Politique

Gabon : neuf nouveaux juges pour la Cour constitutionnelle, une étape clé pour l’État de droit

Libreville, Samedi 27 décembre 2025 (Infos Gabon) – La Présidence de la République a rendu public, samedi 27 décembre, un décret majeur signé le 24 décembre 2025 par le Chef de l’État. Par cette décision, le Président de la République procède à la nomination de neuf membres de la Cour constitutionnelle, institution stratégique au cœur de l’architecture démocratique gabonaise.

L’annonce a été faite par la Secrétaire générale de la Présidence de la République, Mme Murielle Minkoue Mezui, épouse Mintsa Mi-Owono, lors d’une déclaration officielle. Conformément aux dispositions de l’article 123 de la Constitution, la composition de la Cour constitutionnelle repose sur un mécanisme de désignation pluraliste, associant plusieurs institutions de la République.

Une composition conforme à la Constitution

Selon le décret présidentiel, les neuf juges constitutionnels sont nommés de la manière suivante : trois juges désignés par le Président de la République, deux par le Président de l’Assemblée nationale, deux par le Président du Sénat, et deux par le Conseil supérieur de la magistrature.

Cette répartition vise à garantir l’équilibre institutionnel, l’indépendance de la Cour et la représentativité des différentes composantes de l’État.

Les neuf juges constitutionnels nommés

Les personnalités appelées à siéger à la Cour constitutionnelle sont : Joseph Owandault Berre, Aurélie Scholastique Essiwanguenda Remboguinot, Dieudonné Aba’a Owono, Euloges Moussavou Bouassa, Afrikita Dolores Agondjo, Solange Marthe Nguiakié, Valentin Lossangoye, Sosthène Lekogo et Mault Massalat Mouguengui.

Cette nouvelle équipe se compose de trois femmes et six hommes, issus du monde juridique, judiciaire et administratif. Tous ont été retenus pour leur expérience professionnelle, leur compétence technique et leur intégrité morale, des critères essentiels pour exercer au sein de la plus haute juridiction constitutionnelle du pays.

Un mandat long et renouvelable

Les juges constitutionnels ainsi nommés entament un mandat de 8 ans renouvelable au deux tiers (2/3). Et aucun juge ne peut exercer plus de deux mandats, un principe destiné à préserver leur indépendance et à les soustraire à toute pression politique. Leur mission s’annonce déterminante dans un contexte de refondation institutionnelle, où la Cour est appelée à jouer un rôle central dans la consolidation de l’État de droit.

Chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois, de la régulation du fonctionnement des institutions et de la protection des droits fondamentaux, la Cour constitutionnelle demeure l’un des piliers de la démocratie gabonaise.

Continuité et renouveau au sein de l’institution

Cette nouvelle composition marque à la fois un renouvellement et une continuité. Parmi les personnalités nommées figurent des nouveaux visages, mais aussi des figures déjà connues de l’institution. Mme Afrikita Dolores Agondjo apparaît comme la doyenne du groupe, tandis que Dieudonné Aba’a Owono, nommé durant la période de transition en qualité de président de la Cour constitutionnelle, fait partie des membres reconduits.

Ce mélange d’expérience et de renouveau vise à assurer une transition harmonieuse et une stabilité institutionnelle, tout en insufflant une nouvelle dynamique à la Cour. Le Président de la juridiction sera élu par les 9 juges pour la durée de mandat.

Un signal fort pour la justice constitutionnelle

À travers ces nominations, les autorités gabonaises entendent renforcer la crédibilité et l’autorité de la Cour constitutionnelle. La pluralité des modes de désignation, la diversité des profils et la durée du mandat traduisent une volonté affirmée de garantir l’impartialité de la justice constitutionnelle et de consolider la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance, de légalité et de respect des principes démocratiques sont fortes, cette nouvelle Cour constitutionnelle est appelée à jouer un rôle décisif dans l’avenir institutionnel du Gabon.

FIN/INFOSGABON/SO/2025

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