : « Pourquoi un tel acharnement sur un fils de la nation et du président de la République ?  » Une manière de prendre sa défense. Partant, « L’Espoir » du 23 janvier, à la page 2 titre : « Un débat sans fondement ! ». Il s’agit d’un délit de patronyme. Avant de citer des cas connus : le fils de Maganga Moussavou n’a jamais été inquiété, la fille de Ndaot, Ali lui-même était ministre de la Défense. Les contempteurs de Noureddin ont mieux à faire que de se focaliser des hallucinations.

Dans le même exercice, à la même page, ce titre : « Comment faire pour nuire à Noureddin Bongo Valentin » Le confrère note qu’il doit avoir une cuirasse en acier nickel-chrome, pour résister à toutes les attaques. C’est une vie des vampireux, conclut-il.

« Nku’u le messager » du 27 janvier 2020, proche de l’opposition, à la Une, et aux pages 2 et 3, titre : « Affaire Noureddin : ou la tentative d’arroser « l’arroseur ». Le confrère parle de pure fiction pour l’affaire qui défraie la chronique est une réponse politique à l’opération scorpion. Une réponse du berger à la bergère. En intégrant dans cet article Raspoutine, le corollaire pour celui qui prétend détenir des pouvoirs surnaturels pour soigner, sait aussi ses limites. Cet arroseur-là tente, alors de fausser des pistes.

Le Premier ministre et le Gouvernement,

« L’information du mois » du 24 janvier, à la une et aux pages 2 et 3 titrait : « Le sursis ! Après 1 an de gouvernement médiocre ». C’est le Premier ministre dont les membres du gouvernement sont noyés dans plusieurs scandales financiers, avant de rappeler que le fils de l’Estuaire alors l’état de dégradation des voies est très avancée  entre Cocobeach-Libreville, Kango, PK80 pour illustrer la médiocrité au point de lui faire payer sa trop grande proximité avec BLA (Brice Laccruche Alihanga, ndlr), pour dire qu’il serait sur une chaise éjectable.  

A la même page du mensuel d’analyses titrait : « Nouveau gouvernement, Qui pour succéder à Nkoghe Bekale ? » La consoeur fait allusion à l’annonce dans « Jeune Afrique » considéré comme un relais fidèle du bord de mer (présidence de la République, ndlr), le départ à la primature de Julien Nkoghe Bekale dont le gouvernement n’est pas loin des précédents, les rumeurs enflent. Alain-Claude Billie By Nze, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, Rose Christiane Ossouka Raponda pour succéder à Julien Nkoghe Bekale.

« La Loupe » du 21 janvier, à la page 7, écrira quant à cette rubrique un titre : «  Quel est le bilan de Nkoghe Bekale et ses gouvernements successifs ? ». Le confrère pose la question : «  Julien Nkoghe Bekale est-il fait pour échouer ? » Le PM et sa ministre n’ont pas réussi à mener le dialogue sans interruption et en bonne intelligence. Et de dire : il y a donc un lien entre la situation politique et la bonne gouvernance. Il a failli vexer les partenaires sociaux présents à ce forum, lorsque sa langue a manqué de tenue. Rien ne réussit à JNB.

« La Concorde » du 22 janvier, à la Une et à la page 3 titrait : «  Le premier ministre ramerait-il à contrecourant ? » Sachant que le PM a défini son action qui commande une réduction de train de vie de l’Etat, il a déclaré que le gouvernement ne peut  tout faire. L’on peut toujours rêver. A quoi sert un Premier ministre ?

Dans le même ordre d’idées, « Le Temps » du 23 janvier, à la Une et à la page 3 titrait : «  Un PM comme les autres, sur le départ ! » qui parle de la nervosité qui gagne de plus en plus un homme confronté à des contradictions dormantes au sein de la société gabonaise et qui révèle son impuissance à y faire face. Dans un Etat où les signes extérieurs de l’opulence sont évidents, les PM n’y échappent pas. JNB est incertain sur son avenir à la tête de la Primature.

« Le Moutouki » du 23 janvier, à la Une et à la page 2, titre : « Julien Nkoghe Bekale : « Priez pour moi ». C’est dans cette petite agglomération d’Akok sur la route de Cocobeach que les habitants en ce 15 décembre rencontrent leur élu. En échange de quelques mots, l’homme a senti une inspiration gagner son âme au point de leur demander de prier pour lui. Le 18 janvier, un mois plus tard, il leur parle de Dieu qui sait ce qu’il nous réserve. L’homme qui vient d’échapper à une motion de censure des députés en sait quelque chose.

