Revue de presse

Gabon / Médias : La revue de la presse gabonaise de la semaine du 9 au 15 mars 2020

Libreville, Lundi 16 Mars 2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée a été marquée par la lutte contre le coronavirus, le changement intervenu à la tête de l’église catholique, la sortie de Noël Mboumba de prison et l’ambiance au sein du PDG.

Coronavirus

Ce n’est pas le médecin après la mort, cela y ressemble depuis que le Gabon a annoncé des mesures préventives après le premier cas testé positif.

Le quotidien pro gouvernemental ‘’L’Union’’, dans sa livraison du lundi 9 mars 2020, à sa Une et aux pages 2 et 3 titrait : ‘’Covis-19’’, le Gabon en état d’alerte’’. Un nouveau train de mesures, à l’occasion d’un conseil présidentiel du samedi 7 mars 2020. L’objectif est d’élever le niveau général de protection contre la propagation du nouveau coronavirus : création d’un fonds spécial, renforcement de la surveillance aux frontières et des campagnes de sensibilisation.

Concernant cette rencontre au palais du bord de mer présidée par le Chef de l’Etat, l’hebdomadaire ‘’Matin Equatorial’’ paru le 11 mars 2020, à sa Une, titrait : ‘’Lutte contre le Coronavirus : Ali Bongo Ondimba monte au créneau !’’ En effet, l’épidémie du coronavirus ne constitue pas seulement une menace pour la santé humaine, elle entraîne également de fortes conséquences sur l’économie mondiale : marchés pétroliers. L’exemple du lundi 9 mars 2020, les cours du pétrole ont encaissé leur pire séance depuis le début de la guerre du golfe en 1991.

C’est dire que la côte d’alerte est maximale face à cette pandémie. On dirait ‘’une 3e guerre mondiale’’.

L’hebdomadaire d’informations générales ‘’Gabon Matin’’ du 9 Mars 2020, à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’Gouvernement / Coronavirus : déclaration de guerre’’. D’abord, limiter les missions des membres du gouvernement, ensuite, le citoyen lambda est appelé à une certaine conduite : une sorte de déclaration de guerre contre la maladie.

‘’L’Union’’ parue le 10 mars 2020, sur ce sujet brûlant d’actualité mondiale titrait aux pages 4 et 5 : ‘’Covid19 : la présidence de la République préconise la vigilance maximale’’. ‘’A deux reprises, a rappelé le porte-parole de la Présidence de la république, Jessye Ella Ekogha, le conseil présidentiel auquel ont participé le PM et l’ensemble des Ministres concernés.’’ En effet, le coronavirus se propage partout, d’où ces recommandations, à titre préventif.

A la même page du quotidien du jour, le confrère s’interrogeait en titrant : ‘’Coronavirus : faut-il interdire la consommation du pangolin ?’’. Beaucoup de soupçons à cause des dangers de la consommation de la viande de pangolin géant, l’on taxe d’avoir un lien avec le coronavirus. Prudence.

‘’L’union’’ du 11 mars 2020, à sa Une et aux pages 2 et 3 titrait :’’Masques et gels : la ruée !’’

En effet, les moyens de prévention contre le covid-19 sont cités, ainsi que les désinfectants ou gel à base d’alcool. Suffisant pour voir leurs ventes exploser ces dernières semaines en pharmacies et dans les grandes surfaces. Malheureusement, selon des experts, ces masques sont inefficaces pour les personnes non malades. Par contre, les compagnies aériennes ne peuvent plus ramener ces masques, cloués au sol.

Quant à la parution du 12 mars 2020, à sa Une et aux pages 2 et 3, ‘’L’union’’ titrait : ‘’Covid-19 : L’Union sacrée !’’ A cet effet, le confrère souligne que le Premier ministre a fait une communication sur le plan de prévention et de riposte contre le coronavirus. Ce mercredi 11 mars 2020 devant les dirigeants des partis politiques. Devant ‘’une urgence nationale, il a appelé à ‘’L’Union sacrée de la république’’ qui a été diversement appréciée : un goût d’inachevé, qui prendra en charge les frais de sensibilisation.

