Revue de presse

Gabon / Médias : La revue de la presse gabonaise de la semaine du 21 au 28 juin 2020

Libreville, Lundi 29 Juin 2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée est dominée par l’hommage des institutions à l’ancien Premier ministre, le débat sur la décentralisation, le coronavirus, la prochaine reprise des cours et des activités commerciales, le projet de loi portant modification du code pénal.

Politique

Le quotidien progouvernemental ‘’L’Union’’, dans sa livraison du 27 juin 2020, à la page 5 nous informe que ‘’La République a rendu hommage à Issoze Ngondet’’ et l’édition du 26 juin, corps diplomatique, gouvernement, partis politiques ont assisté veuve, enfants, parents, amis et connaissances devant la dépouille du natif de Makokou. ‘’La Loupe’’, hebdomadaire proche de l’opposition, dans son édition du 24 juin 2020, à sa Une et à la page 2 titrait : ‘’Franck Emmanuel Issoze Ngondet, leçons de vie’’. Contenues dans la vie et la révérence ultime d’Emmanuel Issoze Ngondet sont riches aux symboles. Sa dignité est une occasion de méditer sur la vanité et la superfluité de la comédie humaine et politique.

‘’La Nation‘’, à sa Une et à la page 5 titrait sans ambages : ‘’Le Gabon perd un digne fils : le camarade Issoze Ngondet a-t-il été empoisonné par ses amis d’hier ?’’ C’est le plus jeune des PM du Gabon qui a loyalement servi le pays pendant plus de deux ans. C’est grâce à lui que ce parti triomphait aux scrutins présidentiel, législatif et sénatorial dans l’Ogooué-Ivindo. C’est vrai, mais à part lui, il y a également d’autres compatriotes qui oeuvrent pour le rayonnement du PDG dans cette partie du pays.

Dans cette rubrique, un angle ressort : la décentralisation. Le quotidien ‘’L’Union’’, du 23 juin 2020 titrait à la page 7 ‘’Vers l’effectivité du projet de loi sur la décentralisation’’. Certes, ce qui ressort de l’audition de Mathias Otounga Ossibadjouo, ministre de la Décentralisation, de la Cohésion et du Développement des Territoires, au Sénat, c’est qu’il a défendu le projet fixant les modalités de transfert des compétences de l’Etat aux Collectivités locales, en application des dispositions des articles 209 et la loi organique relative à la Décentralisation. Et les sénateurs souhaitent l’effectivité de la décentralisation qui piétine depuis 1995.

‘’Gabon Matin’’ à la page 3 complète la rubrique de la Décentralisation en titrant : ‘’Loi sur la décentralisation : cap sur l’application’’. C’est dire qu’après plusieurs années d’inertie, la loi sur la décentralisation tend à se matérialiser, puisqu’adoptée le 12 juin en conseil des Ministres. Le premier fixe les modalités de transfert des compétences de l’Etat aux collectivités locales, et, le second, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes.

La reprise des cours, un sujet d’actualité. ‘’L’Union’’ du 26 juin 2020, à la page 5 titrait : ‘’reprise des cours : le Chef de l’Etat instruit le gouvernement’’. Certes, le Ministre de l’Education Nationale, Patrick Mouguiama Daouda a été reçu en audience par le Président Ali Bongo Ondimba, le jeudi 25 juin. La Problématique du retour des apprenants à l’école a essentiellement dominé les échanges.

‘’L’Union’’ du 25 juin, à la page 7 évoque l’Union Européenne en titrant : ‘’L’U.E prête à accompagner la Mairie de Libreville’’. En effet, Rosario Bento Pais, l’Ambassadeur de l’Union Européenne (UE) a discuté avec l’édile de la Commune de Libreville, Léandre Nzué, mardi dernier d’un certain nombre de projets (traitement des ordures ménagères et l’aménagement du front de mer. L’Union Européenne va accompagner la Mairie dans cette initiative.

A la Mairie centrale, ‘’L’Union’’ du 22 juin 2020, à la page 4 titrait : ‘’le budget n’est pas une gratification’’. Lors de sa conférence de presse du jeudi 18 juin, Léandre Nzué évoque les conclusions de la session ordinaire du Conseil Municipal avec ‘’l’apport additionnel’’ de 3 milliards de FCFA accordés par le ministre de l’économie. Pléthore des effectifs, parc automobiles, décentralisation, l’association internationale des maires francophones.

