Le Gabon marque son grand retour à la table des décisions africaines
Libreville, Jeudi 23 Octobre 2025 (Infos Gabon) – Le Gabon retrouve toute sa place sur la scène continentale. Après plusieurs mois marqués par la transition politique et un retour progressif à l’ordre constitutionnel, le pays renoue avec sa participation active aux grandes instances africaines.
À Addis-Abeba, en Éthiopie, Mme Laurence Ndong, ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Économie bleue, et porte-parole du gouvernement, représente le Gabon à la réunion ministérielle inaugurale du Comité technique spécialisé du Mécanisme de réforme de la pêche et de l’aquaculture, organisée sous l’égide de la Commission de l’Union africaine, du 22 au 25 octobre 2025.
Un retour symbolique pour un Gabon réengagé
Cette participation marque une étape hautement symbolique : le retour officiel du Gabon dans les instances de décision africaines, après une période de transition saluée tant par l’Union africaine que par la communauté internationale. Dans ce contexte, la présence de Laurence Ndong à Addis-Abeba illustre la volonté du gouvernement dirigé par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema de replacer le pays au cœur des débats stratégiques du continent.
Le Gabon, pionnier de la protection des océans et de la gestion durable des ressources marines, entend désormais jouer un rôle moteur dans la réforme du secteur halieutique africain.
Une diplomatie bleue au service de la souveraineté et du développement durable
Au cours de son intervention, la ministre a rappelé les priorités nationales du Gabon en matière de gestion maritime et halieutique. Elle a d’abord souligné la création du ministère de la Pêche, de la Mer et de l’Économie bleue, un ministère de plein exercice, preuve de la volonté politique du pays de structurer la filière autour de trois axes, dont la durabilité, la souveraineté alimentaire et l’économie circulaire.
Elle a ensuite présenté la stratégie nationale Mer, Pêche et Économie bleue, actuellement en cours d’adoption, qui vise à moderniser le cadre juridique, à renforcer les capacités locales et à favoriser la transformation des produits de la mer sur le territoire gabonais.
Le Gabon, acteur clé contre la pêche illégale
Autre point fort de son allocution : l’engagement du Gabon dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Laurence Ndong a mis en avant les efforts menés dans la surveillance maritime, la coopération régionale et la mise en place de systèmes de traçabilité, faisant du Gabon un modèle de gouvernance maritime en Afrique centrale.
Elle a également évoqué la participation du pays au processus Biodiversity Beyond National Jurisdiction (BBNJ), destiné à protéger la biodiversité marine au-delà des zones économiques exclusives, ainsi que le développement de la pêche artisanale durable, véritable levier économique pour les communautés côtières.
Une économie bleue, levier d’intégration continentale
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre marque le positionnement stratégique du Gabon dans le développement de l’économie bleue africaine. Cette vision, soutenue par l’Union africaine, repose sur la conviction que les océans et les ressources aquatiques représentent une source majeure de croissance économique, d’emplois et de sécurité alimentaire pour le continent.
Pour le Gabon, il s’agit d’un chantier prioritaire : faire de la mer un moteur de développement durable, tout en préservant les écosystèmes et en garantissant la souveraineté des États africains sur leurs ressources marines.
Le Gabon, de retour sur la scène internationale
Cette présence remarquée du Gabon à Addis-Abeba scelle le retour diplomatique d’un pays stabilisé, prêt à défendre ses positions et à contribuer activement aux grands dossiers continentaux. Laurence Ndong a d’ailleurs réaffirmé que « le Gabon est déterminé à participer pleinement à la construction d’une Afrique maritime forte, résiliente et prospère ».
Un message clair : celui d’un pays qui, après avoir traversé une transition politique apaisée, reprend sa place dans le concert des nations africaines, avec la volonté d’apporter des solutions concrètes et une expertise reconnue à la table des décisions.

















