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Violences faites aux veuves : Le cri du cœur de Sylvia Bongo Ondimba

Libreville, vendredi 22 juin 2018 (Infos Gabon) – La première dame du Gabon dénonce les injustices subies par ces femmes et appelle à une véritable mobilisation de tous pour la cause de ces dernières.

En prélude à la Journée internationale des veuves célébrée le 23 juin de chaque année, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba a organisé le 20 juin une conférence-débat sur la situation de ces dernières au Gabon. Présente à cet échange, la première dame du Gabon s’est offusquée du sort réservé à ces femmes, une fois leur mari décédé.

Prenant en exemple le témoignage d’une veuve qui dit avoir été spoliée par sa belle-famille, trois mois après la disparition de son mari, Sylvia Bongo Ondimba est sortie de sa réserve contre les différentes formes d’injustices qui tendent à se généraliser vis-à-vis de ces êtres vulnérables. «Est-ce tolérable qu’aujourd’hui encore, huit années après l’instauration de cette Journée, sous l’impulsion du Gabon, et après l’adoption dans notre pays de texte de loi en faveur des veuves, nous puissions entendre de tels cris de détresse?», s’est-elle interrogée.

«Où sont les voix de cette nation ? Où sont ces voix qui s’élèveraient au-dessus des clivages et des débats politiciens, pour dénoncer, s’engager, revendiquer ? Au nom de la justice, de l’égalité, de la dignité humaine ? Par notre silence et notre passivité, nous cautionnons cette violence dont les victimes ne se relèveraient jamais. Par notre silence, nous scions l’arbre sur lequel nous sommes assis», prévient l’oratrice.

Sylvia Bongo Ondimba fait constater que «malgré les avancées réalisées au cours des dernières années, les discriminations à l’égard du conjoint survivant, et particulièrement des veuves, persistent». Elle illustre ainsi son propos par une récente étude qui relève à propos que les pratiques de veuvage sont «violentes et inhumaines».

Son propos s’inspire également d’un rapport des services du ministère en charge de la Prévoyance sociale qui relève que plus de 400 plaintes de victimes de spoliations ont été enregistrées de 2014 à 2015. Forte de ce constat désolant et révoltant, l’épouse du chef de l’Etat en appelle à une prise de conscience collective.

«Ensemble, nous pouvons porter la cause de cette majorité silencieuse, encore dépossédée et spoliée pour faire fléchir les pesanteurs sociales, souvent partisanes qui continuent de plonger ces femmes et leurs enfants dans un état de précarité. Ensemble, nous pouvons lever le voile sur les injustices et les violences qu’ils continuent de subir. Lever le voile sur leurs humiliations, leurs souffrances, leurs blessures», lance-t-elle.

FIN/INFOSGABON/PM/2018

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