‘’Echos du Nord’’, du 22 juin, à la page 4 titrait : ‘’le budget n’est pas une gratification’’, en revenant sur le même titre. En effet, le maire répond sur le volet des voyages : la coopération centralisée a rapportée à la mairie. Libreville est la vitrine du Gabon. Des quartiers sous-intégrés contrastent avec la réalité des richesses du Gabon.

‘’Matin Equatorial’’, à sa Une et à la page 2 nous apprend quelque chose sur la Mairie en titrant : ‘’Mairie de Libreville et la masse salariale : ce clientélisme qui obère le budget ‘’. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration faite par l’édile de Libreville qui était face à la presse jeudi dernier. Les personnes embauchées, c’est en échange de leurs notes.

Un autre son de cloche pour ‘’La Lowé’’, édition du 26 juin 2020, à sa Une et à la page 2 qui titrait : ‘’Mairie de Libreville /Prévarication ? Léandre Nzué, un flatteur qui vit au dépend de celui qui l’écoute’’. En effet, interrogé sur sa gestion scabreuse des ressources de l’hôtel de ville, il n’a trouvé mieux que d’enfoncer un peu plus le pouvoir qu’il prétend défendre. Comment compte-t-il alors remonter la pente dans une commune où ses relations avec les femmes des marchés sont plus exécrables ? Le pouvoir ne s’est jamais méfié de ce type de flatteurs. Il compte sur 723 personnes recrutées.

‘’L’Union’’ du 23 juin, à la page 7 nous apprend sur ce qui se passe à la Mairie d’Akanda en titrant : ‘’Yvon Patrick Rombogouera, nouveau Maire d’Akanda.’’ En effet, suite à la déchéance en décembre dernier du Maire Gregory Laccruche Alihanga, il a fallu un épilogue avec l’élection d’Yvon Patrick Rombogouera, 3e adjoint au Maire. C’est le gouverneur de l’Estuaire, Guillaume Adjengoué qui l’a installé. Le scrutin, rappelons-le, s’est soldé par un score de 97,22% en faveur du nouvel élu, candidat unique.

‘’L’Union’’ du 25 juin, à la page 10 titrait sans ambages : ‘’Pourvoi des avocats du Chef de l’Etat : la cour de cassation délibère en juillet’’. C’est le sujet qui a été traité devant la cour de cassation, juge de droit et non des faits. Seules les deux chambres ou le gouvernement peuvent saisir la Cour constitutionnelle en vue de constater ‘’la vacance de la présidence de la République ou l’empêchement définitif de son titulaire’’ la cour d’appel renvoie ce dossier.

‘’Nku’u le messager’’, proche de l’opposition, du 22 juin, à sa Une et à la page 3 nous apprend sur ‘’le silence assourdissant en République Gabonaise’’. Une aphonie inquiétante. Est-ce l’effet du coronavirus ? Les acteurs politiques gabonais sont devenus aphones. Cette pandémie est venue bouleverser les ordres politiques et économiques mondiaux. Dans les pays développés, le néolibéralisme, triomphant, semble avoir fait son temps avec la crise sanitaire actuelle. Face à tous ces problèmes, l’aphonie actuelle surprend.

A la page 2, titrait : ‘’le gouvernement pris en flagrant délit de mensonge’’. Certes, les habitants des quartiers populaires n’ont rien vu de kits alimentaires, de bons alimentaires. Ils n’ont pas reçu même un grain de riz ! Cela n’aurait été qu’un mirage. Personne ne pense plus à ce gros mensonge. Au lieu d’aller étaler leurs richesses devant la CNLCEI. Les ministres Mbadinga Madiya et Koho Nlend auraient mieux fait de s’expliquer sur leurs gestion des kits et bons alimentaires. Sur cet aspect que le confère a évoqué, les deux ministres cités font partie de ceux qui ont beaucoup communiqué sur le sujet.

A la page 8, un débat : ‘’Subjectivisme et la problématique de l’alternance politique au Gabon’’. En effet, les deux camps qui se disputent le pouvoir sur fond de règlements de comptes personnels, tant il s’agit pour l’essentiel d’anciens apparatchiks du régime. A beau leur dire que l’intéressé président Ali Bongo Ondimba, ndlr) est vivant et qu’il n’y a pas lieu d’en arriver là, rien n’y fait.