L’hebdomadaire d’informations et d’analyses ‘’Matin équatorial’’, dans son édition du 11 mars 2020, à la page 3 titrait : ‘’PDG : report des festivités du 12 mars 2020, pour cause de coronavirus’’. C’est pour appliquer rigoureusement les mesures de prévention contre l’épidémie que la hiérarchie du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), sur instruction du Distingué camarade que le SG a reporté les festivités du 12 mars 2020 à une date ultérieure. C’est la 2e fois que les festivités marquant l’anniversaire du PDG sont perturbées : le 12 mars 2019 par l’absence remarquée du Distingué Camarade en raison de son état de santé jugé préoccupant à l’époque. Aujourd’hui c’est le coronavirus.

Abordant le même sujet, ‘’L’Union’’ du 13 mars 2020 avait choisi de titrer à la page 5 : ‘’PDG : un 52e anniversaire terni par le coronavirus’’. En effet, les militantes et militants du PDG, créé le 12 mars 1968, devront attendre plus tard pour célébrer le 52e anniversaire de leur parti. En cause, la pandémie liée au coronavirus. Ce parti a toujours engrangé les victoires électorales. Pour se justifier, ses adversaires croient à la fraude.

‘’Le Mbandja’’ du 13 mars2020, à la page 3 titrait : ‘’Union sacrée autour du coronavirus, les affamés humiliés’’. En effet, le Ministre de l’Intérieur a invité les acteurs politiques à une concertation politique le 11 mars 2020 à Arambo : sans ordre du jour. Beaucoup pensaient toucher leur per diem : une sorte de galéjade du régime qui a pris pour prétexte le coronavirus. Franchement, le régime a-t-il testé  la capacité de l’opposition à résister et à tenir face à la faim ? Seule la CNR de Ping a vu le piège.

‘’Le Temps’’ du 12 mars 2020, à sa Une titrait : ‘’Concertation politique de Nkoghe Bekale : rien à mettre sous la dent’’.

Ne sachant pas l’ordre du jour, plusieurs patrons politiques ont effectué le déplacement pour après le regretter. La Concertation d’Arambo. Alors que ces derniers s’attendaient à des retrouvailles concrètes, ils ont eu droit à un discours sur le coronavirus de 30 minutes.

‘’La Loupe ‘’ du 10 mars 2020, à la page 8 titrait : ‘’coronavirus : leur incompétence va nous tuer tous’’.

Juguler les risques de propagation du coronavirus… vu que les dangers auxquels nos populations sont exposées. Les conseils, c’est bien, mais quid de la prise en charge des malades ?

‘’Moutouki’’ du 12 mars 2020, à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’réunion de concertation entre le gouvernement et la classe politique hier : c’était sur le coronavirus !’’.

Alors que les leaders des partis s’attendaient à une concertation politique, le Premier ministre, julien Nkoghe Bekale, est venu lire un discours appelant ces derniers à conscientiser les populations sur les mesures de prévention au coronavirus. Nzouba ndama :’’je suis venu perdre mon temps’’. Ce qu’on lui a dit, il le savait ! Ella Nguema s’interroge : ‘’comment il va résoudre ce problème ?’’.

A la même page : les chroniques de Julien arrivé en retard, plus d’une heure, indépendant de sa volonté, convoqué au Palais. Puis ‘’le refus du débat’’ tout ça pour ça ! Il aurait pu faire une déclaration radiotélévisée, ont réagi les participants incroyables !’’

C’est une occasion d’établir un lien coronavirus-économie pour ‘’Moutouki’’ du 12 mars 2020, à la page 5 en titrant : ‘’Ministre de l’Economie, ça craint !’’ être au four et au moulin, c’est la posture lorsque la chute des cours du pétrole soumet notre pays à une révision drastique de ses prévisions. Jean-Marie Ogandaga n’échappe pas à cette dure réalité. Il convoque ses collaborateurs lundi concernant les discussions avec le FMI et la Banque Mondiale. Conjuguer à la chute des prix du baril de pétrole, les actions à mener pour limiter les effets de ce choc sur l’économie.

Opération scorpion

Depuis les arrestations de personnalités citées, dans les détournements, il est permis d’en dévoiler une autre facette : la forte influence des non-dits.