« L’Espoir » du 23 janvier, à la page 4 titre : «  Changement du Premier ministre un mois après avoir convaincu les députés ? » Avec la confiance de plus de 110 députés qui ont été émerveillés par son grand oral, on apprend tout ahuri qu’un remaniement serait dans l’air du temps, en ce mois de janvier. N’est-ce pas prendre les députés et les Gabonais pour de demeurés ? Julien Nkoghe Bekale a presque passé son temps à réajuster, on n’a pas senti frémir quelque chose.

« Echos de Missamba » du 22 janvier, aux pages 2 ,4 et 5 titre : « Qui peut hypothéquer la feuille de route d’Ali Bongo Ondimba ? Le gouvernement se trouve face à ses défis. Le PM a su instaurer le dialogue avec les syndicats. Vouloir déstabiliser Nkoghe Bekale, par des mécanismes malintentionnés, ce serait vouloir hypothéquer la concrétisation de la feuille de route dressée par Ali Bongo Ondimba à son Premier ministre. Et de préciser que le Gabon n’a pas besoin aujourd’hui de Judas politique.

Toujours sur la même lancée,  « Le Soleil » du 22 janvier, à la page 2 et 3, titre : « Cabale contre le Premier ministre et le maire de Libreville : à qui profite le crime ? » Ils tentent d’instrumentaliser Noureddin Bongo pour qu’il use de son influence afin de pousser le chef de l’Etat à démettre le Premier ministre. Des gens tapis dans l’ombre reprochent au PM de n’avoir pas bitumé le tronçon Libreville-Kango, et au maire de Libreville la gestion de la cagnotte municipale, lui qui a mis fin aux marchés anarchiques sur les trottoirs, alors que la confiance du chef de l’Etat prime dans les deux cas. D’où ce second  titre : « Ali Bongo Ondimba  est la vraie cible ».

Social

« L’Espoir » de la semaine, à la page 6, titre : « Le gouvernement sur la corde raide avec son code du travail ». Les partenaires sociaux ont commencé par postillonner que le nouveau code du travail est suicidaire pour les travailleurs. C’était le préavis de grève pour une paralysie globale du pays de cinq jours. Le gouvernement devait revoir sa copie.

Cependant, « L’Aube »  dans sa livraison du 20 janvier 2020 affiche sa détermination en titrant : « Les syndicats menacent, le gouvernement recule » Le confrère parle d’un micmac autour du nouveau code du travail en gestation. Alors que les principales centrales syndicales ont annoncé le lancement de la grève générale d’avertissement, l’objectif est de contraindre le gouvernement à réviser sa copie de projet jugé capitaliste et esclavagiste.

Par ailleurs, « Matin Equatorial » du 22 janvier, à la Une et à la page 5 titre : « Menace de grève générale contre la révision du code du travail, les éclairages du gouvernement ». Selon les explications de Madeleine Berre, en charge du Dialogue social, le nouvel instrument devait régir l’univers  laborial au Gabon. Les acteurs le dénoncent avec vigueur.  

Et « La Loupe » du 21 janvier, à la page 7 titre : « Les syndicats appellent à la mobilisation et à la vigilance ». Les travailleurs de Port-Gentil préfèrent demeurer prudents dans l’attente du mot d’ordre de grève. Ils précisent que la ministre a tout intérêt à tenir ses promesses. Elle avait promis prendre en compte leurs propositions.

« L’Union » du 23 janvier, à la Une et aux pages 2, 3 et 5 consacre un titre détonant : « La grève n’aura pas lieu ». A l’opposé de ce qui précède, une nouvelle rencontre avec la ministre du Travail et les organisations syndicales a permis d’annoncer la suspension de la menace d’une grève considérant avoir obtenu des garanties quant au processus de révision du code du travail.  

« Le Mbandja », paru le 24 janvier, à la une et à la page 5 titre : « La grève générale d’avertissement effective ». Pour notre confrère, malgré le honteux protocole d’accord signé entre le gouvernement et deux organisations syndicales (COSYGA et CGSL), qui lui sont proches, le 22 janvier 2020, les autres tiennent au maintien du lancement de leur grève générale.

