Abus de confiance:Jean Rémy Yama en détention
Libreville, Mardi 3 Mars 2022 (Infos Gabon) – Le président de Dynamique unitaire a été placé sous mandat de dépôt hier mercredi à la prison centrale de Libreville.
Jean Rémy Yama médite son sort depuis hier à la prison centrale de Libreville. Le président Dynamique unitaire (DU), la plus grande coalition des syndicats des fonctionnaires au Gabon, y a été placé sous mandat de dépôt pour abus de confiance. Interpellé dimanche dernier à l’aéroport de Libreville alors qu’il tentait de s’envoler pour Dakar au Sénégal pour « raison médicale », dit-il, le leader syndical a séjourné trois jours durant dans les locaux de la Direction Générale des Contre-Ingérences et de la Sécurité Militaire (DGCISM) avant d’être présenté hier au procureur. Le parquet lui a signifié qu’il fait l’objet d’une plainte dans l’affaire de la SCI Serpentin, une société immobilière créée par des universitaires afin de construire eux-mêmes des logements des enseignants sur un « ilot de 37 hectares » gracieusement offert aux universitaires à Angondjé au nord de Libreville par l’Etat.
Dans sa plainte, Thierry Blanchard Ekogho, enseignant à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), réclame le remboursement d’une somme de 40 millions de F. Ce dernier affirme avoir versé ce montant à Jean Rémy Yama en 2013 afin d’acquérir un duplex auprès de la SCI Serpentin. De source judiciaire, le président de Dynamique unitaire ferait l’objet d’autres plaintes pour les mêmes causes. Me Fadi Imbong, avocat de la défense, dénonce un acharnement contre son client. « La SCI Serpentin a deux gérants statutaires pourquoi s’en prendre à Yama qui n’a pas personnellement encaissé les sommes en réclamées ? Au surplus, il ne peut pas y avoir un abus de confiance ou une escroquerie à lui reprocher dès lors qu’il existe une procédure devant le juge civil. Il est de principe que celui qui a saisi le juge civil ne peut plus saisir le juge pénal et le procureur le sait. Il avait classé cette affaire sans suite renvoyant les parties devant le juge civil ! », souligne-t-il.
Le pénitencier de Libreville qui n’est pas une découverte pour Jean Rémy Yama l’accueille pour une seconde fois. Accusé d’avoir jeté des cailloux à des policiers, ce dernier y avait déjà séjourné pendant 89 jours en 2016.
FIN/INFOSGABON/SM/2022
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