Le quotidien  ‘’L’Union’’ du 13 mars 2020 titrait à la page 10 : ‘’Scorpion : Noël Mboumba en liberté provisoire’’. Incroyable ! L’ancien ministre Noël Mboumba, placé sous mandat de dépôt à la prison Centrale de Libreville pour des faits de ‘’détournements de fonds publics, concussion, blanchissement des capitaux et association de malfaiteurs’’, retrouve les siens, trois mois après. Il bénéficie de la liberté conditionnelle.

‘’L’Union’’ du 14 mars 2020, revient à la page 4 sur ce sujet en titrant : ‘’Noël Mboumba confirme l’existence d’un plan de déstabilisation des institutions’’. L’homme a révélé des faits que le citoyen lambda a eu à évoquer depuis l’interpellation puis l’incarcération de BLA et des proches. Il en résulte qu’un plan de déstabilisation des institutions du pays aurait été mûri avec l’aide des mercenaires étrangers qu’il n’a jamais rencontré !

‘’La Concorde’’, hebdomadaire du 13 mars 2020, à la page 5 titrait : ‘’Noël Mboumba en liberté conditionnelle’’.

En effet, Me Chancel a affirmé que l’ancien Ministre du Pétrole, Noël Mboumba a quitté mercredi soir la prison centrale de Libreville après avoir bénéficié d’une mesure de mise en liberté provisoire conditionnelle. Ce leader politique assez influent à Port-Gentil reste sous contrôle de la justice.

‘’Echos du Nord’’, proche de l’opposition, du 9 mars 2020 à la page 4, titrait : ‘’scorpion va-t-il planter son radard sur le parquet d’Oyem ?’’ D’abord, le promoteur de la société Gabon Confort Service Production saisit le parquet contre un officier de police du commissariat d’Oyem pour saisie et séquestration arbitraire de ses biens. Il cite le complice, l’actuel président du Conseil Départemental du Woleu, et l’ombre de l’ancien DG de la CNAMGS. Voilà qui justifie l’intervention du Scorpion. Pourtant l’affaire est entre les mains de l’inspection générale de la Police saisie par l’entrepreneur. Pour le procureur d’Oyem, chacun répondra de ses actes conformément à la loi.

Vie des partis

Que pouvait-on attendre de moins de militants ? Quiconque oublie les acquis précieux de l’idéologie du parti ne peut faire progresser sa chapelle.

‘’L’union’’ du 10 mars 2020, à sa Une et aux pages 2 et 3 mettait à l’heure l’horloge politique en titrant : ‘’PDG : renouvellement, innovations et grincements des dents’’.

En effet, il était temps que les nominations que cette nouveauté fasse cesser les spéculations. Mais c’était sans compter avec le bal de ces éternels mécontents. Enfin, l’indiscipline est un ver dans le bruit. Ne pas être nommé aujourd’hui c’est qu’on le sera demain. Patience.

‘’L’Aube’’, proche de l’opposition, y décèle un autre son de cloche, dans sa livraison du 9 mars 2020, à la page 3, titrait : « Le PDG va-t-il imploser ? » En effet, le troisième changement dans ses rangs, le confrère trouve que le groupe a été mis en jachère par BLA. Les frustrés se comptent donc à la pelle. Après le mode de fonctionnement « Qui boude, bouge », BLA a terrorisé plus d’un. Les changements opérés actuellement risquent de provoquer l’implosion. En tout cas, Karine Cécilia Arissani, autrefois très proche de BLA, a déjà donné le ton : trop de frustrations et d’humiliations.

« Le Temps », dans son édition du 12 mars 2020, à sa Une et à la page 5 titrait : ‘’Le PDG dans la tourmente’’. Le confrère dépeint les nombreux flibustiers politiques qui ont pris les leviers du parti en envoyant au garage les « sages ». Depuis la mort de son président fondateur, ce sont des hostilités, la chasse au trésor. Les conflits internes, loin de s’achever, s’enchaînent.