A la même page, un autre titre : « Confédération syndicale gabonaise et confédération gabonaise des syndicats libres : Même père, même mère ». C’est de mener un combat en faveur des travailleurs et ne pas perdre en crédibilité après signature de la trêve sociale. Le confrère souligne que les deux confédérations sont promptes à servir le pouvoir.

Par contre, « L’Union » du 24 janvier, à la page 15 retrace la grève dans les entreprises dénonçant le code du travail, en titrant : « Un mouvement partiellement suivi ». Les sociétés pétrolières et la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) sont entrées en grève hier à l’appel des organisations syndicales qui dénoncent la mouture du code du travail. Il est toutefois prévu un service minimum. A la page 8, le titre : « Grève effective à la SEEG » Après le préavis de grève générale déposé le 17 janvier 2020 sur la table du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, ils sont finalement entrés en grève jeudi 23 janvier 2020.

Un succinct titre de « Gabon Matin » du lundi  20 au dimanche 26 janvier 2020 : « Trêve sociale : Des préalables ». La régularisation des situations administratives, l’aboutissement des recrutements en instance, l’arrimage des retraites au nouveau système de rémunération, le paiement des rappels et la revue du code du travail, pourraient être cinq préalables persuasifs qui rallieraient les travailleurs à l’idée d’une trêve sociale. 

Opération Scorpion

«  L’Information du Mois » du 24 janvier 2020, à la page 4, titre : «  Quid de l’ANIF et de la CNLCEI ? La corruption, un moyen d’ascension sociale. Il a fallu l’opération scorpion au détriment de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNCLEI). Gageons que l’éclatement de ce scandale permettra à la justice de punir les coupables.

Puis, la plupart des journaux gabonais proches de l’opposition ont consacré leurs Unes respectives à l’opération scorpion. Ainsi, « La Loupe » du 21 janvier, à la page 5 est allée de son titre : « Visites totalement interdites ». La consoeur souligne que, pour des raisons encore inconnues, les instances judiciaires viennent de décider d’interdire les visites des membres de la galaxie BLA jusqu’au 26 janvier. Me Anges Kevin Nzigou dénonce dans son communiqué, un régime arbitraire contre cette catégorie des détenus.

Toujours sur ce sujet brûlant, « Le Temps » du 23 janvier, aux pages 2 et 5 titre : « Les frères de Laccruche portent plainte en France ». C’est sur les ondes de Radio France internationale (RFI, ndlr) que les frères Alihanga ont porté plainte officiellement auprès des juridictions françaises. Mais, officieusement, cette plainte, selon certaines indiscrétions, viserait une grosse légume nouvellement nommée à la présidence de la République.

« Nku’u le messager » du 21 au 27 janvier 2020, à la Une et aux pages 2 et 3 titre : « On n’a pas fini de découvrir des « robinets ». Ceux qui pensent que contre les Bongo, tout est à prendre, les robinets qui alimentent les Ajéviens n’ont pas encore été tous découverts. On ne peut amasser autant d’argent sans but inavoué : la conquête du pouvoir, assène le confrère, tout laisse croire que la voie démocratique était écartée.

D’autre part, « Le Moutouki » du 23 janvier, à la page 2 titre : « La contre-attaque des Laccruche ». Une plainte déposée à Paris par les frères Laccruche pour des faits de détention arbitraire et de violences volontaires. Mais, il est poursuivi pour des délits commis au Gabon. Une commission rogatoire viendra-t-elle les interroger ?

« Echos du Nord » du 20 janvier 2020, proche de l’opposition, à la Une, titre : «  BLA toujours dans l’isolement » En se référant aux confrères de « La Lettre du continent », l’amélioration des conditions de détention de Brice Laccruche Alihanga n’ont pas connu de changement. Il a été soigné de l’otite, mais pour le reste, il est désormais seul dans sa cellule, sans éclairage.

Vie des partis politiques

Parmi les journaux qui ont traité la question de la vie politique des partis, trois sont proches de l’opposition et l’unique proche du pouvoir, « L’Union » titrait : « RPG : Laurent Angue Mezui reprend le flambeau ». Le siège du Rassemblement pour le Gabon ‘RPG  est désormais baptisé « Siège national Paul Mba Abessole ». Le parti qui a connu ses lettres de noblesse, il est fini le temps où le fondateur haranguait les foules. La cérémonie de passation de charges entre le président sortant, Célestin Nguema Obame et le rentrant, Laurent Angue Mezui a vu la présence de plusieurs leaders de l’opposition, des responsables des confessions religieuses et des militants. En rappel, le RPG est dans l’opposition.

