Politique

Gabon : La leçon de droit de Nguemebé Endamane à Eyeghe Ndong

Libreville, Lundi 26 Novembre 2018 (Infos Gabon) – Dans une série de rappels historiques, la vice-présidente du Parti social démocrate invite le sénateur et ancien Premier ministre à s’abstenir de toute critique vis-à-vis de la Cour constitutionnelle et de sa présidente.  

En prenant à contre-pied la Cour constitutionnelle qui le 14 novembre dernier a rendu un arrêt autorisant le vice-président Pierre-Claver Maganga Moussavou à présider un Conseil des ministres en l’absence du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, Jean Eyeghe Ndong aurait raté une occasion de se taire. Telle est du moins le sens de la dernière sortie de Sandrine Nguemebé Endamane.

Au cours de son dernier point de presse accordé à Libreville, la vice-présidente du Parti social démocrate (PSD) de Pierre Claver Maganga Moussavou n’a pas loupé le sénateur et ancien Premier ministre qui a osé critiquer la plus Haute juridiction gabonaise qui, à son avis, était dans son plein droit.

Elle s’attaque ainsi à Jean Eyeghe Ndong qui est resté motus bouche cousue en 2009 quand la même Cour constitutionnelle avait procédé à une précision semblable de la Loi fondamentale au lendemain de la disparution d’Omar Bongo Ondimba. «C’est sur saisine du Premier ministre, donc Jean Eyeghe Ndong que la Cour Constitutionnelle a interprété et complété l’article 13 dont on se prévaut aujourd’hui. Monsieur Eyeghe Ndong n’a rien dit, rien fait et le voilà en train d’amuser la galerie comptant sur l’amnésie de tout un chacun», a dénoncé l’oratrice.

La vice-présidente du PSD invite ainsi le poulain de Jean Ping à s’abstenir de toute diatribe contre la présidente de l’auguste institution. «Monsieur Eyeghe Ndong par honnêteté intellectuelle aurait gagné à ne pas s’en prendre à la présidente de la Cour constitutionnelle encore moins en la personne de Marie-Madeleine Mborantsuo», recommande-t-elle.

«A-t-il oublié que sa saisine a permis à la Cour constitutionnelle d’interpréter et de compléter l’article 13 ? A-t-il oublié qu’il lui a donné la possibilité d’interpréter l’article 13 de la Constitution qui était muette sur le rôle précis que devait jouer le président du Sénat ? A-t-il oublié l’ancienne formulation de l’article 13 et ses manquements qui ont donné lieu à une interprétation de ce même article ?», lance-t-elle à l’endroit de cet ancien Premier ministre d’Omar Bongo Ondimba.

«De tout ce qui précède, nous interpellons tous ceux qui accusent la Cour constitutionnelle d’avoir outrepassé son devoir de se ressaisir et de saluer la continuité de l’État en l’absence du chef de l’État, son excellence Ali Bongo Ondimba à qui nous souhaitons prompte guérison», a-t-elle conclu.

FIN/INFOSGABON/PM/2018

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