A la même page : ‘’Nominations au PDG : le démantèlement du schéma Ajévien’’. Le confrère rappelle que le PDG n’était plus que l’ombre de lui-même. BLA avait acquis le droit de décision sur la hiérarchie du parti. L’affaiblissement du PDG soutenu à coup de FCFA par l’ex dircab du PR pour contrôler la Représentation nationale. Des affirmations qu’on ne peut toutefois pas prouver.

‘’Le Mbandja’’, à la page 5, ce titre qui interroge : ‘’Qui peut à nouveau rassembler le PDG ?’’. Le confrère pense que le vrai quotidien ; qui peut être le rassembleur des différentes fractions qui ont craquelé le PDG depuis 2009 ? Il s’agit des conditions requises pour que le ‘’réassemblage’’ tienne.

A la page 6, le confrère aligne le bilan catastrophique de 1968 à 2010 : Economie, santé, éducation, société, démocratie et prix. Selon lui le prétexte de la crise mondiale du coronavirus, en réalité, c’est le contexte politique interne qui est délétère.

‘’Nku’u le messager’’, du 10 au 16 mars 2020, à sa Une titrait : ‘’PDG : le nettoyage au karcher des écuries de l’AJEV’’.

Beaucoup attendraient un congrès pour procéder au nettoyage, tellement l’emprise de la nouvelle race d’émergents, aujourd’hui en disgrâce devenait intenable. Peut-on dire que l’AJEV avait noyauté l’ex-parti unique, du sommet à la base ?  S’il y a paru facile de se débarrasser de ces ajeviens, la tâche semble compliquée à l’Assemblée.

Il est curieux que le PDG renouvelle ses organes sans attendre un congrès. Le seul souci de nettoyer les écuries de l’AJEV justifie-t-il un tel empressement ? Du coup, les membres du B.P. ne sont plus élus mais nommés. Enfin, au PDG on s’accommode mal de la démocratie.

‘’La Loupe ‘’, à la page 2 titrait : ‘’An 52 de la création du PDG. Une célébration de carnaval’’.

Que reste-t-il du Parti Démocratique Gabonais ? Si l’église ne se résume pas à l’édifice architectural et aux fidèles, mais à la force de l’esprit qui les habite. Un 12 mars avec peu de certitudes dans ses idées et une confiance en son avenir très en berne. Malgré l’assurance de façade, c’est un parti plombé. Bref, il faut s’attendre à un carnaval.

A la même page : ‘’Le PDG en flamme dans le Haut-Ogooué’’. La rancœur s’est à nouveau exacerbée entre les PDGistes de cette province. Si les uns pleurent et craignent pour leur avenir qui risque de les amener à Sans – Famille, d’autres sont en joie. Ils sont en mode hypocrisie. Se regardent en chiens de faïence. Pour la lutte pour la conservation des privilèges beaucoup risquent, et les infrastructures collectives dans le Haut Ogooué sombrent chaque jour que Dieu fait.

‘’L’Aube’’, à la page 3 : « Instants de gloire pour Ali Akbar Onanga ». L’ex et à nouveau tout-puissant de la République, est à l’image d’un enfant à qui on vient d’offrir un jouet inespéré. Le roi Téké est une des grosses fortunes de notre pays : Villas hollywoodiennes à Libreville, Franceville et Akiéni. Son bonheur ne doit pas passer par le malheur des autres. « Je n’ai aucun problème avec le distingué camarade président. Je suis et resterai un fidèle et loyal collaborateur d’Ali Bongo Ondimba ».

« L’Union » parue le 11 mars 2020, à la page 5 titrait : « Je suis et je resterai un fidèle et loyal collaborateur d’Ali Bongo Ondimba ». L’ancien député du 1er siège du département Lekoni-Lekori, Ali Akbar Onanga Y’Obegue a publiquement renoué avec les siens. « Quand beaucoup d’entre nous dans ce pays ont trahi Ali Bongo Ondimba, moi, j’ai dit non ». Il y a lieu de penser que cet épisode sombre de la carrière politique du leader du département de Lekoni-Lekori est désormais derrière lui.

‘’La Concorde’’ parue le 13 mars 2020, à la page 2 titrait : ‘’Ali Akbar Onanga obligé de conquérir son Siège à l’Assemblée nationale’’. C’est dire qu’après l’annonce de sa réhabilitation au sein du PDG, il devra retourner vers ses électeurs. C’est un retour en héros pour laver son honneur terni. L’exclusion de leur député n’était pas juste, reconnaissent les militants du département, c’est un retour triomphant à Akiéni.

