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Des questionnements sur le choix du nouveau SG de la Francophonie

Libreville, Lundi 15 Décembre 2014 (Infos Gabon) – Le sommet de l’OIF qui s’est tenu du 29 au 30 Novembre 2014 à Dakar, a vu la Canadienne Madame Michaëlle Jean, désignée Secrétaire générale (SG) de l’OIF, en rupture manifeste et flagrante du ‘’seul’’ et vrai consensus qui a toujours prévalu au sein de l’OIF. Un consensus devenu au fil du temps, une sorte de ‘’gentleman agreement’’ qui a voulu que depuis le sommet de Hanoï de 1997, le poste de SG de l’OIF revienne à un ressortissant du Sud et le poste d’Administrateur général de l’OIF, à un ressortissant du Nord. Comme en atteste le poste de l’actuel Administrateur général de l’OIF, Michel Duhaime, Canadien de nationalité, qui a d’ailleurs vu son mandat d’Administrateur général de l’OIF, renouvelé jusqu’en 2018, explique AfricaWorldWide dans un communiqué distribué lundi.

Au demeurant, la Charte de l’OIF précise bel et bien dans son article 6 ‘’Le Secrétaire général est élu pour quatre ans par les Chefs d’Etat et de gouvernement…’’- donc de procéder à un vote (secret), à une élection, en l’absence de tout consensus. Comme ce fut le cas à Dakar, lors de ce sommet de 2014. Et c’est au moment où toutes les parties au poste de SG de l’OIF travaillaient sur les contours d’une élection libre et transparente, que la France et le Sénégal se sont ‘’empressés’’ de disqualifier l’Afrique (au motif que nous étions incapables d’avoir une candidature unique) et de désigner la Canadienne Michaëlle Jean comme SG de la Francophonie.

Durant toute notre campagne qui nous a mené dans la plupart des pays africains membres de l’OIF, tous les Chefs d’Etats qui nous ont reçu,étaient sur la même longueur d’onde avec nous et sur un point: que le successeur de Abdou Diouf devrait rester et demeurer un ressortissant du Sud pour le respect du ‘’seul’’ et vrai consensus qui vaille au sein de l’OIF, du pacte tacite de Hanoi qui est pour l’OIF, ce qu’est le ‘’gentleman agreement’’ est entre Occidentaux (USA et Europe) s’agissant des institutions du Brettons Woods (Banque mondiale et FMI)

Personne, pas plus le Quai d’Orsay (le Ministère des Affaires étrangères de la France), n’a compris la décision du Président François Hollande de désigner et de travailler à la nomination de la Canadienne Michaëlle Jean comme SG de l’OIF, ramant ainsi à contre-courant des notes de la Diplomatie française qui a suggéré pour non seulement le respect du consensus de Hanoi mais surtout, a indiqué que le moment était venu pour l’OIF, de s’ouvrir davantage à l’océan Indien et l’Afrique orientale.Ce qui serait une certaine manière de rompre avec la FrançAfrique (Zone UEMOA et Zone CEMAC).

Mais plus incompréhensible dans la désignation de Madame Michaëlle Jean et dans la disqualification des candidats africains, est le fait d’avoir sur le même poids (consensus) deux mesures différentes.

Pourquoi alors chercher pour choisir un nouveau SG de l’OIF, à trouver vaille que vaille, coûte que coûte, un consensus alors que la question a été résolue et prise en compte par la Charte de l’OIF, en cas de non consensus? Comme ce fut le cas à Dakar.

Pourquoi et au nom de quelle logique et de quelle motivation, la France (Pr François Hollande) et le Sénégal (Pr MackySall) n’ont pas voulu d’une élection, d’un vote secret, qui reste et demeure le mécanisme basique et élémentaire en Démocratie? Ce qui pose en toile de fond, la question de la légitimité si nécessaire et si complémentaire à la notion d’efficacité, en termes de management des Hommes et des Structures.

Pourquoi, évacuez si facilement et si allégrement la compétition et la performance- donc l’élection et le vote- au non d’un consensus qui n’était pas trouvé entre les candidats africains? Sommes-nous obligés d’avoir un consensus africain pour briguer le poste de SG de l’OIF ou n’avons-nous pas le droit à une compétition ouverte et transparente pour diriger l’OIF?

Pourquoi d’aucuns ont travaillé avec beaucoup d’énergies, d’intimidations et de tractations en faveur d’un ‘’autre consensus’’, consistant à ne pas aller au vote?

C’est ce dont les Historiens, les Diplomates, les Stratèges et Analystes politiques, débattent encore.

De quelle légitimité pourrait-il se prévaloir l’OIF à travers le monde sur des questions politiques et électorales, quand l’institution elle-même et à sa tête, ne s’applique pas le B. A BA de la Démocratie?

En attendant, le cabinet AfricaWorldWide Group, cabinet conseil du candidat Jean Claude de l’Estrac, se réjouit de la très belle, pertinente et séduisante candidature et campagne de l’Ile Maurice et de M. Jean Claude de l’Estrac.

De mémoire de francophone, jamais une élection au poste de SG de l’OIF, n’a autant mobilisé, intéressé et attiré les attentions. Et nul doute, la carrure et la dimension de M. Jean Claude de l’Estrac ainsi que son offre concret et pragmatique dont les vaisseaux amiraux sont l’Agence Francophone de Promotion de l’Industrialisation (AFPI) qui devrait être une arme de construction massive, mais aussi, par la mise en place d’un Observatoire des Diversités Culturelles (ODC), y sont pour beaucoup.

C’est le lieu et le moment aussi pour notre cabinetAfricaWorldWide Group, de remercier les Hommes d’Etats, les Artistes et Créateurs, la Communauté des affaires, les Décideurs et Dirigeants, en Afrique et dans ses diaspora, pour leurs encouragements, leurs remarques et suggestions sur notre longue, exaltante et enrichissante campagne au poste de SG de l’OIF, celle de M. Jean Claude de l’Estrac et de l’Ile Maurice.

FIN/INFOSGABON/RI/2014

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