‘’Le soleil’’, à sa une et à la page 2, titrait : ‘’tentative de récupération politique : ‘’le bal des charognards’’. En effet, le gouvernement Julien Nkoghé Bekalé mériterait plutôt des encouragements là où les grandes puissances se cherchent. Force est de reconnaitre que le président de la République a su réagir de manière appropriée dès leurs premiers signes avant-coureurs. Le plus petit effort qu’on demande aux compatriotes c’est de respecter les mesures barrières.

A la page 2, ‘’le Soleil’’ se projette sur la prochaine élection en titrant : ‘’Présidentielle 2023 : Qui se cache derrière la candidature de Marie-Sylvie Akendengue ?’’ C’est une candidature déclarée devant la presse. Que réserve Marie-Sylvie Akendengué, journaliste de son état ? Simple simulacre, elle partage l’opinion selon laquelle le président se retirerait au profit de son fils. On aura affaire à une amazone qui sait ce qu’elle fait.

A la page 4 : ‘’Rapports gouvernement – cour constitutionnelle : au beau fixe !, les comploteurs tablaient sur une crise entre le gouvernement et la haute cour. Flop vertigineux !’’ En effet, chaque institution occupe un champ d’action. Le gouvernement est chargé de conduire la politique conçue par le Chef de l’Etat et la Cour constitutionnelle veille sur la constitution.

‘’Fraternité’’, du 25 Juin 2020 à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’2023 : ‘’Et si c’était tout sauf les Bongo ?’’ Ali vivant est en parfaite possession de toutes ses facultés physiques et mentales. Sauf si le but est de laisser libre cours à l’opinion de tirer ses propres conclusions, ce qui serait encore plus grave.

En effet, la question de notre confrère se résume à la recherche de bonnes réponses, des communications citoyennes. La 3e voie soumet cette question : ‘’Après près de 60 ans de gouvernance, les forces citoyennes serraient-elles prêtes à accorder en 2023, un énième mandat à la famille Bongo Ondimba ? ‘’En fait, cette notion de délit de patronyme ne rencontre pas les faveurs des électeurs à qui on laisse la liberté de conscience.

Coronavirus

Dans sa livraison du 27 juin 2020, ‘’L’Union’’, à sa Une et aux pages 2 à 5 nous apprend que le Gabon a franchi la barre de 5000 cas positifs au covid-19. C’est un seuil qui traduit l’accélération de la pandémie avec un millier de cas supplémentaires en 10 jours (5087 contre 4033 le 15 juin) et une dissémination à travers les neuf provinces. A la même période, le nombre de décès passe de 27 à 40. A contrario, une évolution positive de la courbe des guérisons (2270 désormais). Doit-on assouplir les restrictions ?

Entretemps, des kits anti-covid pour les détenus mineurs ont été remis par le représentant de l’UNICEF, Michel Ikamba. La présidente d’Endofi Gabon, quant à elle, a remis des kits d’hygiène et d’aliments aux pensionnaires de la Gériatrie de Melen.

Dans sa livraison du 26 juin, à la page 4 : ‘’Vers un dépistage de masse en entreprise’’ pour protéger les employés. Car 30% d’entre eux refusent de le faire, alors que le nombre de contamination ne baisse pas. En outre, la confédération patronale gabonaise (CPG) et le Copil ont signé le 24 juin dernier la convention, en présence de la ministre de l’emploi, pour faciliter le dépistage dans ce secteur.

L’édition du 25 juin aux pages 4 et 5 nous apprend que les ministres de la santé de la CEEAC ont validé la stratégie régionale de riposte à la pandémie de covid-19. Pour le Gabon, dépister, isoler, traiter. Car plus on connait son statut virologique, plus vite on peut guérir.

Dans l’édition du 24 juin 2020, le quotidien met l’accent sur les guérisons obtenues ces derniers temps. En effet, fort timide à l’issue du premier mois de l’épidémie (6 seulement), le nombre de cas guéris du covid-19 augmente jusqu’à atteindre 2002 à la date du 22 juin. On ne peut crier victoire : le virus circule activement. Le protocole thérapeutique fait ses preuves : les nouvelles données scientifiques permettent aux personnes guéries de reprendre les activités après 14 jours. La peur de se rendre à l’hôpital n’est pas justifiée.