A la même page : ‘’Chassé par Brice Laccruche Alihanga, Ali Akbar Onanga retrouve son fauteuil au Bureau politique du PDG’’. C’est une manière de savourer la victoire sur l’injustice.

« L’Union » du 14 mars 2020, à la page 4 revient sur la réhabilitation au sein du PDG en titrant : ‘’Législative partielle à Akiéni : scrutin ouvert !’’. C’est déjà connu, le premier tour aura lieu le 4 avril prochain. Et la date butoir du dépôt de candidature le 14 mars à 18 heures. Les électeurs désignent leur représentant à l’Assemblée nationale.

« Le Mbandja », à la page 7 titrait : ‘’Ali Akbar Onanga Y’Obegue règle ses comptes’’. Le confrère voit dans le retour du roi Téké d’Akiéni le va-t-en-guerre qui n’a pas tiré profit de sa mise en jachère. Il lui propose de prendre de la hauteur et de prôner l’apaisement : ‘’Sa haine des autres, son arrogance et son esbroufe sont loin de faire de lui un homme politique digne de ce nom’’.

‘’Echos du Nord’’ du 9 mars 2020, à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’Le courtisan revanchard’’, D’abord, Ali Akbar Onanga Y’Obègue s’autoproclame candidat à la législature partielle à Akièni. Alors que le PDG ne s’est pas encore prononcé. Le Distingué Camarade l’avait choisi pour être candidat ! le come back du Roi Téké n’est pas pour rien.

Ensuite, ‘’ des institutions faibles au service des ‘’hommes forts’’. Pour ce retard avec lequel le Centre Gabonais des Elections (CGE) va organiser l’élection législative partielle. La CGE et le Cour Constitutionnelle dont les Gabonais pouvaient attendre que ces deux institutions soient fortes sont au service des hommes.

‘’La Une’’  le satirique d’information du 10 mars 2020 à la page 2 titrait : ‘’Coup de tonnerre : Ali Onanga pour remplacer Mborantsouo ? ‘’ L’ex (et très probablement futur) député d’Akiéni, Ali Akbar Onanga Y’Obegue a connu une sorte de résurrection politique : il a été autorisé à réintégrer les rangs du PDG. Certaines indiscrétions pensent qu’il est en position favorable pour remplacer Marie Madeleine Mborantsouo à la tête de la Cour Constitutionnelle. Par quel miracle, puisque le mandat des membres de la Cour constitutionnelle actuelle est de 9 ans à compter de l’année 2019.

‘’Gabon Matin’’ du 9 mars au 15 mars 2020, à la page 5 titrait : ‘’Les raisons de la réhabilitation’’. C’est le président de la Commission permanente de discipline, Guy Benjamin Ndounou qui a rendu public mercredi dernier à Libreville les raisons de la réhabilitation d’Ali Akbar Onanga Y’Obègue. Entre les termes ‘’porteurs’’ du message  et ‘’remplaçant’’ sont interprétés diversement.

La pression de la base politique d’Akieni a-t-elle joué en sa faveur ? Il a droit de faire un recours pour être entendu pour contester l’exclusion. Ces recours ont fait l’objet d’appréciation au distingué camarade. C’est alors qu’il est candidat à sa propre succession.

Toujours dans cette rubrique, à la page 3, ‘’La guerre est déclarée entre Juste Louango et ses députés’’. En effet, Les Sociaux Démocrates Gabonais (SDG) vivent un climat délétère. En cause. SDG et AJEV, deux formations qui ont largement profité du temps de gloire de BLA. SDG possède un siège luxueux et Juste Louango et les sept députés se disputent le grisbi. Les députés cotisent deux cent mille (200 000) francs mensuellement, mais la direction exige qu’ils mettent encore la main à la pâte. Des reproches à Pierre Daniel Indjedje Ndala, mais que devient la 2e force politique de la majorité ?

‘’Moutouki’’ du 12 mars 2020, à la page 4 titrait : ‘’Le S.D.G droit vers l’implosion’’.

