Culture Environnement

Valorisation du patrimoine culturel : Le Gabon en première ligne

Libreville, Mercredi 23 Octobre 2019 (Infos Gabon) – Participant à la 5e Réunion des ministres de la Culture des pays ACP tenue les 19 et 20 octobre à Niamey au Niger, le ministre de la Culture, Franck Nguema, a défendu la politique gabonaise en la matière.  

Membre du Panel interactif II « Patrimoine culturel, industries créatives et climat» à l’occasion de la 5e Réunion des ministres de la Culture des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) organisée les 19 et 20 octobre à Niamey au Niger, le ministre gabonais de la Culture a exposé sur la politique de valorisation du patrimoine culturel dans son pays. Il a ainsi défendu avec brio la politique culturelle impulsée par le chef de l’Etat.

«Le Gabon, sous la haute impulsion du président de la République, Ali Bongo Ondimba, également champion auprès de l’Union africaine pour la lutte contre le changement climatique, s’est engagé dans un processus long de la valorisation de son patrimoine culturel naturel. Actuellement, nous sommes en train de créer une banque de données pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel immatériel en vue de préserver notre savoir et savoir faire au bénéfice de l’humanité et des générations futures», a-t-il indiqué.

L’émissaire du Gabon a par la suite  déroulé dans les faits les différentes actions allant dans ce sens. «Nous encourageons également les échanges culturels internationaux sur la base de nos identités culturelles traditionnelles. Tous ces engagements découlent de notre adhésion à la Convention de l’UNESCO de 2003 sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Le Gabon, qui avait déjà consacré 11% de son territoire terrestre à la création de 13 parcs nationaux, a, sous l’impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, entrepris de créer 9 parcs et 11 aires maritimes protégés. Ce qui représente environ 26% de sa Zone économique exclusive maritime», a-t-il indiqué.

«Il s’agit là de plus de 50.000 km2 des aires maritimes gabonaises converties en zones protégées, conformément aux recommandations de la Convention sur la diversité biologique (CDB). C’est une contribution importante du Gabon pour l’humanité, et en tant que pays appartenant au Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie souffrant actuellement de déforestation intensive, le Gabon s’est engagé à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2023 lors de la COP21 dans le cadre de l’Accord de Paris sur le Climat, engagement qui sera actualisé lors de la prochaine COP de Santiago au Chili», a-t-il poursuivi.

Cependant, le Gabon reste préoccupé sur la préservation des richesses culturelles dans un environnement caractérisé par le changement climatique. «Au regard de ces engagements, ma question est relativement simple. Comment les Etats ACP, faibles pollueurs de la planète, mais premières victimes des conséquences du changement climatique, peuvent-ils relever le défi du développement des industries culturelles et créatives, dans le cadre d’une planète plus propre et d’une croissance verte partagée en vue de réduire la pauvreté ?», s’est interrogé Franck Nguema.

FIN/INFOSGABON/SM/2019

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