« Gabon Matin » du 20 au 26 janvier 2020, à la page 5, revient sur la même actualité que « L’Union » en titrant : « Laurent Angue Mezui, nouveau président du RPG ». C’est un ancien du parti. La perte de terrain du parti fait qu’un nouveau challenge s’offre à lui et qui ne demande que le parti s’ouvre aux nouveaux militants et la tenue d’une grande assemblée générale.

« Le Mbandja » du 24 janvier, à la Une et à la page 3, titrait : « Le nouveau président du RPG appuie ». A l’occasion de sa prise de fonction le 18 janvier, Laurent Angue Mezui annonce les couleurs ; il estime que l’opération scorpion n’est qu’une opération de communication visant à détourner l’attention du peuple des vrais problèmes. Et de dire que le régime semble faire semblant.

« L’Aube » du 20 janvier 2020, proche de l’opposition, à la page 6, titre : « Le RPG exige la déclaration urgente de la vacance du pouvoir ». Celui qui succède à Célestin Nguema Obame parle de situation chaotique dans laquelle le pays est empêtré. Il propose une transition politique qui passe par la dissolution de l’Assemblée nationale.

Pour clôturer cette rubrique de la vie des partis, « L’Aube », à la même page aborde en titrant : « Département de l’Okano, la guerre ouverte pour le poste de sénateur ». Le confrère y voit un renouvellement de la deuxième chambre du parlement, le Sénat. La ministre Assengone Obame va-t-elle positionner son poulain ? C’est désormais la nuit des longs couteaux à cause du découpage électoral, un seul représentant pour le département de l’Okano. Le Parti démocratique gabonais (PDG) pour qui  la majorité des populations proposent des noms.

Concernant le PDG, « La Loupe » du 21 janvier titrait, à la page 6 : « Guerre intestine du PDG dans la Mvoung : Mengue Amvame contre Mengue Ekomi pour le poste de sénateur ?» A l’approche de l’investiture du candidat PDG à l’élection sénatoriale, dans le département de la Mvoung, la fièvre et les esprits s’échauffent, les ambitions se bousculent. La hache de guerre est désormais brandie entre les camarades Guy-Roger Mengue Amvame et Roger Mengue Ekomi, le premier accusant le second de « calcul politicien tendancieux », aux fins de briguer en mai le poste de sénateur.

« Echos du Nord », à la page 4 titrait : « PDG, les camarades se déchirent à Ovan dans la perspective des sénatoriales ». Il existe une règle dans le siège de la Mvoung. La lettre adressée au SG du parti par le premier cité veut son application. Le confrère évoque le copinage entre ceux qui ont travaillé ensemble. Le risque est grand pour qu’on assiste à l’implosion du PDG à Ovan.

S’agissant des autres partis politiques, Démocratie Nouvelle intéresse les « Echos de Missamba », à la page 4, qui titrait : « A qui profite le crime contre « El Capo » ? Il ne manque pas d’intrigues politiques dans la vie des hommes. Chercher forcément une explication parfois peut conduire vers l’impasse. Le confrère souligne les intrigues savamment entretenues par certains médias pour diaboliser une personnalité. Démocratie nouvelle est-elle dans le viseur de ceux qui anéantissent les autres ? Pure affabulation. Déstabilisation.

« L’Union » du 25 janvier 2020, à la page 4 titrait : « L’UDERE affirme son ancrage dans la majorité présidentielle » L’Union démocratique et républicaine (UDERE) du président, Victor Missanda qui a installé des structures de base dans le Haut-Ogooué vient d’édifier les nouveaux militants sur l’idéologie et l’appartenance à la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence. Son premier congrès s’est tenu le 19 octobre dernier.

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la une et à la page 2, titrait : « Myboto bientôt évincé par …Oye Mba ». Le confrère note que le mandat de l’actuel président de l’Union nationale (UN) tient désormais à un fil, car les cadres du parti le pressent de convoquer un congrès aux fins de renouvellement des instances dirigeantes avec, en filigrane, son remplacement par le député de Ntoum.

L’Opposition, en général.