Comment les Sociaux Démocrates Gabonais (SDG) qui ont acquis à la vitesse de l’éclair, des élus, moins de trois ans commencent à se désintégrer ? La 2e force politique de la majorité présidentielle et la 3e force du pays est en train de prendre de l’eau. Le parti dirigé par Juste Louango va droit vers l’implosion, si….

« L’Union » du 11 mars 2020, à la page 5 titrait : ‘’Universités : le RPM n’approuve pas la méthode de réhabilitation’’. C’est lors du conseil exécutif du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), en l’absence du président Barro Chambrier que Senturel  Madoungou a présidé les assises. Sur les sujets d’actualité et les questions relatives à la vie du parti, la problématique de la réhabilitation des universités et grandes écoles, le RPM a estimé que ce n’est pas la solution d’actions prioritaires. Le porte-parole, Pierre Ndong Meye précise que le conseil pense aux énormes besoins des établissements d’enseignement supérieur qui attendent un véritable plan de développement de ces travaux, non sans s’interroger sur leur pertinence.

Société

‘’L’Union’’ du 9 mars 2020, à la page 7 titrait : ‘’Intempéries : Libreville comme Venise’’. Le quartier I.A.I dans le 5e arrondissement de Libreville vient d’être inondé par la pluie. Entre la voie-express et le port d’owendo, c’est la loi des eaux. La rivière ‘’District’’ qui traverse la zone est sortie de son lit. Une dizaine de véhicules bloqués. La zone industrielle d’Oloumi, Axe Sogatol-échangeur de Lalala, Mont-Bouet. Tout cela est dû aux constructions anarchiques : le canal qui longe le Foyer de charité voit revenir les nouveaux propriétaires que le Trésor Public a dédommagés, et quand il pleut, ils sont inondés.

Religion

 Le changement intervenu à la tête de l’archevêché de Libreville a fait des choux gras. Pour sa part, ‘’L’Union’’ du 13 mars à sa Une et aux pages 2 et 3 titrait : ‘’Fumée blanche pour Mgr IBA BA !’’ En effet, à la suite de la lettre du départ à la retraite, Mgr Basile Mvé Engone, devrait ranger sa soutane. Et c’est chose faite, le Pape François a nommé Mgr Jean Patrick IBABA jusque-là Evêque du diocèse de Franceville, archevêque de Libreville succédant à l’ancien. C’est le Nonce Apostolique au Congo et au Gabon, Mgr Francisco Escalante Molina qui a lu l’annonce au cours d’une messe dite en la cathédrale Notre dame de l’Assomption de Sainte Marie le jeudi 12 mars 2020.

‘’Le Mbandja’’ du 13 mars 2020, à sa Une et à la page 3 titrait : ‘’Fumée blanche à Sainte Marie. Mgr Jean Patrick Iba Ba succède à Basile Mvé, Habemus Episcopus’’. L’information a été officialisée au terme d’une messe célébrée le 12 mars 2020 à la paroisse Cathédrale Sainte Marie. Dans son mot, Basile Mvé a dit : ‘’C’est depuis 4 ans que ce jour est attendu. Aujourd’hui, selon le dessein de Dieu, notre Père, ce jour est arrivé’’.

‘’Le Temps’’ du 12 mars 2020, à la page 2 titrait : L’Eglise Catholique du Gabon face à la gestion de l’insécurité : les raisons d’une accusation plus ou moins infondée’’. ‘’Chrétien, quel Dieu pries-tu pour accepter le mal du Gabon ? Trouvez bébé Rinaldi’’. C’est inscrit sur le mur de la Paroisse Sainte Marie. Et l’interrogation du prélat : ‘’Alors évitez les messages qui donnent la mort et la malédiction… Comment se fait-il que les Catholiques puissent-ils boire un gros mensonge selon lequel l’Eglise Catholique leur cache la vérité ?’’

‘’L’Union’’ du 14 mars 2020, à la page 9 titrait : ‘’De l’évêque à l’archevêque’’.

Monseigneur Iba ba est depuis jeudi dernier le nouvel archevêque de Libreville. Il est parti de Franceville avec le titre d’Evêque.

