Fooball : Ballon d’Or 2026, le monde du football se cherche un roi
Libreville, Mercredi 9 Septembre 2026 (Infos Gabon) – La succession d’Ousmane Dembélé est officiellement ouverte. France Football a dévoilé le 8 septembre les listes des candidats au Ballon d’Or 2026, offrant un scénario inhabituellement indécis avant la cérémonie du 26 octobre à Londres.
Entre le retour de Lionel Messi, l’hégémonie du Paris Saint-Germain, les performances de Kylian Mbappé et Harry Kane et l’impact déterminant de la Coupe du monde, le trophée doit désormais départager une génération de prétendants dont aucun ne semble disposer d’un avantage absolu.
Le football africain n’est pas absent de cette bataille. Achraf Hakimi figure pour la deuxième année consécutive parmi les trente nommés. Le Marocain du PSG arrive avec un dossier particulièrement solide, marqué par une nouvelle Ligue des champions remportée avec Paris, un titre national et une saison individuelle à très haut niveau. Sadio Mané, désormais à Al-Nassr, représente l’autre candidature africaine dans la catégorie reine. Le Sénégalais, auteur de 24 buts et 13 passes décisives en club sur la saison 2025-2026 selon le bilan publié avec les nominations, reste une figure majeure du football continental.
Hakimi, la carte maîtresse de l’Afrique
Hakimi occupe une position singulière. Défenseur, capitaine du Maroc et joueur majeur d’une équipe parisienne devenue dominante en Europe, il est l’un des rares joueurs africains à pouvoir s’installer durablement dans la conversation mondiale autour du trophée. Sa deuxième nomination consécutive confirme surtout qu’il ne s’agit plus d’une apparition ponctuelle. En 2025, il avait terminé sixième du classement.
Son dossier bénéficie également d’une dimension collective particulière. Le Maroc a remporté la CAN, tandis que le PSG a poursuivi sa domination européenne. La saison internationale reste toutefois un terrain délicat puisque les performances de la Coupe du monde 2026 sont prises en compte dans le scrutin. Le Mondial pourrait donc encore bouleverser les rapports de force parmi les favoris.
L’Afrique apparaît aussi dans les autres catégories. La Zambienne Barbra Banda et la Malawite Temwa Chawinga sont nommées chez les femmes. Chawinga se distingue notamment après le parcours historique du Malawi jusqu’en finale de la CAN féminine. Chez les jeunes hommes, l’Ivoirien Yan Diomandé figure parmi les dix candidats au trophée récompensant les meilleurs talents de la saison, face notamment au double tenant Lamine Yamal.
Dans la catégorie des gardiens, le continent compte trois représentants, Yassine Bounou, Édouard Mendy et le Cap-Verdien Vozinha. Une particularité historique apparaît cette année dans le Ballon d’Or masculin, aucun gardien ne figure parmi les trente finalistes, une première depuis la création de cette liste en 1995. Les trois Africains restent néanmoins en lice pour le trophée spécifique récompensant les gardiens de la saison.
Paris domine, Messi revient, Mbappé attend son heure
Le PSG constitue l’autre fait politique de cette édition. Neuf de ses joueurs figurent parmi les trente nommés, égalant le record du club. Ousmane Dembélé peut donc défendre son titre, tandis que plusieurs de ses partenaires portent désormais des arguments crédibles pour lui succéder. Cette concentration reflète la domination européenne du club parisien, vainqueur de sa deuxième Ligue des champions consécutive.
Mais Paris n’a pas verrouillé le scrutin. Lionel Messi effectue son retour à 39 ans après une saison exceptionnelle avec l’Inter Miami, tandis que Kylian Mbappé reste un candidat majeur malgré l’absence de grand trophée collectif. Le Français a inscrit 58 buts et délivré 13 passes décisives selon le bilan officiel des nominations. Harry Kane, champion d’Allemagne avec le Bayern et auteur de 73 buts toutes compétitions confondues selon la même source, dispose lui aussi d’un argument statistique considérable.
Chez les femmes, l’absence d’Aitana Bonmatí ouvre une succession totalement différente. Triple lauréate entre 2023 et 2025, l’Espagnole n’apparaît pas dans les trente après une saison largement perturbée par une blessure. Alexia Putellas, double Ballon d’Or, revient en revanche dans la course après une campagne particulièrement productive avec 26 buts et 15 passes décisives.
La 70e édition du Ballon d’Or ne sera donc pas seulement une cérémonie de remise de trophées. Elle sera un test pour une nouvelle hiérarchie du football mondial. Londres accueillera le 26 octobre une compétition où les palmarès de clubs, les performances individuelles et surtout l’empreinte du Mondial pourront se confronter.
Pour l’Afrique, Hakimi porte l’espoir d’un nouveau saut historique. Mais au-delà d’un éventuel sacre, la multiplication des candidatures africaines dans les différentes catégories traduit une réalité plus profonde. Le continent ne cherche plus seulement à être représenté sur la scène mondiale. Il entend désormais peser dans la définition même de son élite sportive.
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