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JOJ Dakar 2026 : Le Gabon entre dans l’arène avec sept espoirs

Libreville, Lundi 2 Novembre 2026 (Infos Gabon) – Pour le Gabon, les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar ne se résument pas à une participation symbolique. Avec sept athlètes engagés dans cinq disciplines, le pays entend inscrire son nom au palmarès de cette première édition organisée sur le sol africain. Mais les premiers pas de la délégation rappellent déjà la difficulté du rendez-vous. Dimanche 1er novembre, la jeune wushuiste Tracy Augustine Assengone Allogo a ouvert la campagne gabonaise par une prestation en deçà de ses attentes. Une entrée en matière délicate, mais aussi une expérience qui peut compter dans la construction d’une génération appelée à porter les ambitions sportives nationales.

Organisés du 31 octobre au 13 novembre 2026 à Dakar, ces Jeux réunissent près de 2 700 jeunes athlètes venus du monde entier. Le Gabon y est représenté en athlétisme, judo, natation, taekwondo et wushu. Serena Grâce Massala Malonga défendra les couleurs nationales sur 100 mètres, tandis que Ghyslain Arnaud Junior Ndong est engagé en judo dans la catégorie des moins de 100 kg. En natation, Axelle Perroy Moulenda et Teli Khalyf Ngaka Ozavino porteront les espoirs gabonais. Le taekwondo comptera sur Rebeka Joinika Kowengue Ahoton Iguewa, en moins de 55 kg, et Claude Marvin Junior Boulouchi, en plus de 73 kg. Tracy Assengone complète cette sélection en wushu.

La cérémonie d’ouverture, organisée au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, a donné le ton d’un événement inédit pour le continent. La délégation gabonaise y a défilé avec son drapeau, accompagnée notamment du président du Comité national olympique gabonais, le général Sylvain Florient Pangou Mbembo, du secrétaire général Anaclet Mathieu Taty et du chef de mission José Walter Foula. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Paul Ulrich Kessany, a également rencontré les représentants gabonais lors d’une visite à la chancellerie du Gabon au Sénégal.

Tracy Assengone face à la pression olympique

Première à entrer en lice, Tracy Assengone a vécu un début de compétition compliqué. Engagée dans le Changquan combiné féminin, elle a obtenu 6,710 points lors de son passage en Gunshu, l’épreuve exécutée avec un bâton. Face à onze concurrentes, elle a terminé cette première partie des qualifications à la douzième place. La jeune Gabonaise a reconnu avoir été perturbée par le stress et des difficultés dans la gestion de son effort physique.

Son entraîneur, Christian Rock Ndong Nkoghe, évoque également les contraintes de préparation, notamment le manque d’armes adaptées à l’entraînement au Gabon, qui a limité l’aisance de son athlète dans cette spécialité. Il espère une meilleure prestation lors du Changquan, la routine exécutée à mains nues, prévue lundi 2 novembre. Le classement final reposera sur le cumul des deux passages. Seules les huit meilleures accéderont à la finale du 3 novembre. La remontée s’annonce donc difficile, mais pas encore mathématiquement impossible.

Une compétition, un révélateur pour le sport gabonais

Les autres représentants entreront progressivement en compétition. Axelle Moulenda est attendue sur 200 mètres brasse, tandis que Teli Khalyf Ngaka Ozavino doit prendre part au 50 mètres nage libre puis au 50 mètres brasse. Ghyslain Junior Ndong est annoncé sur les tatamis le 3 novembre. L’athlétisme suivra le 8 novembre, avant les épreuves de taekwondo les 10 et 11 novembre.

Au-delà de la quête d’une première médaille gabonaise aux JOJ, cette participation constitue un test pour l’encadrement, la préparation et les moyens consacrés au sport de haut niveau. La dotation de smartphones Samsung Galaxy Z Flip8 aux athlètes, dans le cadre du partenariat avec le Comité international olympique, accompagne leur expérience et leur visibilité, mais la performance se construira avant tout sur la préparation et l’accompagnement technique.

Dakar offre au Gabon une scène continentale et mondiale. L’objectif d’une médaille est légitime, mais l’enjeu dépasse le podium. Ces sept jeunes doivent aussi revenir avec l’expérience du haut niveau, la mesure des exigences internationales et l’envie de progresser. Dans le sport, une génération ne se construit pas sur une seule compétition. Elle se prépare par la continuité, les moyens et la capacité à transformer chaque confrontation en apprentissage.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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