Ses livraisons du 22 et 23 juin nous apprend que le Copil penserait à une nouvelle stratégie à Libreville et à Franceville, à cause d’une tendance à la baisse de 10% du nombre de nouveaux cas. Cependant, l’OMS alerte sur les cas en augmentation dans le monde. ‘’La pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire. C’est une crise économique, sociale et politique’’.  La journée du 21 juin a permis de battre un record mondial, avec 183 020 nouveaux cas recensés en 24 heures sur la planète. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché sur le continent avec 92 681 cas suivi de l’Egypte, le Nigéria, le Bénin, le Maroc. A Libreville, le site médical du Stade d’Angondjé est équipé pour la riposte.

‘’Matin Equatorial’’, à la page 3 apporte un autre son de cloche en titrant : ‘’Lutte contre la propagation du covid-19 : vers un allègement de certaines restrictions’’. Certes, les informations font état d’un possible déconfinement du ‘’Grand Libreville’’. Il n’en est rien. On parle plutôt de l’allègement de certaines restrictions.

Vie des partis

Le quotidien ‘’L’Union’’ du 24 juin2020, à la page 5 titrait : ‘’la troisième voie s’oppose à la modification de l’âge d’éligibilité à la présidence de la République’’. C’est lors d’une conférence de presse que les membres de ce regroupement de partis politiques sont revenus sur le projet d’ordonnance portant modification et suppression de certaines dispositions de la loi N°10/96 relative aux conditions d’éligibilité du président de la République qui fixe désormais à 18 ans, l’âge d’éligibilité à la tête de l’Etat Gabonais au lieu de 40 ans. Gérard Ella Nguema s’y est opposé.

‘’Le Mbandja’’ du 26 juin, à la page 6 titrait : ‘’je ne peux assumer que ce qui me revient’’, a déclaré Alexandre Barro Chambrier, le président du Rassemblement pour la Patrie et la Démocratie (RPM, opposition) face à la presse samedi 24 juin 2020. En effet, il estime qu’il y a eu beaucoup de retard et d’hésitations à l’allumage pour la lutte contre la pandémie à coronavirus. On n’a pas voulu associer les forces vives. Il est nécessaire de relancer les activités le plus vite possible. Concilier relance économique et prévention de la santé, a martelé le professeur agrégé en économie.

Social

Le quotidien ‘’L’Union’’ du 27 juin 2020, à la page 5 nous apprend la réception des dons, en titrant : ‘’L’apport de Foberd-Gabon dans la riposte contre le covid-19’’. D’une valeur de 200 millions de francs remis au Ministère de la Santé publique par le groupe Foberd-Gabon. Cette offre est destinée au personnel soignant. Une action que le Dr Max Limoukou a saluée et encouragée.

A la page 6, ‘’14e réunion de la Confejes : la voix de Franck Nguema’’, la conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES), dont le Gabon est membre a tenu par visioconférence la 14e réunion. Le ministre a annoncé la contribution financière de notre pays d’un montant de 5.000.000 FCFA. Il a abordé la gestion d’un projet de programmation 2020, la formation à distance pour le renforcement des capacités.

L’édition du 25 juin, concernant l’éducation à la page 9 nous apprend que les enseignants de l’enseignement privé protestant seraient sans salaires. En effet, ils sont prêts de 200 en attente le recrutement depuis plus de 10 ans. Des démarches effectuées auprès des autorités du Ministère de tutelles seraient restées vaines.

Toujours ce brûlant sujet dans le secteur éducatif ‘’L’Union’’ du 24 juin, à la page 7 nous informe de la fin de formation à l’école de Gendarmerie d’Owendo avec une moisson de 99,99% pour le diplôme de Brevet d’armes du premier degré (BA1), et de 94,11% pour le diplôme d’officier de police judiciaire (OPJ). En effet, il a été procédé à la remise des attestations aux dix premiers de la 42e cuvée OPJ/BA1. Des enseignements dont il ne leur sera fait aucune concession ou complaisance.

A la même page : ‘’Campus numérique de l’UOB : à l’heure de la télé soutenance’’. Dans l’optique de la reprise de certaines activités académiques, le campus numérique de l’Université Omar Bongo (UOB) a abrité une soutenance par visioconférence d’une thèse unique doctorale vendredi dernier d’une étudiante ivoirienne Juliana Flore Lou Binhue. Elle a soutenu sa thèse portant le titre : ‘’Organisation spatiale de la distribution des produits vivriers agricoles dans les villes moyennes en Afrique : cas de Sinfra en Côte d’Ivoire et de Ntoum au Gabon’’. C’est une collaboration de l’Université Félix Houphouët-Boigny avec l’ENS de Libreville.

