Environnement Politique

Réchauffement climatique : Ali Bongo Ondimba plaide pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris

Libreville, Jeudi 16 Novembre 2017 (Infos Gabon) – Le président gabonais et porte-parole de l’Afrique à la COP 23 à Bonn en Allemagne, soutient que telle est la voie à suivre pour épargner la planète des catastrophes naturelles.

Dans sa prise de parole mercredi à la tribune de la 23ème Conférence des parties (COP 23) à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) qui se tient à Bonn en Allemagne, le président gabonais est resté égal à lui-même sur la question climatique. Dans un propos direct, franc et sincère, Ali Bongo Ondimba a appelé les dirigeants à agir vite et avec détermination pour la mise en œuvre de l’accord de Paris.

En sa qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), il a indiqué que c’est la voie à suivre pour épargner la planète des catastrophes à l’instar de l’ouragan Maria qui a ravagé les pays des Caraïbes il y a quelques mois avec des pertes et des dommages considérables.

«Le feu est bel et bien sous nos pieds ! C’est pourquoi j’exprime ici l’extrême préoccupation de l’Afrique face à la recrudescence des catastrophes liées aux effets néfastes des changements climatiques. Car, l’Afrique subit au quotidien les pertes et dommages dus aux dérèglements du climat. Nos côtes reculent face à l’avancée de la mer. Nos habitats disparaissent. Nos infrastructures sont menacées. Notre agriculture est frappée par les sécheresses et les inondations. Notre sécurité alimentaire est gravement compromise», a martelé Ali Bongo Ondimba.

Loin de juger ses pairs ou de tendre la sébile, le porte-parole de l’Afrique invite les uns et les autres à plus d’humanisme. «Pour autant, nous ne venons pas ici en procureur ou en mendiant, mais en humains responsables et convaincus d’appartenir à une humanité où chaque homme est un frère. C’est pourquoi l’Afrique s’engage plus que jamais à adapter son modèle de développement aux défis qui nous attendent», a-t-il souligné.

Le Chef de l’Etat a énuméré les priorités auxquelles le continent qu’il représente adhère. A savoir : l’élaboration du plan de travail de Paris ; une mise au point des modalités du dialogue de facilitation de 2018 en vue d’évaluer les progrès accomplis vers les objectifs que nous avons acceptés à Cancun ; un traitement franc des problématiques de l’adaptation et des pertes et dommages qui restent une priorité absolue pour l’Afrique car les coûts d’adaptation à eux seuls pourraient atteindre 50 milliards de dollars par an d’ici 2050.

Le président gabonais est également favorable au renforcement des niveaux de financement climatique pour atteindre aussi rapidement que possible l’objectif de financement collectif des pays développés d’ici 2020.

«Loin des affrontements stériles, c’est par le dialogue qu’il nous faut convaincre ceux qui doivent le faire de prendre les mesures d’atténuation les plus ambitieuses. Chacun doit, en effet, assumer ses responsabilités propres sans chercher à les diluer dans une hypothétique responsabilité collective. De même, s’agissant de la mobilisation des ressources, nous devons assurer l’équilibre entre l’adaptation et l’atténuation, sans oublier le transfert des technologies», a souligné la voix du continent.

Ali Bongo Ondimba a ainsi énuméré au passage les différents mécanismes mis en place par l’Afrique pour relever les défis des changements climatiques. Ceux-ci portent sur l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables pour satisfaire les besoins des populations africaines et promouvoir le développement durable; l’Initiative sur l’adaptation de l’Afrique pour réduire les effets négatifs du changement climatique sur le continent ainsi que les trois Commissions géographiques dédiées, à savoir : la Commission du Sahel, la Commission du Bassin du Congo et la Commission des Etats insulaires.

«L’Afrique a donc ses solutions au problème global des changements climatiques. Mais, comme il s’agit bien d’un problème global, c’est ensemble que nous devons le résoudre par la solidarité internationale et par la recherche permanente de technologies durables autant que de financements novateurs. C’est cela le défi que devra désormais relever chaque COP !», a-t-il conclu.

FIN/INFOSGABON/PM/2017

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