Les gens qui se retrouvent souvent intéressent quelques manchettes des journaux, « L’Espoir » du 23 janvier 2020, à la page 4, titrait : « Psychodrame dans l’opposition gabonaise : Nzouba Ndama et Ping, positions diamétralement opposées ! » Moukombo a la carrure de chef quand il marche. Son alter ego de la CNR se fourvoie dans une sorte de mimétisme. Nzouba Ndama fait du réalisme politique son dada, alors que l’autre reste accroché à une sorte de bouée de secours. On parle des membres des LD qui pourraient faire leur entrée dans le gouvernement. Ceux qui avaient mis Ping sur un nuage l’ont abandonné. Celui qui incarne mieux l’opposition, c’est GNN (Guy Nzouba Ndama, ndlr).

« Nku’u le messager » du 20 au 26 janvier 2020, à la une et à la page 2, titrait : « Du clair-obscur autour du concept de « réconciliation nationale ». La question ultime est de savoir de quelle réconciliation nationale parle-t-on au Gabon ? Barro Chambrier s’est rendu compte que la résistance n’était qu’une « utopie ». Il s’est lancé dans les législatives, s’il est resté au bord de la piscine des charbonnages, GNN s’en est éloigné parce qu’il a sa coalition et ses députés.

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la Une et aux pages 3 et 4 titrait : « La danse du ventre de Moukombo. » Les politiciens de l’opposition surtout les renégats venus du pouvoir pour se draper de manteau d’opposant, ne changeront jamais de recette encore moins de paradigme. Penser à un chien qui n’a plus de dents et qui veut ronger un os. D’où la danse du ventre à laquelle on assisterait !

« La Concorde » du 22 janvier, à la page 4 titrait : « Guy Nzouba Ndama : Le combat pour la vacance du pouvoir est perdu d’avance » Le confrère présente cette déclaration comme forte de cette fin d’année 2019. On le présente comme le nouveau chef qui a une voix audible.

Economie

Dans leurs livraisons respectives datant de la semaine écoulée, « La Concorde », à la page 5 évoque la dette intérieure : une véritable préoccupation pour Jean Boniface Assele ». L’Etat n’honore pas ses engagements. JB Assélé, propriétaire d’une école a expliqué que ses enseignants comptaient huit mois de salaires impayés. On payait la dette sans voir les réalisations ou les conséquences positives du paiement de cette dette sur les populations.

A travers leurs éditions, le mensuel « L’Information du mois » du 24 janvier 2020 titrait, à la page 5 « Des licenciements abusifs en cascade ». Les employés du crédit Solidaire du Gabon (CSG) vivent actuellement dans la psychose. Les raisons, c’est leur pratique peu orthodoxe et des motifs fallacieux.

Ensuite, « Matin Equatorial » du 22 janvier 2020, à la page 5 souligne la coopération Russo-gabonaise en titrant : « L’ambassadeur Dmitry Kourakov balise les secteurs d’investissements russes dans le pays ». L’ambassadeur s’est entretenu avec le ministre gabonais de l’Economie et des Finances. La liste des opérateurs économiques russes pour diversifier l’économie.

Le même quotidien paru le lendemain, à la page 6 titre : « Comment séduire les investisseurs russes au Gabon ? ». L’ambassadeur de la Fédération de Russie au Gabon a rencontré le ministre gabonais de l’Economie pour lui signifier les secteurs susceptibles d’attirer les investissements directs de son pays.

De même, « Gabon d’Abord » du 23 janvier, aux pages 5 et 6 titrait : « Infrastructures, 349 milliards…pour un Plan d’actions prioritaires ». Pour les infrastructures  routières, le gouvernement prévoit 135 milliards, les actions intégrées dans la loi des finances de 349 milliards de francs.

« L’Union » du 24 janvier, note à la page 4 : « Gabon-Egypte : pour une diversification des partenaires ». Les deux parties ont convenu de s’engager dans une dynamique de diversification des partenaires. C’est dans cet esprit que les investisseurs égyptiens espèrent travailler et voir les autres travailler. Ils sont meilleurs dans plusieurs secteurs, tels que les infrastructures, le bois, les mines, le pétrole et l’agriculture.