L’édition du 22 juin relative à l’enseignement, à la page 5 titrait : ‘’Enseignement supérieur privé : pour quelle reprise dans un contexte covid ?‘’ La rencontre entre le ministre de tutelle et les responsables d’établissements supérieurs privés est axée sur le niveau d’exécution des programmes avant la suspension des cours et la mise en place du dispositif sanitaire de protection pour la reprise des enseignements.

‘’Echos du Nord’’ du 22 juin, à la page 5 titrait sans ambages : ‘’Education nationale / classes d’examen : élèves et enseignants attendent un langage de vérité de M. « Task-force sur l’éducation 2018 ». Imaginons ce que vivent nos enfants confrontés à ce climat de crise sanitaire. Un gouvernement est en place pour trouver des solutions. Le ministre doit tenir un langage de vérité sur les raisons objectives justifiant cette négligence.

‘’L’Aube’’ aborde le même sujet à la page 5 en titrant : ‘’la reprise des cours est une arlésienne’’. Patrick Mouguiama Daouda peine à livrer un chronogramme clair de reprise pour les classes d’examens. Toujours pas de cours à l’horizon. L’Etat est débiteur à l’égard des enseignants qui conditionnent la reprise des cours au paiement de leurs vacations.

‘’L’union’’ du 26 juin, à sa Une et aux pages 2 et 3 nous apprend que la grève au ministère des eaux et forêts, comme l’hebdomadaire ‘’L’alerte d’Afrique’’ à sa une et à la page 2 parlent de l’enlisement. En effet, une dizaine de jours, les agents des eaux et forêts revendiquent l’allocation de primes. Ce mouvement survenant en pleine crise sanitaire, est jugé illégal par le Ministre Lee White. Mais il pourrait fragiliser ce secteur.

Ce n’est pas l’avis du journal, ‘’L’alerte d’Afrique’’ qui trouve que Lee White appelé au chevet de ce ministère n’est pas qu’un scientifique et un environnementaliste, il faut un homme qui doit relever ce secteur indésirable ?

‘’Fraternité’’, à la page 4 nous apprend que la confédération syndicale Dynamique Unitaire’’ appelle au déconfinement’’. Certes, le gouvernement a réitéré les restrictions imposées pour la limitation de la propagation du covid-19. Mais Dynamique Unitaire observe la tendance mondiale qui use de la maîtrise progressive de la pandémie en réclamant la fin du couvre-feu. Or, c’est pendant les heures de couvre-feu qu’il y hausse de braquages, des assassinats.

‘’L’Union’’ du 25 juin, à la page 12 nous informe que la société Perenco Oil & Gas en entreprise citoyenne’’ a marqué sa solidarité au Centre Hospitalier Régional de Ntchengué de Port-Gentil. Un don réceptionné par le gouverneur de l’Ogooué-Maritime, Patrice Ontina destiné à la sous-commission de lutte contre le covid-19 de la cité pétrolière. Seringues, perfuseurs, filtres antibactériens, prolongateurs, Perenco a remis en service l’unité de conditionnement d’oxygène médial de la société Air Liquide à Port-Gentil, en arrêt depuis 2015.

‘’L’Union’’ du 24 juin, à la page 12 nous apprend la contribution de la SEEG dans la ‘’réparation de la conduite d’eau DN80 sur la Nationale 1’’. Depuis longtemps, la conduite d’eau a été endommagée dans le quartier Atongowanga, dans le 1er arrondissement de Lambaréné. Une fuite restée oubliée devant l’impuissance des riverains. La gouverneure de province, Paulette Mengue M’Owono a jugé nécessaire de se rendre sur les lieux. Une PME a été commise à la tâche.

Dans sa livraison du 23 juin à la page 9, ce sont les droits de veuves : ‘’Vivement l’arsenal juridique et le changement de mentalités’’. Au Gabon, le cadre législatif actuel restaure les veuves dans les droits. La Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille (FSBO) a organisé une conférence virtuelle, lundi dernier, pour mesurer le chemin parcouru, car en Afrique, 1 femme sur 10 est veuve.

