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ONU : La succession de Guterres dans l’impasse

Libreville, Lundi 19 Octobre 2026 (Infos Gabon) – À moins de trois mois de la fin du mandat d’António Guterres, la course au secrétariat général des Nations unies révèle une difficulté majeure. Aucun candidat ne parvient, à ce stade, à réunir un soutien suffisamment large pour franchir l’obstacle des cinq puissances permanentes du Conseil de sécurité.

Lors du scrutin indicatif du vendredi 16 octobre 2026, la Costaricienne Rebeca Grynspan a conservé la première place, mais les oppositions enregistrées contre toutes les candidatures soulignent le poids des rivalités géopolitiques dans le choix du prochain chef de l’Organisation.

Grynspan en tête, sans garantie de victoire

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le classement, le vote du 16 octobre n’était pas le premier de la procédure, mais le sixième scrutin indicatif organisé par le Conseil de sécurité. Il avait toutefois une particularité importante. Pour la première fois, des bulletins de couleur permettaient de distinguer les votes négatifs émis par les cinq membres permanents, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, tous détenteurs d’un droit de veto.

Ancienne vice-présidente du Costa Rica et ex-dirigeante de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, Rebeca Grynspan a obtenu neuf voix « encourager », cinq « décourager » et une « sans opinion ». Deux des votes négatifs provenaient de membres permanents. Elle devance Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui a recueilli huit soutiens, six oppositions et une absence d’opinion. La Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett a obtenu un résultat comparable, avec huit voix favorables, six défavorables et une sans opinion. Elle aussi a fait face à deux oppositions parmi les cinq puissances.

Ces résultats placent trois personnalités en position relativement favorable, sans dégager de consensus. Pour obtenir la recommandation du Conseil, un candidat doit recueillir au moins neuf voix sur quinze et ne faire l’objet d’aucun vote négatif d’un membre permanent. Le nombre de soutiens ne suffit donc pas. Une candidature peut arriver en tête et rester bloquée par une seule puissance disposée à exercer son veto.

Les candidatures africaines en difficulté

Les résultats sont moins favorables aux deux candidats africains mentionnés dans le scrutin. L’ancien président sénégalais Macky Sall a obtenu cinq voix « encourager » contre dix « décourager », dont trois provenant de membres permanents. L’Ougandais Olara Otunnu a recueilli quatre soutiens, dix oppositions et une voix « sans opinion », avec trois votes négatifs parmi les cinq puissances.

Ces scores traduisent une difficulté à convaincre au-delà des soutiens dont disposent leurs candidatures. Ils ne signifient cependant pas, à eux seuls, que leur retrait est inévitable. Les scrutins indicatifs constituent des instruments diplomatiques destinés à mesurer les rapports de force et à orienter les négociations. Les positions peuvent évoluer, et les discussions entre États restent déterminantes.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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