Ainsi, le même journal à la page 5 titrait : « PDIL 2 : plus d’un milliard et demi pour les routes à Makokou ». Des rues qui recevront un revêtement en pavés de 11 cm d’épaisseur avec notamment des fosses bétonnées, des caniveaux de 40 cm sur 40, des cuvettes et autres bordures. Des travaux qui augurent des lendemains meilleurs.

A travers leurs éditions du 23 janvier 2020, à la page 7, le titre : « ASECNA : le Comité national de gestion des aéroports en conclave ». La 36è session du comité de gestion des activités aéronautiques par des contrats nouveaux. Concernant la Cour des comptes, à la page 6, le premier président de la cour des comptes a pris part à la conférence d’Abu Dhabi.

Au sujet des colis postaux, le quotidien progouvernemental titre aux pages 12 et 13 : « Colis postaux : la surprise du bon fonctionnement ». Beaucoup pensent que la poste est morte. En vérité, c’est le pôle bancaire qui bat de l’aile. Conséquence : la perte de confiance. Pourtant, les colis postaux fonctionnent, malgré tous les soucis de la poste. A la page suivante, un titre enchanteur : « Retour de la sérénité : la recette ». En dépit des faiblesses constatées en octobre 2015, un plan de relance a nécessité de financement, et la poste est aux normes.

« L’Union » du 23 janvier, à la page 6, titre : « ACRAM : 8e assemblée générale autour de la redynamisation ». L’Agence des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM) a réuni plusieurs acteurs de la filière café-cacao à Libreville pour la 8e assemblée générale. C’est le fonctionnement de l’institution qui est au centre des échanges.

A la page 7, le quotidien titre : « Déjà six entreprises veulent exporter dans la Cémac ». Le comité national d’agrément des produits industriels sur le tarif préférentiel Cémac était en conclave pour fixer les conditions nécessaires à l’agrément d’un maximum d’entreprises gabonaises en vue de promouvoir le commerce extérieur.

Le confrère continue avec un deuxième titre : « La présidence de l’Apec à BGFIBank ». L’Association professionnelle des établissements de crédits (Apec) du Gabon vient d’échoir au DG de BGFIBank à la faveur d’une assemblée générale. Selon la commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), le total agrégé des bilans des banques gabonaises a régressé de 0,3% en 2018.

Le dernier point, « L’Union » du 21 janvier le titre : « BGFI holding corporation paie 1,7 milliard d’intérêts ». Pour mémoire, BGFI holding corporation SA avait lancé un emprunt obligatoire de 80 milliards de francs Cfa, d’une valeur nominale de 100.000 F Cfa au taux de 5%. Une opération autorisée par Cosumaf APE-02/13.

Société

 « Gabon Matin » du 20 au 26 janvier, à la page 8, sur une affaire sensible de disparition d’enfants et de la psychose dans le pays. Le confrère titre respectivement : « Du déficit de communication officielle » et « Gare à la psychose ! ». Depuis quelques jours, une série de disparitions d’enfants meublent les conversations, sans réactions des autorités. Ensuite, l’actualité gabonaise est marquée par des alertes. L’expression de l’émotion submerge les bons réflexes.

« L’Union » du 25 janvier, à la Une et aux pages 2, 3, 5 et 11, dans ses manchettes, le phénomène inquiétant de « Rumeurs d’enlèvements d’enfants, les autorités optent pour la fermeté. On parle de l’exaspération de certains manifestants, de la décision du gouvernement d’un déploiement sécuritaire.

« L’Union » du 21 janvier, à la page 5 reprend le communiqué du gouvernement : « Aucune vague d’enlèvement d’enfants au Gabon ».

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la page 6, titre : « Le Lac artificiel de l’UGB, le cauchemar des usagers de l’Avenue du colonel Parant ». Certains compatriotes l’appellent « le lac du PDG », ancien siège du PDG (Parti démocratique gabonais, ndlr). Car, détruire cette bouche d’évacuation, ce comptoir, n’est qu’une affaire de volonté.

L’autre lac, est celui de Nzeng-Ayong, « L’Union » du 22 janvier, à la page 9, titre : « Le lac de Nzeng-Ayong : un dépotoir ». C’est une ancienne carrière d’exploitation du clinker abandonnée par la société africaine de construction (Socoba). On y jette les déchets de toute nature, note la consoeur. Pour l’environnement, cette pollution favorise la prolifération d’agents pathogènes.