L’édition du 22 juin, à la page 9, enchaîne avec la ‘’journée internationale des veuves : quel bilan, 10 ans après ?’’. En effet, les statistiques indiquent qu’une femme sur dix est veuve. ‘’ Droits des femmes, droits des veuves : quelle situation en Afrique en 2020 ?’’ C’est à cette réflexion que la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille (FSBO) a convié tout le monde le 22 juin. Jeter un regard sur les avancées réalisées dans la protection des droits  de conjoints survivants et d’évoquer les défis qui restent à relever.

Economie

Tout ce qui concerne les faits relatifs à la production, à la circulation, à la répartition et à la consommation des richesses dans notre société. Pour ce faire, 5 journaux se sont mis à la tâche.

‘’L’Union’’ du 27 juin, à la page 7 : ‘’Pétrole : les exportations en repli au 1er trimestre 2020’’. En effet, en raison de la surabondance de l’offre internationale, elles ont chuté de 20,2% à 2,35 millions de tonnes métriques. Alors que ‘’Matin Equatorial’’ à la page 5 évoque ce secteur pétrolier en titrant : ‘’Le Gabon victime d’une cabale à l’OPEP’’. Certes, l’OPEP déplace une intense activité pour trouver les moyens de stabiliser le marché. Voilà que le Gabon est accusé de ne pas respecter les quotas de production imposés par l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Le ver serait-il dans le fruit ? Le Gabon doit compenser ces écrits en prolongeant son engagement sans qu’il y ait un impact pernicieux sur les revenus, comme le prédisent les cassandres des temps modernes.

Toujours dans ce secteur pétrolier, ‘’Gabon Matin’’, dans sa livraison du 22 juin, à la page 8 titrait sans ménagements : ‘’les petits producteurs paient la facture’’. En effet, si la résolution des pays producteurs de pétrole de stabiliser l’ordre de production à hauteur de 25% a permis au baril de remonter au mois de mai, jusqu’à 40 dollars aujourd’hui, ce sont cependant les petits pays producteurs qui paient le lourd tribut.

Concernant les marchés, ‘’Gabon Matin’’, à la page 7 aborde les marchés financiers en titrant : ‘’la BVMAC, une solution’’. En effet, la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) organise, anime et gère le marché financier régional : la cotation des valeurs inscrites. Cependant, la pandémie qui sévit actuellement ne met à l’abri aucun domaine. C’est le cas du secteur financier qui est impacté dans les activités de la Bourse. Jean Claude Ngbwa, le directeur général de la BVMAC a insisté sur le rôle que jouent les agences de notations et les commissions aux comptes.

‘’L’Union’’ du 27 juin évoque la situation de notre manganèse à la page 7 en titrant : ‘’Manganèse : l’embellie !’’. Certes, au cours des 3 premiers mois de l’année, la production du minerai et d’agglomérés de manganèse s’est établie à 2,2 millions de tonnes, soit un accroissement de 57,2%. Dans le même temps, les exportations et les ventes ont progressé, respectivement de 51,1% et 64%.

‘’L’Union’’ du 25 juin, à la page 8, titrait : ‘’Oprag : la feuille de route d’Apollinaire Alassa pour diversifier les ports du pays’’. En effet, face aux défis de la nouvelle donne économique mondiale, il faut améliorer l’outil de production de la machine OPRAG, d’où le plan de relance du DG de l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG), marqué par les futurs investissements en partenariats publics privés (PPP).

‘’L’Union’’ du 24 juin, à la page 7 titrait : ‘’Marchés et magasins : les syndicats des commerçants sollicitent le réaménagement des mesures gouvernementales’’. Les participants à cette réunion du lundi dernier, à l’espace PME d’Awendjé, ont appelé le gouvernement à revoir les mesures de fermeture des marchés et magasins.

Dans l’édition du 22 juin, ‘’L’Union’’ revient sur les marchés’’ à la page 6 en titrant : ‘’Grand marché de Libreville : où en est-on ? ‘’ En effet, un vieux dossier de 2012 pour ériger sur le site de jardins de la Peyrie le marché censé être le plus grand de l’Afrique Centrale. Webcor, le groupe suisse est entré dans la danse pour sortir de terre cet édifice. Rien n’y fait. La Mairie centrale n’a que ses yeux pour se rendre à l’évidence que les commerçants ont été déguerpis pour amuser la galerie. Où sont les quatre niveaux ? Le complexe est resté dans l’imagination, peut-être ce terrain judiciaire saura nous faire revenir sur terre.