L’évêque reste le seul patron de son diocèse. Il est le descendant des apôtres. L’archevêque porte le pallium qui le distingue des évêques. C’est le Pape qui le remet à l’archevêque par l’intermédiaire du Nonce Apostolique. Pour accéder à la nomination d’un évêque : ‘’Une foi solide de bonnes mœurs, la piété, le zèle des autres, la sagesse, la prudence et les vertus humaines.

Environnement

‘’L’Union’’ du 10 mars 2020, à la page 6 titrait : ‘’déchets plastiques : Sobraga en soutien à la PME Namé recycling’’.

La Société des Brasseries du Gabon (SOBRAGA) collabore avec l’entreprise Namé recycling dans le cadre de sa politique de développement durable. Sous le patronage du Haut-commissariat à l’environnement et au cadre de vie. Cette rencontre réfléchit davantage sur le soutien en vue de la collecte et la valorisation des déchets plastiques. Un travail de collecte, de tri et de recyclage.

‘’L’Union’’ du 13 mars 2020, à la page 6 titrait : ‘’L’expérience concluante du filet à déchets flottants’’. En effet, près de 1200 déchets divers qui dérivent dans le canal de Batavéa sont stoppés par le filet de rétention des ordures fabriqué à base de bidons : une solution imaginée par le HCECV.

‘’Gabon Matin’’, à la page 2 relate la journée de la Femme et avait pour titre : ‘’le leadership féminin et l’égalité des sexes expliqués aux élèves’’.

C’est dire que la célébration de cette 43e édition d la Journée Internationale de la Femme a été présidée par Sylvia Bongo Ondimba au Lycée Paul Indjendjet Gondjout sur le thème : ‘’Génération Egalité’’ en présence du Ministre de l’Education Nationale, de la promotion de la Femme et du Coordinnateur Général des Affaires Présidentielles.

‘’L’Union’’ du 11 mars 2020, à la page 9 titrait : ‘’JIF ; égalité des sexes : mythe ou réalité ? Synonyme de plusieurs avancées pour les femmes, l’égalité des sexes a été au cœur des débats organisés en prélude à la Journée internationale des Droits de la Femme. La législation Gabonaise consacre l’égalité des genres et des sexes. Les Femmes exceptionnelles se sont retrouvées à l’Hôtel ONOMO pour célébrer la féminité, offrir un maquillage d’orfèvre.

Epargne

‘’L’Union’’ du 11 mars 2020, à la page 7 titrait : ‘’Post Bank : les épargnants réclament leur dû’’. Le Président du Collectif des Epargnants de Post Bank en cours de liquidation examine avec les autres épargnants la possibilité d’engager des démarches en vue des remboursements de leurs épargnes. Le problème, c’est que le liquidateur s’avoue incompétent aux remboursements.

Social

‘’L’Union’’ du 11 mars 2020, aux pages 12 et 13 titrait : ‘’Hôpital de Bongolo : la carte CNAMGS ne passe plus…’’. C’est une dette colossale de 397 millions de Francs que la CNAMGS doit à l’hôpital missionnaire. Ils ont décidé par conséquent de suspendre la prise en charge. Combien de personnes ont-elles perdu la vie à la suite de cette décision ?

‘’L’Union’’ du 12 mars 2020, à la page 9 titrait : ‘’éducation : un bâtiment flambant neuf pour l’école publique de Ntoum 2’’. Un don du gouvernement nippon livré le 11 mars à la Communauté Educative locale par l’Ambassadeur du Japon, Masaki Sato. 3 salles de classe pour renforcer la capacité d’accueil de cette école de près de 700 élèves.

Economie

Avec la chute du prix du baril de pétrole, l’économie est dans la zone difficile. C’est dans ce contexte que ‘’L’Union’’ du 11 mars 2020, à la page 6 titrait : ‘’Chute des cours du brut : le gouvernement en alerte’’. Le prix du baril de Brent se situe à environ 35 dollars US contre 70 il y a près d’un mois dans  la nuit du 8 au 9 mars 2020. Le Ministre de l’Economie a placé un dispositif de veille.