Conférence épiscopale gabonaise

« L’Union » du 20 janvier, à la page 8 porte le titre : « Conférence épiscopale : être des personnes de valeur ». La clôture de la 27e assemblée ordinaire de la conférence épiscopale des évêques du Gabon à la cathédrale Notre Dame de l’Assomption. La messe dite par Mgr Basile Mve Engone, archevêque de Libreville, en présence des six prélats est un moment d’échanges : l’évêque de Mouila a rappelé aux uns et aux autres qu’ils ont de la valeur. « Tous ceux qui commettent des terreurs ont de la boue dans la tête ».

« La Loupe » du 21 janvier, à la Une, titre : « Une conférence épiscopale du Gabon pas très catholique ». Les évêques qui se réunissent en conclave et en sortent, pour nous dire seulement qu’ils sont, que nous sommes des lumières, il y a de quoi décevoir toute une congrégation religieuse. Un regard froid sur la société, des réprimandes. On est en droit de se demander à quoi nous sert cette Eglise catholique du Gabon.

« Le Temps » du 23 janvier, à la page 7 : « La décision de l’Archevêque qui fâche les Catholiques ». Les Chrétiens catholiques sont très remontés contre l’Archevêque de Libreville, suite à sa dernière décision de suspension des activités de piété dans les paroisses. Il reprocherait à certains prêtres de créer des manifestations pour s’enrichir. Vivement qu’une solution soit vite trouvée dans l’intérêt des fidèles.

« La Loupe », à la page 4 titre : « Le silence complice des Evêques ». Les Gabonais recherchent éperdument une autorité morale pour les rassurer face à la dégradation constante de leurs conditions de vie. L’église reste aphone et totalement désintéressée, même si deux hommes de Dieu, l’évêque de Mouila et celui de Bitam sont sortis du bois, récemment.

Islam

« L’Union » du 21 janvier, à la page 10, titre : « Concours de mémorisation du Coran : inculquer la maîtrise du Livre saint ». Cette compétition à vocation internationale organisée par la section gabonaise de la Fondation Mohammed  VI des Oulémas africains, en collaboration avec le Conseil supérieur des Affaires islamiques du Gabon a mobilisé des lecteurs de toutes catégories.

Santé

« L’Union » du 23 janvier, à la page 8, titre : « Coronavirus : le gouvernement prend ses précautions ». Le gouvernement tient à rassurer la population de ce que toutes les mesures sont prises pour faire face à toutes éventualités. Dans le monde, 440 cas dont 9 décès dans les pays comme le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Prison centrale de Libreville

« L’Union » du 21 janvier 2020, à la page 2, titre : « Des objets prohibés saisis à la prison  centrale de Libreville ». Les autorités judiciaires ont entrepris une énième fouille inopinée, hier, à la prison centrale de Libreville, sur ordre de la ministre de la Justice, garde des Sceaux. Plusieurs ont été retrouvés entre les mains des détenus puis saisis, y compris d’importantes sommes d’argent.

Culture

« Nku’u le messager » du 21 au 26 janvier 2020, à la page 4, titre : « Jésus Christ , Mahomet et les Africains » Qu’y a-t-il aujourd’hui d’africain dans les pratiques religieuses du continent noir ? Les Noirs d’Afrique ne jurent plus que par Jésus ou alors par Allah. Trois grandes religions dominent le monde : le judaïsme, le christianisme et l’Islam. Ainsi furent discréditées d’autres religions.

« L’Union » du 25 janvier 2020, à la page 9, titre : «  Enseignement supérieur : les 4 lauréats gabonais du Cames adoubés ». De nouveaux membres intègrent les rangs de professeurs agrégés des universités dans les sciences économiques et de gestion au Gabon. « Un trésor », « une fierté », ils honorent ainsi les trois universités : UOB, INGS et ISTA.

Sports

« L’Union » du 25 et 26 janvier 2020, à la page 12, présentait à la cadence de la course que le classement général, à la 5è étape Lambarené-Bifoun (82 km) l’Erythréen et le français Jordan Levasseur qui a fini par l’emporter au classement général sur un sprint final par une petite seconde d’avance. C’est le français Jordan Levasseur qui remporte la 15e édition de Tropicale Amissa Bongo, alors que la victoire d’étape revient à Lorrenzo Manzin. Une grande désillusion pour le jeune Erythréen Natnael Tesfazion.

FIN/INFOSGABON/2020

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