‘’L’Union’’ du 23 juin 2020, à la page 8 titrait : ‘’la restauration de rue bientôt réglementée’’. En effet, toutes les couches sociales consomment ces denrées alimentaires. De la préparation, à la fabrication, au stockage et la vente au consommateur. Ce secteur a prospéré en l’absence d’un cadre juridique réglementant cette filière.

‘’L’Union’’ du 22 juin, à la page 7 titrait :’’Reprise des activités commerciales : un guide de bonnes pratiques’’ présenté au Premier ministre’’. En effet, le ministre en charge du commerce, Hughes Mbadinga Madiya a décliné les grands axes de ce document : permettre aux employés de ce secteur d’exercer dans les conditions sanitaires favorables.

La page 8 : ‘’LFR 2020 : des dispositions nouvelles pour lutter contre l’informel et le blanchiment d’argent’’. Avec la pandémie de covid-19. C’est une opportunité offerte aux Etats de revoir tout leur système de gestion : transactions financières.

Notamment la LFR (loi de finance rectificative) introduit dans son article P917 nouveau, l’obligation que tout paiement d’impôts, droits et taxes d’un contribuable à l’Etat, d’un montant supérieur à 2 millions le soit par virement sans peine de nullité.

‘’L’Aube’’ à la page 7 titrait : forfaits internet mobile : Gabon Telecom revoit ses offres’’. Certes, il faut gagner du temps. Après plusieurs plaintes de sa clientèle, le leader du secteur des télécommunications Gabon Telecom a réajusté la grille tarifaire de son offre de forfaits internet pour offrir le confort tant réclamé : ‘’Pass confort’’ avec 5 forfaits internet mobile d’une validité de 3 jours.

‘’Matin Equatorial’’, à la page 4 revient sur les dépenses en titrant : ‘’le FMI exige la transparence dans la gestion des dépenses’’. En effet, l’orthodoxie financière constitue l’une des exigences imposées par le Fonds Monétaire International (FMI) aux autorités Gabonaises, dans le cadre de la demande d’achat au titre de son instrument de financement rapide.

‘’Le Temps’’ du 25 juin 2020, à la page 6 titrait : ‘’BDEAC : des financements de 126 milliards de FCFA en perspective’’. Certes, la Banque de développement des états de l’Afrique centrale (BDEAC) a tenu sa réunion le 19 décembre dernier, à Brazzaville, en République du Congo. Le Budget 2020 et les perspectives d’investissement, la demande d’admission d’un nouvel actionnaire au capital de la Banque et diverses informations. 126 milliards de FCFA dans les secteurs de l’énergie, du logement social, de l’agro-industrie pour améliorer les conditions de vie des populations.

A la page 7 : ‘’Transport ferroviaire : ARTF, les audits gêneraient-ils ? ‘’En effet, les audits internes par l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) sur la gestion des ressources financières et du patrimoine sont annoncés. D’importants moyens financières sont alloués à l’’ARTF (un milliard de francs) et qui demande une saine gestion.

Société

Un sujet est cœur de l’actualité dans le pays. Après l’Assemblée nationale le 23 juin dernier, le Sénat gabonais s’est prononcé ce lundi en faveur de ce projet défendu par le gouvernement visant à modifier le Code pénal gabonais. Les sénateurs ont ainsi voté 59 voix pour, 17 contre et 4 abstentions en faveur du projet de réforme de la loi n°042 2018 du 5 juillet 2019 portant Code pénal.

Par ce double vote, le Parlement approuve le retrait de l’ordonnancement juridique réprimant toute discrimination sur des personnes. Les pleins pouvoirs reviennent désormais au président de la République de promulguer cette loi pour son entrée effective en vigueur avant sa publication au Journal officiel.

Un juriste que nous avons rencontré à Libreville explique l’approbation du Parlement gabonais par le fait que «le droit à l’égalité et le droit à la non-discrimination sont des principes fondamentaux des droits de l’homme consacrés par la Charte des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les traités relatifs aux droits de l’homme».

