Economie

Gabon – OAPI : Mission accomplie pour Paulin Edou Edou

Libreville, Mercredi 2 Août 2017 (Infos Gabon) – Le Gabonais vient de passer la main à son successeur, après dix années de bons et loyaux services passées à la tête de cette institution panafricaine basée à Yaoundé au Cameroun.

En quittant l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Paulin Edou Edou a le sentiment d’une mission bien remplie. Au terme des dix ans comme directeur général, il a officiellement cédé le lundi 31 juillet 2017 le fauteuil de directeur général de cette institution panafricaine à l’Ivoirien Denis Bouhoussou Loukou.

Le nouveau patron aura comme adjoint, le Centrafricain Jean-Baptiste Noël Wago et Serigne Momar Nasir Toure de nationalité sénégalaise au poste de contrôleur financier. Cette nouvelle administration a été désignée en fin 2016 au cours d’une session du conseil d’administration de l’OAPI, une institution regroupant 17 pays africains d’expression française.

Après dix années de bons et loyaux services, le Gabonais s’en va le cœur léger. A l’heure du bilan, il affirme avoir contribué à la modernisation de l’institution pour en faire l’une des plus fiables, mais aussi l’une des plus respectées en matière de gestion de la propriété intellectuelle dans le monde.

«Je laisse une institution totalement transformée. Je voudrais, pour illustrer mon propos, citer trois domaines majeurs qui ont connu cette transformation au cours de mes mandatures. D’abord sur le plan infrastructurel, on peut citer la construction de ce nouveau siège qui orne désormais le paysage urbain de la capitale du Cameroun et la rénovation de l’ancien bâtiment. Au niveau de l’infrastructure virtuelle, le chantier de la numérisation de toutes nos archives, notamment les archives techniques est en cours. La numérisation va, à terme, induire une véritable révolution dans notre capacité à rendre l’information disponible pour nos usagers. Elle permettra aussi de mettre hors de danger la mémoire de notre organisation», affirme-t-il.

La mission de Paulin Edou Edou a également porté sur la transformation apportée au niveau des ressources humaines. «J’ai sans cesse œuvré à placer la formation au centre de mon action, d’abord pour le personnel de l’organisation, mais également pour de nombreux cadres de nos Etats-membres, voire au-delà. Pour ce faire, il a été mis en place un programme de Master II en propriété intellectuelle, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l’Université de Yaoundé II. Je voudrais enfin souligner que je pars en laissant une OAPI en excellente santé financière», se réjouit le Gabonais.

Son autre chantier consistait également à la démythification de la propriété intellectuelle à travers une communication de charme et tous azimuts. «Cela a-t-il suffi à inciter les uns et les autres à protéger leurs créations ? Je ne peux être affirmatif dans l’absolu. Toutefois, l’on peut observer que d’années en années, le nombre de demandes de marques va croissant, pour ne parler que de cet objet», relève-t-il.

Quant à l’avenir, Paulin Edou Edou parle d’une future décennie plus radieuse pour l’OAPI. «Ma conviction se fonde sur l’ensemble des chantiers entrepris et qui, je ne peux en douter, vont continuer avec mon successeur. Il s’agit par exemple de la ratification du nouvel accord révisé, de l’achèvement du chantier de numérisation de nos archives techniques, de l’interconnexion entre le siège et les centres de documentation en propriété intellectuelle dans les Etats membres, sans oublier le dépôt électronique des demandes de titres – brevets, marques – qui sera bientôt une réalité à l’OAPI», souhaite le directeur général sortant de l’OAPI.

«Notre organisation a résolument pris le cap de la modernisation pour devenir l’un des offices les plus fiables et les plus respectés au monde. Nous en avons posé les bases. Je reste optimiste pour l’avenir de l’OAPI et souhaite vivement qu’elle continue de relever les défis du monde moderne. Qu’elle reste comme je le dis souvent, ce véritable laboratoire d’analyses capable d’aborder, sans complaisance, ni complexe, les questions de développement en rapport avec la propriété intellectuelle», conclut M. Edou Edou.

FIN/INFOSGABON/SM/2017

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