‘’Le Temps’’ du 12 mars à la page 6 titrait : ‘’Quid des effets de l’effondrement des cours du baril du pétrole ? ‘’. En effet, le Ministère de l’Economie et des finances revient sur les probables impacts de l’effondrement des cours de baril du pétrole à travers une note datant du 10 mars, suite à l’épidémie du coronavirus sur l’économie Gabonaise, et des mesures pour y faire face.

‘’L’Union’’ du 12 mars 2020, à la page 6 titrait : ‘’pétrole : le bassin sédimentaire Gabonais vanté à Londres’’. Le Ministre du pétrole et des Hydrocarbures, Vincent de Paul Massassa, a échangé avec plusieurs patrons pour vanter le bassin sédimentaire. Les potentialités de 35 blocs mis en vente dans le cadre du 12e appel d’offres.

‘’Matin Equatorial’’ du 11 mars 2020, à la page 4 titrait : ‘’Gabon / FMI : les politiques macroéconomiques portent leurs fruits’’. Selon le Fonds monétaire international (FMI), après une phase critique due à la chute des prix des matières premières, en effet, l’économie Gabonaise se redresse progressivement, sous l’effet de politiques macroéconomiques nationales prudentes.’’

 ‘’L’Union’’ du 12 mars 2020, à la page 5 titrait : ‘’L’ANUTTC lance la numérisation de tous ses dossiers fonciers’’. L’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) numérise tous les dossiers fonciers de cession en toute propriété. Toutes les archives doivent être identifiées, recueillies et classées. Près de 10 000 dossiers archivés à ce jour.

‘’L’Union’’ du 13 mars 2020, à la page 7, titrait : ‘’Perturbation internet : Gabon Telecom à pied d’œuvre.’’ Suite à la double coupure intervenue sur le câble SAT 3 et sur le lien de restauration nominal ACE, au niveau de la Mauritanie, l’accès internet fixe est perturbé sur le réseau de Gabon Telecom depuis le 9 mars. Gabon Telecom présente ses excuses à l’ensemble de sa clientèle et les rassure pour le rétablissement de la situation dans les meilleurs délais. Situation qui reviendra à la normale autre (4) jours plus tard.

‘’La Concorde’’ du 13 mars 2020, à la page 7 titrait : ‘’Les activités agricoles d’OLAM devraient générer une croissance non pétrolière de 4,2 % en 2020.’’

Dans une récente analyse des perspectives économiques du Gabon, le FMI observe une amélioration progressive des indicateurs macroéconomiques due en partie aux bonnes performances dans le secteur minier et la phase de production des activités agricoles d’Olam.

‘’Le Mbandja ECO’’, mensuel spécialisé en économie, à la Une et aux pages 3, 4 et 5 titrait : ‘’Aide au développement pour quels résultats ?’’.  D’abord, les principes de l’aide au développement : don pur, prêt préférentiel à des conditions, un taux d’intérêt faible et un remboursement. Ensuite, les institutions FMI, banque Mondiale et les autres comme l’Agence Française de Développement (A.F.D) qui à l’occasion intervient dans la santé, l’éducation nationale.

Sports

‘’L’Union ‘’ du 14 mars 2020, aux pages 12 et 13 titrait d’abord : ‘’Gabon Oil National – Foot 1/ 8e journée : tranquille comme les leaders ‘’.

Bouenguindi Sports et mangasport abordent la manche retour de la phase des poules du Gabon Oil National Foot 1 2019-2020 avec beaucoup d’arguments.

Il s’agit pour les leaders de conserver leur position des poules A et B après la 8e journée.

Mangasport 13 points dans la poule B.

A la même page : ‘’La CAF reporte tous les matchs des éliminatoires de la CAN 2021’’.

Les panthères attendront encore avant de jouer les rencontres éliminatoires de la CAN : la situation de plus en plus préoccupante concernant le virus COVID-19.

A la page 13, ‘’Bouenguindi Sport : ce rêve communautaire devenu réalité’’. Il y en a qui parlaient de Koula F.C . Koula-Moutou F.C, il y a eu même des propositions de noms des quartiers. Les joueurs de Bouenguindi Sport bousculent les équilibres de l’élite du football Gabonais. Qui l’eût cru ?

FIN/INFOSGABON/2020

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