‘’L’Union’’ du 26 juin aborde le brûlant sujet d’actualité ; ‘’Dépénalisation de l’homosexualité : les sénateurs s’interrogent : c’était lors de l’audition du Premier ministre, Julien Nkoghé Bekalé, jeudi dernier, dans le cadre de l’examen du projet portant modification de la loi N°042/2018 du 5 juillet 2019 portant code pénal en République Gabonaise. Difficultés d’adaptabilité qui nécessitent des corrections appropriées. Mais l’absence des dispositions dans l’alinéa 5 de l’article 402 du texte qui pénalisent l’homosexualité au Gabon pose problème.

Le quotidien du 25 juin, à sa Une, c’est une plénière houleuse sur la dépénalisation, dans un pays ou cela constitue une abomination, mais ne pas faire d’amalgame entre dépénalisation et la légalisation. Car dépénaliser signifie décriminaliser, tandis que légaliser, c’est ouvrir la porte au mariage homosexuel.

‘’Le Temps’’ du 25 juin, à la page 3 ‘’l’homosexualité a fini par triompher’’. Cette question sensible réprouvée par une partie de l’opinion africaine en général, Gabonaise en particulier, vient d’être dépénalisée au Gabon par l’Assemblée Nationale. Le confrère s’interroge sur l’urgence et l’opportunité d’un tel projet.

‘’Fraternité’’ abordant le même sujet, sans ambages titrait : ‘’Dépénalisation de l’homosexualité : le rétropédalage qui démasque le gouvernement Nkoghé Békalé et le parlement PDG’’. La consoeur s’interroge : ‘’Ont-ils donc plus de conscience, pour choisir de fermer les yeux de la morale et les valeurs culturelles africaines ?

‘’Le Mbandja’’ du 26 juin, à sa Une et aux pages 2, 3, 5 nous apprend que le Rubicon a été franchi pour légaliser sous la pression, une pratique sexuelle contre nature. C’est dire que deux camps, les uns ont affiché leur opposition à cet amendement et les autres sont restés solidaires à la réforme.

‘’F.D’’ du 26 juin, à sa une, reprend à son compte le message de l’Archevêque de Libreville : ‘’Nous disons NON à la dépénalisation de l’homosexualité ! Et le micro-trottoir : ‘’Pour ou contre, la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon ? ‘’. Si l’église se réfère à la Bible LV 18 : 22, d’autres évoquent l’égalité de tous devant la loi.

‘’La Nation’’ N°337, à la page 6 titrait : ‘’les fameux parlementaires Gabonais ont-ils perçu de l’argent pour homologuer l’homosexualité au Gabon ? En effet, qu’est-ce qui a motivé le Premier ministre de soumettre cette loi à l’Assemblée Nationale ? Au Gabon, ce ne sont pas les sujets à débattre qui manquent. Les sujets qui préoccupent les Gabonais, les députés s’attardent sur des futilités.

Sports

‘’ L’Union’’ du 26 juin 2020, à la page 11 titrait : ‘’National-Foot : plus de 36 milliards de francs injectés en huit ans’’. C’est dire que malgré les milliards affectés dans le football domestique, le sport est actuellement au sol. Plusieurs dirigeants de clubs se sont servis de cette manne à des fins inavouées. Seul le FC Mounana a joué en 2017 la phase de poule de la CAF. Un Bel exemple au même titre que Mangasport.

‘’L’Union’’ du 25 juin, à la page 11 titrait : Règlement des arriérés aux joueurs : ils passeront à la caisse le 15 septembre au plus tard’’. En effet, la dette sera réglée par la Fégafoot et la Linaf en 3 tranches. Cela relève de l’intérêt général du football Gabonais. La première tranche de 300 millions devra être versée au plus tard le 15 septembre 2020.

‘’L’Union’’ du 23 juin 2020, à la page 11, titrait : ‘’Reprise ou non du National-Foot : les nouvelles conditions des clubs’’. En effet, les présidents des clubs du National-Foot se donnent une nouvelle date butoir pour la reprise des championnats de D1 et D2. Ce sera le 31 juillet. 20 présidents des clubs sur les 24 ont tranché. Les 300 millions promis par la FIFA, les 120 millions octroyés par la CAF sont disponibles dans les comptes de la Fégafoot.

Encore une fois, nous vous remercions d’avoir pris connaissance de cette revue de presse. Nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine.

FIN/INFOSGABON/2020

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