Politique

Gabon / Vice-président de la République : Un costume trop grand pour être porté ?

Libreville, Mardi 19 Novembre 2019 (Infos Gabon) – S’il est un acte des prérogatives du chef de l’Etat que l’on surveille comme de l’huile sur le feu, c’est celui de la nomination d’un vice-président de la République pour combler le vide laissé par le prédécesseur, dans le cadre de la loi fondamentale.

Ce n’est pas joué d’avance. La preuve: les différents réajustements éludent totalement la question, au point de susciter des interrogations sur le contexte qui ne serait, dit-on approprié alors que la fonction doit même bénéficier d’une Loi de Finance inscrite annuellement à cet effet.

Dans les mois qui ont précédé cette vague de nominations, beaucoup avaient relevé l’attente de la justice qui allait entrer en danse par rapport à la faiblesse de la mise en application de la feuille de route, base sur laquelle le Premier ministre appuie ses observations pour souligner le respect ou non des repères et axes devant justifier le maintien dans l’équipe gouvernementale.

De fait, ce domaine montre que le chef affiche sa confiance en la personnalité capable de renforcer son bilan depuis 2009. Ce qui a été fait à travers le limogeage des quatre Premiers ministres et plusieurs ministres.

Pourtant, aujourd’hui, la problématique ressasse toujours l’indispensable promotion d’un Gabonais à ce poste prestigieux de Vice-président de la République (VPR).

Passé l’effet désastreux du scandale de Kevazingo, l’arrivée d’une nouvelle personnalité issue de l’opposition ou du PDG équilibrerait les pouvoirs que certains trouvent de solitaires d’autant que beaucoup ont raté le coche lors des législatives de l’an dernier et espèrent se greffer sur les nominations de cabinet du futur VPR.

Certes, mais quels noms sont régulièrement avancés du côté de l’opposition comme du PDG ? Selon  un scénario de l’homme de la rue, il faut un homme du sérail sorti du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) pour l’opposition. Le très chevronné Guy Nzouba Ndama, l’ancien premier ministre Raymond Ndong Sima, l’actuel président du Conseil économique, social et Environnemental, René Ndemezo’o Obiang ou Serge Maurice Mabiala qui a le vent en poupe à Mouila.

Se pose la question dans ses rangs du grand parti : Michel Essongue, Ondo Methogo, Florentin Moussavou, Laure Olga Gondjout ou Georgette Koko.

A trois ans et demi de l’élection présidentielle, cette fonction aidera-t-elle le président à une respiration politique ou bien le contraire ? C’est un costume devenu au fil des jours de plus en plus grand pour être porté. Nombreux estiment qu’un ancien super ministre, une figure de proue d’un parti politique discret, faisant partie du premier cercle du pouvoir ou militant de la première heure ou un poids lourd dans le gouvernement ou dans l’administration publique avec un brin technocratique pourrait faire l’affaire. Discrétion ? Vous avez dit, discrétion !

FIN/INFOSGABON/SM/2019

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